Référence multimedia du sénégal
.
Google

FLAMBEE DES PRIX-CAUSES: Le ver est dans la pomme

Article Lu 1612 fois


L’inflation quasi-intenable au Sénégal serait davantage liée à des facteurs de gestion interne plutôt qu’exogènes, si l’on en croit un économiste de la Banque mondiale. Le Sénégal est l’un des pays les plus chers de la sous-région. Si l’on en croit du moins la Banque qui note dans un article publié fin avril dans le Échos de la Banque mondiale du Bureau régional de Dakar que « les prix des produits alimentaires sont de 24 % supérieurs à la moyenne africaine et sont les plus élevés de la sous-région (CEDEAO), hormis le Nigéria et le Cap Vert ».
Ce constant procède de l’analyse des premiers résultats du Programme de comparaison internationale (PCI Afrique), lesquels montrent que « la cherté de la vie à Kaolack est de 11 % moindre à celle de Dakar, du fait, en partie, de la proximité de cette région avec la Gambie et de la concurrence des importations en provenance de ce pays ».

Le paradoxe est encore plus frappant concernant l’analyse indique que l’augmentation cumulée des coûts des produits locaux s’est élevée à 26 % de janvier 2000 à décembre 2007, tandis que l’indice des prix des produits importés n’a connu une hausse que de 6 % sur la même période.

Le prétexte massue avancé par le gouvernement pour justifier l’inflation par des facteurs exogène prend ainsi un sacré coup. Le commun des Sénégalais tombe des nus lorsqu’il apprend que « malgré l’envolée des prix des produits pétroliers et des céréales importés, les prix des produits locaux ont subi une majoration encore plus forte en 2007, avec un bond de 6,3 % contre 4,6 % pour les produits importés ». En somme, « ce constat doit forcément conduire les autorités à examiner en détail les facteurs internes contribuant à la hausse des prix », assène l’article signé par Mamadou Ndione.

L’économiste résident de l’institution économique mondiale avertit cependant que « la correction de ces facteurs, dont certains n’iront pas sans susciter une résistance de la part des groupes bénéficiaires, est incontournable compte tenu des perspectives peu favorables sur le marché des matières premières ».

Pour M. Ndione, les solutions de court terme, « inefficaces pour l’instant, risquent de ne pas être soutenables à moyen terme », faisant allusion à la décision du gouvernement de subventionner certains produits de grande consommation et d’imposer – au grand dam des commerçants importateurs notamment – le prix du riz en moyenne 260 FCFA le kilogramme.

« Les actions plus délicates, susceptibles d’avoir un impact à court terme sur les prix, telles que la réduction du protectionnisme dans certains secteurs clés comme le celui du sucre et de l’huile végétale, l’amélioration de la gouvernance des entreprises et le renforcement de la transparence, sont à la traîne pour le moment ou sont reléguées au second plan, au profit de groupe de pression et au grand détriment des consommateurs », insiste l’économiste.

Il relève en outre dans son article intitulé « Situation économique du Sénégal en 2007 : contraintes d’une croissance inégalement répartie », que malgré une croissance de 4,8 % en 2007 (contre 2,3% en 2006), « la situation très difficile, voire quasi-désespérée, qui caractérise aujourd’hui le monde rural ».

Source: Nettali

Article Lu 1612 fois

Samedi 3 Mai 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State