Le Canada veut partager son expérience en gestion minière avec le Sénégal. Il souhaite développer, dans notre pays, une bonne politique dans ce domaine par la formation. Le choix est porté sur le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) pour ‘améliorer les compétences’ du Sénégal en gestion minière. Le Cesag va développer des programmes pour mettre en pratique cette nouvelle approche grâce à une convention signée avec l’Institut canadien de mine, pétrole et métallurgie (Icm). L’objectif de ce partenariat est de mettre sur le marché des produits qui répondent ‘aux besoins des entreprises locales’, en particulier et ‘étrangère’, en général. Une façon d’entretenir la collaboration entre le Nord et le Sud pour ‘renforcer les relations de coopération et engendrer le développement durable’.
Le directeur général du Cesag espère que cet accord permettra à son institut de s’insérer dans les ‘créneaux du marché’. Alfred Gbaka compte, en effet, sur cette convention pour faire de son établissement une ‘institution pleine de l’enseignement supérieur en recherche’. C’est un accord qui est ‘en cohérence’ avec le cadre pédagogique du Cesag et une opportunité pour ‘renforcer le leadership sous-régional’, selon le directeur du Cesag. Qui espère que ce partenariat permettra à l’institut d’organiser des rencontres scientifiques sur la recherche afin d’améliorer ‘les performances de leur capital humain’ et de créer ‘l’adhésion du monde universitaire’. En plus de la composante gestion minière, la convention inclut une formation en responsabilité sociale d’entreprise, en gestion, etc.
Le directeur exécutif de l’Institut canadien de mine, pétrole et métallurgie (Icm) souhaite que cet accord soit le début d’un développement ‘d’une francophonie minière globale’. Jean Vavrek veut également qu’on mette l’accent sur la diversité en intégrant ‘les femmes et les populations autochtones’ dans la gestion minière. Et Pour l’Ambassadeur du Canada à Dakar, Perry Calderwood, cette coopération va consolider les relations économiques avec le Sénégal. Ce sera, dit-il, un partage de connaissances avec le Cesag pour ‘une main-d’œuvre qualifiée et un développement professionnel dans le secteur minier’. Il exhorte les autorités du Cesag à adapter leurs enseignements aux besoins du marché et à améliorer leur offre de formation dans la sous-région en tenant compte de ‘l’environnement africain’.
Yacine CISSE
Source Walfadjri