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FINANCES ET CULTURE : Quand une banque se singularise dans le mécénat culturel

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Au fil des ans, la Bicis s’est fait une réputation dans le milieu culturel. A l’image de son soutien au Festival de Jazz de Saint-Louis et de bien d’autres domaines artistiques. Qu’est ce qui peut pousser un banquier à s’intéresser au jazz ?



En conférence de presse à Saint-Louis, Gérard d’Héré, l’administrateur directeur général de la Bicis , n’hésite pas une seconde avant de répondre. « Les valeurs ! Nous partageons les mêmes valeurs que le jazz : la créativité, la réactivité, l’ambition et l’engagement. Pour nous, le jazz est donc un excellent vecteur d’image ».

Au village des sponsors comme au Quai des Arts où se déroulaient le programme « in » du Festival, la Bicis a été très visible cette année. Dans l’ex-capitale du Sénégal, où elle a pignon sur rue depuis 1962, la présence de cette banque aux côtés du Comité d’organisation de cette manifestation n’est pas vraiment une première. Depuis 1998, la Bicis appuie assez régulièrement le Festival international de Jazz. Le retour, cette année, devrait être le prélude à un plus grand engagement accru au profit du Festival de Saint-Louis qui s’est incrusté dans l’agenda international comme un grand moment. « Nous avons pour ambition d’aider le Festival dans la programmation l’année prochaine, grâce au soutien de la Fondation Bnp Paribas », annonce le patron de la Bicis. La Bicis est une filiale de Bnp Paribas, deuxième banque européenne après HSBC, et septième mondiale et dont la Fondation éponyme est très réputée dans le mécénat.

JEUNES POUSSES

Si tout se passe comme prévu, un ou des artistes devraient être sur la scène du Festival l’année prochaine grâce à la Bicis. « C’est un soutien pas négligeable du tout. Vous savez, cela coûte cher d’amener un artiste tous frais compris. C’est peut-être plus important que de donner de l’argent en espèces », commente le Dg de la Bicis. Une ambition dont se réjouit le président du Comité d’Organisation du Festival, M. Ousmane Sarr, présent aux côtés du Dg de la Bicis lors de la rencontre avec les journalistes tenue à la Maison de la Presse à Saint-Louis. « Une contribution comme celle que la Bicis veut faire n’est pas négligeable à nos yeux, tellement il est difficile de réunir toutes les conditions pour organiser un Festival comme celui de Saint-Louis », estime-t-il.

Au Sénégal, le Festival de Jazz n’est pas le seul à bénéficier du soutien de la Bicis qui a fini par se faire connaître dans le milieu culturel comme la « banque qui soutient l’art » ainsi que le rappelle l’affiche d’une expo présente dans la salle. Diverses expositions montées dans la capitale sénégalaise où se trouve son siège, ont bénéficié de son appui. La dernière en date est la rétrospective Seydou Barry, du nom de cet artiste peintre décédé, il y a moins d’un an et dont la Biennale célèbre l’œuvre. Quelques semaines avant, c’était au tour de Soly Cissé jeune artiste peintre, d’exposer pendant près de trois semaines au Musée d’Art africain Théodore Monod sur le thème « Réflexivité-Maturité ». Pour de jeunes pousses comme Soly, réaliser une expo tient de la croix et la bannière. Son expo portée par Rabbia Bekkar Lacoste qui en fut le commissaire, n’aurait jamais vu le jour sans le soutien d’institutions comme l’ambassade du Portugal et d’entreprises dont la Bicis qui a été l’un des premiers sponsors à donner son feu vert.

Il n’y pas que Soly Cissé qui se sent redevable de cette banque qui a pignon sur rue à la Place de l’Indépendance. De grands noms de la peinture sénégalaise tels Kalidou Kassé, Souleymane Keïta, le céramiste Alpha Sow ou encore le sculpteur-fondeur, Issa Diop dont une œuvre impressionnante en bronze trône à la devanture du siège de la Bicis , ont eu à bénéficier de sa politique de mécénat.

UNE GALERIE DANS LA BANQUE

A la rue Carnot angle Saint-Michel, le hall de l’agence Prestige de la banque située dans l’enceinte de la Direction générale de la banque est une galerie qui ne dit pas son nom. D’où cette réaction de Gérard d’Héré lorsqu’un confrère lui demande s’il est prêt à accompagner la création d’une galerie. « Nous en avons presque une chez nous : notre agence Prestige accueille souvent des expos ». En novembre 2004, Kalidou Kassé y exposait, en en mai 2005, c’était au tour du Souleymane Keïta « Dans notre entendement, les acquisitions d’œuvres que nous faisons souvent participent d’une politique de soutien à l’art et aux artistes qui en vivent et de l’assumation de notre rôle d’entreprise citoyenne », estime-t-il.

Si les maîtres des pinceaux comme Soly, kalidou, entre autres, ont eu à bénéficier du soutien de la banque, les doigts de fée non plus ne sont pas en reste. Il en est ainsi de la très réputée styliste Colé Ardo Sow dans le cadre da manifestation Sira Vision. A ceux-là qui ont le privilège d’exposer à « Prestige », il faut ajouter d’innombrables manifestations qui bénéficient de montants alloués par la banque : « Regards sur Cours de Gorée », « l’Institut français Léopold Sédar Senghor » plus connu sous le nom de CCF… « Nous sommes prêts à aller encore plus loin et à examiner tous les projets qui nous seront soumis », rétorque le patron de la Bicis à propos de l’Académie de Jazz de Saint-Louis en gestation. « Toutefois, précise-t-il, nous ne pouvons malheureusement pas répondre positivement à toutes les sollicitations qui sont très nombreuses au risque de disperser nos efforts ». De quoi freiner les ardeurs des nombreux demandeurs mais de quoi aussi encourager d’autres entreprises à suivre cette voie. Et si chaque entreprise faisait un peu de mécénat, ce serait déjà beaucoup faire sans doute pour l’art et…pour les artistes.

Source: Nettali

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Mercredi 21 Mai 2008

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