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Filialisation de la Senelec : La nouvelle société en gestation préservera les emplois des travailleurs

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La nouvelle Senelec est en gestation. Le dépouillement des appels d’offres pour la sélection d’un consultant pour aider la Senelec à passer à la filialisation a été fait jeudi dernier. Quatre entreprises (sénégalaise, étrangère et des consortiums réunissant des nationaux et des étrangers) devaient être retenues dans la phase de pré-qualification avant le choix définitif d’un seul consultant pour accompagner la Senelec.



Filialisation de la Senelec : La nouvelle société en gestation préservera les emplois des travailleurs
(Correspondant permanent à Montréal) - La mise en place de la nouvelle Senelec dans le cadre de la lettre de politique de développement énergétique, attendue à l’horizon mars 2010, ne devrait pas engendrer des pertes d’emplois.
L’objectif de l’Etat, c’est surtout de préserver les acquis sociaux de la Senelec appelée à connaître une importante mutation avec la création de trois filiales qui s’occuperont de la production, du transport et de la distribution et de la commercialisation de l’électricité au Sénégal. Selon le vice-président honoraire du Conseil mondial de l’énergie, Alioune Fall, qui introduisait une conférence sur l’énergie en Afrique dans le cadre du Forum économique mondial de Montréal, l’agenda du processus de mise en place de la nouvelle Senelec est très serré. Des avancées sont notées sur le dossier puisque, jeudi dernier, les quatre présélectionnés devaient être connus.

Se refusant à donner les noms des quatre cabinets, Alioune Fall s’est contenté de dire qu’ils sont français, belge, sénégalais et un consortium de nationaux et d’étrangers. De ces quatre, l’Etat choisira un seul cabinet. Le consultant élu devrait identifier avec la Senelec et les autorités la modalité de la participation des privés aux filiales qui seront mises en place. La formule est à définir. Cependant, il précisera certains contours, comme le fait que le privé sera majoritaire dans la production et la distribution, tandis que l’Etat reste maître du transport.

L’ex-président du Conseil de la régulation de l’énergie du Sénégal écarte, toutefois, toute idée de pertes d’emplois du côté de la Senelec. Le personnel de la société sera redéployé dans les filiales. Reste surtout à mettre en place les modalités afin qu’il n’y ait pas une remise en cause des acquis sociaux des travailleurs. Alioune Fall pense que même s’il sera difficile de respecter le calendrier au vu des importantes mutations attendues, la nouvelle Senelec pourrait se mettre en place en mars 2010. Il a tenu à saluer les efforts faits par les autorités par la création d’infrastructures énergétiques permettant de résoudre l’épineuse question des délestages. Pour le consultant international, la non-disponibilité pour longtemps de la centrale Gti qui prend en charge un huitième de la production, la dépendance énergétique et les fluctuations des cours du baril expliquent la récurrence des coupures d’électricité. L’option, aujourd’hui, c’est de continuer à investir dans les centrales à charbon et surtout d’accorder de la place aux producteurs privés. Si de telles approches sont onéreuses, elles permettent néanmoins de garantir la disponibilité en électricité qui favorise la marche de l’économie et la disparition de coûts cachés comme l’achat des groupes électrogènes.

Le développement de l’interconnexion sera aussi un atout de taille pour garantir l’offre de l’électricité au Sénégal. Si Alioune Fall est déçu par l’apport de Manantali, il est d’avis que l’interconnexion pourrait jouer un rôle majeur en Afrique. En évoquant le thème : ‘Infrastructures énergétiques en Afrique : besoins et occasions d’affaires’, le vice-président honoraire du Conseil mondial de l’Energie a soulevé nombre de contraintes du secteur énergétique africain. Entre autres, il a fait référence à la faible valorisation du potentiel hydroélectrique, au coût élevé de l’électricité, à la persistance de diverses sources d’inefficacité (niveau élevé des pertes, faible taux de recouvrement, etc). Un tel tableau est paradoxal du fait de la disponibilité énorme des ressources énergétiques en Afrique. Le continent noir détient 8,9 % des réserves mondiales de pétrole, 7,6 % des réserves de gaz naturel, 6 % des réserves de charbon, et les énergies renouvelables (solaire, biomasse et ressources hydrauliques) sont estimées à 1 888 TWh par an.

Abdou Karim DIARRA
Source Walfadjri

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Mercredi 17 Juin 2009




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