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FREROT JACQUES ET CAMARADE TANOR : Les nouvelles têtes de turc de Wade

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Wade est pire que les jeunes éphèbes de Lacédémone -et pourtant il n’est plus tout jeune : il affectionne les coups et n’arrête jamais d’en donner, ferraillant même avec des ombres quand il n’a plus d’adversaires devant lui. Et avec sa position, forcément ses coups peuvent faire mal, très mal, et il le sait.



FREROT JACQUES ET CAMARADE TANOR : Les nouvelles têtes de turc de Wade
Au lieu de faire montre de sagesse et de pondération, comme il sied à un homme de son âge et de sa stature, il préfère distribuer des coups à la volée, sans discernement. Il semble que ce soit là une déformation professionnelle, la politique politicienne étant l’art dans lequel notre si cher président excelle exclusivement. Par exemple, au lendemain de sa victoire lors de la présidentielle de février 2007, c’est à peine qu’on a fini de proclamer les résultats provisoires du scrutin, le plaçant largement vainqueur que Wade se lance dans une diatribe inouïe et incompréhensible contre ses adversaires. Comme si la cinglante défaite qu’il leur a infligée ne suffisait point à son bonheur. Niasse, Tanor, Idy, Dansokho, tous en auront pris pour leur grade avec des accusations à la pelle : détournement d’argent, pots-de-vin, tout y passe à l’heure où le bon sens voudrait que le nouveau président tienne un discours rassembleur, comme c’est la coutume dans une démocratie digne de ce nom. Mais à force de passer son temps à donner des coups, l’on finit par exaspérer en en donnant là où c’est le moins indiqué. Même en boxe, où en lutte avec frappe, certains coups sont formellement prohibés. C’est ce qu’on appelle les « coups bas ». Mais le vieux puncheur n’en a cure. C’est ainsi que, dernièrement, en comité directeur, devant ses ouailles aux joues écarlates qui ne savent que glousser à la moindre pinte d’humour de leur maître, et applaudir à tout rompre, Wade s’est désolé du faible niveau d’instruction des opposants à son régime : Niasse, qui n’aurait qu’une licence, Tanor, qui ne serait qu’un apprenti géomètre ayant atterri à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, Dansokho dont on doute des capacités journalistiques, etc. Tout son contraire, lui dont les thuriféraires disent qu’il est plus diplômé du Cap au Caire, et de Dakar à Djibouti, et Wade aime bien ça _ dans l’histoire, il n’y a que les marchands d’illusions de la Grèce antique qui osaient, sans rougir, se gausser de cette manière. Seulement voilà, malgré toute sa science infuse, les ménages sénégalais continuent de sombrer dans la dèche, et si on ne peut pas encore parler de famine au Sénégal, il reste que la situation sociale est plus que morose, comme en attestent les manifestations récurrentes des « goorgoorlu » (crève-la-faim) contre la cherté de la vie. Mais Maître Wade, qui ne manque point de ressources, a là encore trouvé un bouc émissaire : la faute à la Fao et à son directeur général, notre compatriote Jacques Diouf, le seul Sénégalais à la tête d’une institution onusienne, et aux Ongs, sortes de sangsues qui se nourrissent du sang des pauvres. Comble d’illogisme, notre cher président est même allé jusqu’à demander la dissolution pure et simple de l’institution onusienne dont les membres ne travaillent qu’à leur propre enrichissement. Au lieu de défendre notre cher compatriote, dont les mérites sont unanimement reconnus, Wade veut mettre le frérot Jacques au chômage. On n’a pas manqué de voir, dans cet acharnement, une volonté de Wade de liquider un présidentiable qui risquerait de nous refaire le coup de Yayi Boni, avec le discrédit général dont souffrent les politiciens en Afrique. Mais gare à l’effet boomerang ! Quid alors de Tanor, qui a décidé de rompre avec la douillette opposition républicaine pour investir la « rue publique » ? A force d’acharnement injustifié, il risque d’être bien aidé par le bellicisme de Wade et retrouver ainsi une seconde jeunesse qui le mettrait en pôle-position dans la course à la succession du président de la République que ce denier compte régler, en dehors de toute logique républicaine, comme du papier à musique. Histoire, peut-être, d’assurer ses arrières.

Source : Melokaan n°02 du 15 au 28 mai 2008

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Vendredi 16 Mai 2008


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