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FLAMBEE DES PRIX DU PETROLE : Le poisson devient rare et cher à Saint-Louis

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La hausse du prix du pétrole a occasionné une flambée de prix des produits de première nécessité. Le secteur de la pêche n’a pas été épargné, car l’augmentation du prix du gasoil, a entraîné un accroissement des coûts d’exploitation et de revient de la pêche. En plus d’être rare, le poisson demeure « intouchable » à cause de son cours qui a aussi subi une légère hausse. En attendant un retour à la normale au niveau des prix, les étals sont passablement achalandés au grand dam des consommateurs qui figuraient parmi les privilégiés sénégalais à manger encore du poisson ...noble.

Le poisson occupe une place centrale dans le système alimentaire des Saint-louisiens, qui avaient coutume de se bousculer dans les différents lieux de vente pour s’approvisionner. Aujourd’hui, les consommateurs se plaignent beaucoup de l’absence de certaines espèces et aussi des prix pratiqués par les vendeurs. A les entendre, il y a une crise réelle du poisson de mer, qui est non seulement devenu rarissime, mais aussi les prix ont considérablement augmenté. Cette situation s’explique par la hausse du prix du pétrole au niveau mondial. Et à Saint-Louis, les populations en sont bien conscientes. Pour Chérif Diallo, secrétaire général de la commission de Diamalaye, il n’y a plus de poisson. La raison est que les eaux ne sont plus poissonneuses en cette période de l’année. « La cherté des prix est également due à la hausse du prix du gasoil qui tourne maintenant autour de 513 francs », explique-t-il. Chérif Diallo reconnaît que cette hausse du prix du gasoil a eu des contrecoups énormes du côté des pêcheurs. « Aujourd’hui, plus de 80°/° des pirogues restent à quai, car pour aller pêcher il faut 100 à 150 litres de gasoil. Les gens n’ont plus ces moyens-là et même en plus les eaux ne sont plus poissonneuses. Les gros poissons sont introuvables et les prises ne se limitent des fois qu’au « yaboye » », souligne-t-il.

Au débarcadère de Guet Ndar, de nombreux camions frigorifiques, en file indienne, attendent d’être chargés pour sillonner les différents coins de la région et distribuer leurs produits. Là-bas également, la chanson est la même. Il n’y a pas de poisson. « On n’a que du « yaboye » ces derniers jours », lâche Ousseynou Fall, un mareyeur, habitant à Santhiaba. Malgré la rareté du poisson, les marchands et autres revendeurs occasionnels s’arrachent le « yaboye », qui est vendu à 5.000 francs la caisse. « Les prix ne sont pas fixes. Ils varient selon les prises. Quand il y a du poisson, on peut avoir la caisse à 1.000 ou 1.500 francs. Aujourd’hui, il n’y en a pas et avec la cherté du prix du gasoil, les mareyeurs sont obligés de corser les prix pour pouvoir s’en sortir », estime Binetou Ndiaye, une vendeuse.

Aujourd’hui, le Saint-louisien moyen n’achète que de petits poissons parce qu’il estime que le prix des gros poissons très prisés pour faire un « thiébou dieune » digne de ce nom, donnent à réfléchir. Et une tournée dans les différents marchés de la ville a permis de mieux se rendre compte de l’inquiétude et des consommateurs et aussi des marchands de poissons. Une absence totale de la fièvre acheteuse est partout notée. Ce n’est plus la bousculade habituelle et une expression d’incrédulité se lit sur les visages des clients en observant les prix, tandis que les marchands de poissons sont obligés d’amadouer les clients pour pouvoir écouler leurs produits. « Ces derniers jours, on remarque un affaiblissement du nombre des consommateurs qui visitent notre marché. Cela est dû en grande partie à la rareté du poisson, mais aussi à l’augmentation des prix », souligne Awa Ndiaye. Et pour Métou Faye, une habitante de Bango qui a l’habitude de faire ses achats au marché de Sor, le poisson est devenu une denrée très rare et chère. « Je fais le tour des étals et compare les prix avant d’acheter », dit-elle. « Nous acceptons cette augmentation malgré nous. On nous a dit que la situation est due à la hausse du prix du pétrole au niveau mondial. On n’y peut donc rien. Il ne reste qu’à prier pour que les prix reviennent à leur niveau antérieur », soutient-elle.

Aujourd’hui, c’est une crise de poisson que les consommateurs saint-louisiens affrontent depuis quelques jours et leur vœu le plus ardent est que les prix reviennent encore à hauteur de souhait.

Source: le Soleil

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Jeudi 8 Novembre 2007


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