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Film Président Dia de Ousmane William Mbaye : El Hadji Mansour Mbaye plaide pour sa diffusion sur les télévisions nationales

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Communicateur traditionnel, El Hadji Mansour Mbaye, estime que le président du Conseil Mamadou Dia n’a jamais pensé faire un coup d’Etat. Pour lui, le film Président Dia du réalisateur Ousmane William Mbaye qui relate la vérité de la crise de 62 doit être diffusé sur toutes les chaînes de télévisions nationales.



Film Président Dia de Ousmane William Mbaye : El Hadji Mansour Mbaye plaide pour sa diffusion sur les télévisions nationales
Le long-métrage documentaire Président Dia du cinéaste Ousmane William Mbaye a retracé la vérité, selon le communicateur traditionnel, El Hadji Mansour Mbaye. Il a suivi la projection du film en avant-première mondiale à Dakar le 6 novembre dernier. Pour lui, c’est parce que le réalisateur a fait parler des gens comme le président du Conseil Mamadou Dia, des ministres de l’époque comme Cheikh Hamidou Kane et d’autres qui étaient au cœur des évènements du 17 décembre 1962 à Dakar. Témoin de cette crise post-indépendance, El Hadji Mansour Mbaye plaide pour qu’on diffuse sur toutes les télévisions nationales le film Président Dia. «La jeune génération peut beaucoup apprendre à travers ce film sur l’histoire de cette crise et tous ceux qui étaient présents le 17 décembre 1962 savent que ce que Dia a dit dans le film est la pure vérité des faits», souligne le président des communicateurs traditionnels, El Hadji Mansour Mbaye dans un entretien accordé à Wal Fadjri.

Il explique que «le vendredi qui précède le jour du vote de la motion de censure, le président Dia n’était pas sur place, il était à Gorée pour se reposer, car sa santé était fragile». Il estime que «Mamadou Dia est un grand économiste, un nationaliste et un Africain». Selon lui, ce compagnonnage entre Mamadou Dia et Léopold Sédar Senghor a été séparé par des malintentionnés, ‘seytané’. Compagnon de Amadou Babacar Sarr, secrétaire général du parti socialiste du Sénégal et de la Mauritanie, affilié à Lamine Guèye, le communicateur traditionnel raconte que le Maodo voulait la primauté du parti. Mais, poursuit-il, «les députés qui étaient sûrs qu’ils ne seraient pas élus une fois dans leur base, ce sont ceux-là qui étaient pour la motion de censure».

Quand Ibrahima Sarr, ministre du Développement, est sorti pour informer Dia que les députés avaient décidé de voter la motion de censure, le président du Conseil et ses partisans sont partis au neuvième étage, actuel primature. «J’étais parmi eux et on a passé la nuit là-bas», dit-il. Senghor était au palais. Chacun faisait sa déclaration à la radio. Pour lui, si Dia voulait faire un coup d’Etat, il l’aurait fait au moment où certains disaient que la réunion est maintenue pour la motion de censure. Car, il avait l’armée avec lui avec le général Fall, Tafsir Ba, le directeur de la gendarmerie et la police. «S’il (Mamadou Dia) voulait faire ce coup d’Etat, il aurait pu attraper Senghor avant qu’il n’accède au palais ce jour-là. Dia n’a jamais pensé faire un coup d’Etat», précise Mansour Mbaye. Ce dernier, diaiste à l’époque, estime qu’il n’était pas d’accord avec Dia sur l’interdiction de la réunion à l’Assemblée nationale. «Peut-être Dia a fait un coup de force, mais n’a jamais pensé faire un coup d’Etat», précise le griot.

Mamadou Dia est retournée chez lui (qui abrite aujourd’hui la Maison de la culture Douta Seck) avec ses partisans. «Des gens sont partis dire à Senghor que Dia préparait une grande mobilisation alors que rien de cela n’était vrai», raconte le communicateur traditionnel témoin de ces journées de crise. Senghor a donné instruction pour qu’on arrête Mamadou Dia, Valdiodio Ndiaye, Ibrahima Sall, Alioune Tall, Joseph Mbaye. Ils ont été emprisonnés à Ouakam, puis vers l’hôpital Le Dantec avant d’être transportés à Kédougou. Parler de coup d’Etat est insensé, car Dia, musulman avéré, ne ferait pas de coup d’Etat. «Dia aimait beaucoup Senghor, il ne voulait jamais un échec de Senghor», explique El Hadji Mansour Mbaye. Ce duo devait permettre au Sénégal de prospérer. Car Mamadou Dia avait beaucoup d’ambitions pour le développement du pays. «Senghor est bon. C’est le premier agrégé en grammaire. Il a beaucoup fait pour le pays. Mais emprisonner des gens, ses anciens compagnons pendant douze ans, les isoler, je ne sais pas comment qualifier cet acte», dit-il.

Walfadjri Fatou K. SENE

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Vendredi 16 Novembre 2012




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