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FORUM SUR LE DIVORCE AU SENEGAL: « Pousser l’Etat à rendre meilleur le Code de la famille »

Sociologues, juristes, universitaires, hommes politiques, spécialistes des questions sociales et sociétales, simples intéressés sous l’égide de la Fondation Konrad Adenauer à son siège sis à la stèle Mermoz se sont intéressés le samedi 14 mars sur le divorce et les droits humains au Sénégal. Un forum relevé par une projection de film documentaire sur les facteurs du divorce, le déroulement, les situations post- divorce. Les participants sont arrivés à la conclusion comme quoi ; « l’Etat doit rendre meilleur le Code de la famille et les conditions de la femme »



La Fondation Konrad Adenauer a parrainé le samedi 14 mars dernier, un forum sur le divorce et les droits humains au Sénégal. Six jours après la célébration de la journée internationale des Femmes du 8 mars complètement noyée cette année par la campagne électorale pour les locales du 22 mars prochain, chercheurs, juristes, spécialistes des questions sociales et sociétales, décideurs politiques, simples intéressés se sont penchés sur le divorce au Sénégal. Plusieurs communications d’experts et des témoignages ont permis aux participants de disserter de la question.

La présentation de la législation sur le divorce a été suivie d’une projection de film documentaire « sutura : ce que les juges doivent savoir sur le viol » de Mariama Khan. Etudiants de troisième cycle de la faculté des sciences juridiques et politiques (Fasjp) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), quelques membres de la Fondation Adenauer, l’Association des femmes Juristes du Sénégal (Ajs) ainsi que d’autres invités représentant d’autres associations ont ainsi discuté de la question après son exposé.

Au Sénégal, environ 40% des mariages finissent par un divorce. Une situation qui a conduit les participants à la rencontre à vouloir briser le silence sur la question afin de démystifier le divorce et d’amener le public à en discuter. Fodé Ndao, chercheur juriste à l’Ucad, a listé les différentes causes du divorce au point de vue de la loi sénégalaise. Parmi ces causes, il y a « la déclaration tardive » que l’on rencontre souvent dans les couples émigrants, « l’adultère, la prison avec une peine infamante, où il y a une dégradation civique reconnue par l’article 8 du Code pénal ». M. Ndao a aussi cité « les défauts d’entretien de la femme par le mari », « l’obligation d’entretien et d’égalité, délits fréquents chez les polygames », mais aussi « l’abandon de la famille ou du domicile conjugal, le mauvais traitement d’un des deux époux et l’arrivée d’une maladie incurable au cours du mariage ». Un autre motif qui est soulevé très souvent par les époux :« l’incompatibilité d’humeur qui englobe beaucoup de choses ».

Son collègue Arona Diouf chercheur juriste à l’Ucad a exposé quant à lui sur les procédures du divorce au Sénégal. Selon lui, « la voie judiciaire est l’unique moyen pour accéder au divorce ». Ainsi, on distingue deux types de divorce : « le divorce par consentement mutuel et le divorce contentieux ». Il a cependant souligné : « les problèmes rencontrés souvent dans les mariages traditionnels où l’union n’est pas constatée par le maire, ce qui nécessite souvent d’autres procédures ».

Pour Mme Khady Sarr Ndiaye, du regroupement des étudiants du 3e cycle de droit, « notre mission est d’expliquer les conséquences ». Car « nous constatons actuellement que les divorces sont fréquents mais ils n’en font pas moins difficiles, surtout chez les femmes ». Parmi les conséquences, il y a la « dissolution du mariage de l’Article 176 du code de la famille, le régime matrimonial », mais aussi les « dommages et intérêts qui touchent le plus souvent la femme et qui figurent dans l’Article 179 ». Pour les enfants nés avant le divorce, il y a la loi 180 du code de la famille où le magistrat juge bon l’intérêt des enfants, a-t-elle expliqué.

La représentante de « SOS équilibre », Ndeye Ndiaye Ndoye a trouvé elle, que « le Code de la famille n’est pas respecté ; les femmes ne disposent pas de certificat de mariage et les hommes ne pensent qu’à leur intérêt ». Fatou Kiné Camara (d’Ajs) d’appuyer : « le code n’aide pas les femmes, les droits des hommes sont plus reconnus ». Le défi serait donc pour l’assistance de réformer les lois, « pousser l’état à rendre meilleur le code de la famille et les conditions de la femme ».

Offrant aux débats illustrations et exemples, le film documentaire ; « Sutura : ce que les juges doivent savoir sur le viol » de Mariama Khan a été projeté. Avec pour objectif : apporter une vision claire, lever le voile sur des questions douloureuses relatives à la vie des femmes et des enfants, mais aussi traiter des questions de droits de l’homme relatifs au divorce. Le film a été traité en utilisant les témoignages des femmes divorcées et ceux des enfants de parents divorcés. Un film qui a reçu le prix d’encouragement au Festival du film panafricain sur les violences basées sur le genre.

Bella Aïcha THIAM
Source SudQuotidien

Lundi 16 Mars 2009




1.Posté par BUSHISME le 16/03/2009 07:27
FASSE BA MOU NEX BA XAASAW KNOUNE. VOUS PENSEZ COMME LES OCCIDENTAUX.....

2.Posté par baymo le 16/03/2009 11:35
il faut inviter les juristes musulmans dans le forum c'est mieux.

3.Posté par Rabietou Dieye Sow le 22/06/2009 12:18
Bonjour je voudrai avoir un numéro où joindre l'association des femmes juristes du Senegal

4.Posté par CHARLOTTE ESTIENNE avocate le 29/06/2009 12:24
bonjour,

je souhaite avoir accès en ligne au code de la famille sénégalais, notamment pour un problème de compétence du juge sénégalais et de loi applicable en concurrence avec le juge et la loi française, dans l'urgence, ainsi que les coordonnées d'un avocat ou avocate sénégalais à THIES pour défendre gratuitement une sénégalaise dans une procédure de divorce à THIES contre un ressortissant de nationalité française !

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