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Film documentaire « Yeurmandé » : Le quotidien tranquille du tambour major Fodé Seck

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« Yeurmandé », c’est le titre d’un film réalisé par les jeunes Françaises Julie Rembauville et Gabrielle Schaff et qui dresse un portrait assez fouillé de Babacar Mambaye Seck dit Fodé, un artiste percussionniste sénégalais, un autre enfant de la Médina. Une projection de ce documentaire a eu lieu au centre culturel Blaise Senghor.



Avec l’appui de l’association « Arts et actions » domicilié au centre culturel Blaise Senghor, le film « Yeurmandé » réalisé par les françaises Julie Rembauville et Gabrielle Schaff a été projeté la semaine dernière audit centre, dans le cadre des activités d’animation. Le film Yeurmandé, la compassion en ouolof, retrace la vie quotidienne de cet artiste du peuple, Babacar Mambaye Seck, « Fodé ». Ce batteur de tam-tam utilise avec dextérité les fameux « sabar » sénégalais. Fodé a hérité l’art de son père et de son grand-père. Il se présente lui-même comme un griot de pure souche et n’hésite pas à se proclamer comme le « Maître des baguettes du tam tam ». « Je suis fils et petit-fils de griot. Mon grand-père Papa Latyr Lam battait le tam-tam pour les anciennes gloires de la lutte sénégalaise des années 40 et 50 tels que Falang et Bosco Sow. Je dois poursuivre mon rôle, c’est important pour moi car c’est une tradition à faire vivre », confie-t-il. Le film montre Fodé dans ses tribulations d’artiste, très connu dans son quartier de la rue 23X22. Il partage d’ailleurs cette rue avec une autre célèbre famille de batteurs sénégalais, le « Sing sing rythme ». Dans le film « Yeurmandé », Julie et Gabrielle font découvrir l’univers de Fodé, sa maison et ses parents. La célébration d’une naissance dans le carré familial est l’occasion de le suivre de prés, à l’affût des mots échangés avec les uns et les autres. Sans scénario préétabli, l’acteur principal, en l’occurrence Fodé, vit une sorte de « film réalité ». On se trouve dans le contexte du documentaire sociologique. L’œil de la camera ne quitte pas son sujet. Fodé et ses « dread looks » qui encadrent son visage souriant révèle une autre des facettes de sa vie : griot et Baye Fall. On le suit lors d’une visite chez son marabout et dans la concession en compagnie d’autres disciples Baye Fall. Malgré ses paroles parfois tristes qui dénoncent la difficile condition de l’artiste sénégalais et africain, Fodé garde quand même toujours son optimisme et ce mot qu’il répète pour ponctuer son propos « Yeurmandé » ne pouvait qu’inspirer les jeunes réalisatrices françaises. Fodé par ci, lors d’une répétition improvisée chez lui avec deux guitaristes français, enfin Fodé par là en grand animateur d’un concert de tam-tam nocturne (taneber) dans son quartier. Julie et Gabrielle qui sont en fait des élèves de Fodé pour les cours de percussions et de danses africaines ont toutes les deux une formation (4 ans de littérature à la Sorbonne, option cinéma en plus d’une formation en audiovisuel). « Yeurmandé » est leur premier film documentaire après une série de films d’animation réalisée pour la collection « Jeunesse » par Julie et la scène de théâtre et la scène d’Avignon pour Gabrielle. Leur attirance pour la musique et la danse a poussé naturellement les réalisatrices à s’intéresser à Fodé comme sujet principal de ce film tournée depuis deux ans . « Nous souhaitons que cette œuvre soit vue par le plus large public à travers la télévision notamment, mais nous allons d’abord le proposer dans les festivals », avancent-elles.

Babacar Mambaye Seck, Fodé, a accumulé une certaine expérience de l’art du tam-tam sénégalais, « les sabars ». Lors de ses tribulations, il s’est frotté aux groupes d’orchestres modernes comme le célèbre groupe « Xalam » il y a une vingtaine d’années à Paris. Mais son occupation actuelle est centrée sur la relance de son groupe d’artistes percussionnistes et danseurs baptisé « Alternance Kourel gui » au lendemain de l’alternance démocratique au Sénégal et en signe de reconnaissance pour le président Wade. Il fait également tourner son école de percussion et déclare recevoir régulièrement des élèves venant d’Europe et ce depuis 4 ans.

« En tous cas, ce film va changer ma vie » estime Fodé. Il pense sérieusement qu’il provoquera des retombées positives pour ses activités artistiques et portera son art aux plus hauts sommets.


Jean PIRES
Source: Le Soleil

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Lundi 6 Août 2007

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