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FORUM A DAKAR : La Finance islamique cible l’Uemoa

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Le forum international sur la finance islamique qui se tient les 11 et 12 janvier prochains ouvre de belles perspectives pour l’investissement direct au Sénégal et dans les pays de l’Uemoa, selon le président directeur général de l’Institut africain de la finance islamique, (Aiif), Mouhamadou Lamine Mbacké, qui répond ici aux questions de notre reporter.



FORUM A DAKAR : La Finance islamique cible l’Uemoa
L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, organise un forum international sur la finance islamique les 11 et 12 janvier prochains. Peut-on savoir les objectifs ?

La finance islamique est une forme de finance alternative et éthique qui fait appel à des techniques spécifiques de structuration financière. Elle est de l’ordre de 800 milliards de dollars de capitaux qui échappent à notre pays et, bien au-delà des frontières, notre sous-région. L’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, en effet, organise un forum les 11 et 12 janvier prochains pour expliquer les piliers fondamentaux de la finance islamique, créer un cadre de rencontre entre décideurs pour jeter les bases d’une grande opportunité d’investissements directs vers notre pays et dans l’espace Uemoa.

Quelles sont les retombées pour le Sénégal ?

Ce forum pose aussi les jalons d’une formation des professionnels et d’experts dans ce domaine à travers l’Aiif (African institute of islamic finance) qui positionnera nos pays pour faciliter l’implantation de grandes institutions financières islamiques. Le forum permettra, entre autres, une meilleure connaissance des produits financiers islamiques par l’ensemble des participants. Ce Forum devrait donner un vrai coup d’accélérateur aux réformes entreprises par les institutions régulatrices de l’économie (Bceao et Ministère des Finances) pour rendre notre environnement juridique favorable à la finance islamique, à l’image de la France et de l’Angleterre. Les décideurs publics et privés de l’Uemoa dont le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade et le gouverneur de la Bceao au premier chef feront face aux institutions internationales de la finance islamique. Il s’agira d’allier la volonté politique au pragmatisme des technocrates de la finance afin de faire bénéficier nos populations de ces nouvelles sources d’investissements directs. Ceci permettra une adhésion des acteurs du service financier au projet de développement de la finance islamique. Elle sera certainement une porte d’entrée pour les grandes institutions financières islamiques comme Dubaï islamic bank ou Kuwait finance house qui étudient sérieusement l’option de s’implanter dans les pays de l’Uemoa.

Quelle place la finance islamique doit-elle occuper dans l’espace Uemoa ?

L’espace Uemoa, qui est un exemple d’intégration économique remarquable, est un réceptacle naturel pour la finance islamique car intégrant des pays comme le Sénégal, avec une population de plus de 95% musulmane. La demande en produits financiers islamiques y est donc importante. Parallèlement à cela, elle constitue, par sa stabilité, un ensemble de pays émergents prêts à accueillir les investissements directs avec des taux de rentabilité intéressants pour les investisseurs. Même si le chemin est balisé (environnement juridique encore quelque peu inadapté), l’Uemoa devrait se positionner à l’image de l’Angleterre et de la France comme réceptacle des surplus pétroliers du Golfe en quête de potentiels d’investissements rentables. A l’image des différents programmes de développement et de réduction de la pauvreté, la finance islamique devrait être en droite ligne avec les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). L’Uemoa, avec huit pays disposant d’une monnaie unique, fait figure de destination porteuse pour les investisseurs vers les pays émergents. La finance islamique, par ailleurs, aide les populations à sortir de la pauvreté. Elle a une particularité qui repose sur des principes de partage des profits, donc s’insère naturellement à nos traditions de solidarité et d’entraide. Elle bannit l’incertitude, la spéculation, l’intérêt, l’usure ou les revenus issus de secteurs illicites. Elle semble très adaptée aux besoins de croissance des pays en développement. Enfin, à travers les Sukuks ou obligations islamiques, une nouvelle opportunité de financement des infrastructures dont nos pays ont infiniment besoin reste ouverte. L’Uemoa devrait la capter.

Propos recueillis par Idrissa SANE
Source Le Soleil

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Lundi 28 Décembre 2009





1.Posté par molack le 28/12/2009 10:44
Le régime financier du sénégal diffère de ses principes.Il y a un deal, Dubaî est presque en crise du fait de l'overdose de ses marchandises qui a annihilé une bonne partie de l'industrie et de la manufacture sénégalaise, s'y ajoute l'occupation des chinois.Donc j'exhorte d'abord, les musulmans à créer des mutuels partout au sénégal, d'ouvrir des centres de formation y mettre les talibés,cibler des activités porteuses de profit avant de se lancer dans les fonds d'autrui.Ces arabes ne sont plus musulmans que nous, il ont toujours financé des mosquées à coup de milliards mais jamais pour des activités lucratives.Ensemble suivons l'exemple des mourides.Empêchons les d'utiliser le Sénégal comme labo d'essai ok

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