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FIN DE TERREUR A BENE TALLY : Le présumé violeur en série pris en flagrant délit

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La peur des mères de famille de Bene-Tally va certainement se dissiper. Un jeune homme de 17 ans a été appréhendé hier par les populations et livré à la Police alors qu’il tentait d’abuser d’une fille mineure de 16 ans. Tout laisse croire qu’il est le violeur qui sautait sur les filles mineures.

Un jeune de 17 ans, du nom de Massianou Mendy, a été arrêté hier, au quartier Bène Tally, au moment où il essayait de violer D. S., une fille de 16 ans. Identifié formellement par de précédentes victimes de viol dans le quartier, tout porte à croire que M. Mendy est le présumé violeur en série qui semait la terreur ces derniers temps dans le coin. D’autant plus qu’il a reconnu des forfaits antérieurs à la police. Hier, il a voulu récidiver. Mais il ne savait peut-être pas que le quartier était assez informé sur les agissements d’un bonhomme prompt à prendre dans son piège les mineures.

Massianou Mendy a été appréhendé hier par les populations au moment où il tentait de violer une fillette. Et cela, malgré le fait qu’il a changé de lieu de crime puisque l’immeuble ayant enregistré plusieurs cas de viol dans le passé était certainement très surveillé. Pour apparemment tromper la vigilance des riverains, il s’est rabattu sur un autre immeuble du quartier de Béne Tally. A la place de la charité ou des 50 francs Cfa qu’il proposait à ses victimes pour mieux les appâter, il a promis cette fois du lait à D. S., hier.

« Il a appelé la fille pour promettre du lait caillé. Celle-ci l’a suivi. Au moment où il se déshabillait pour forcer la mineure à avoir des rapports intimes avec lui, cette dernière a crié au secours. C’est ainsi que les gens sont intervenus », témoigne un habitant. Notre interlocuteur ajoute : « le jeune homme a voulu s’enfuir, mais sentant que les populations allaient le lyncher, il s’est réfugié dans une maison où il a été cueilli par la police ». Dans les locaux du poste de police des Hlm, le présumé violeur n’a pas mis du temps pour reconnaître ses forfaits devant les policiers. Mais les limiers ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Ils ont fait appel aux plaignants. La première à se présenter est A. S., la fillette qui a été violée le 17 mars dernier. Un médecin avait d’ailleurs constaté son viol et avait délivré à ses parents une incapacité temporaire de travail (Itt) de 21 jours. A. S. n’a pas eu de peine à reconnaître le jeune homme indélicat. « Il avait porté des sandales blanches. Il bégaie. Il est de teint noir », a-t-elle dit avant de voir le présumé violeur. Une description qui colle bien au jeune homme. Vêtu d’un tee-shirt rouge, Massianou Mendy articule difficilement les mots. Malgré la poussière, ses sandales gardent toujours leur blancheur.

Une autre confrontation est organisée avec une autre victime. Celle-ci a également reconnu le garçon. Le stratagème utilisé par le jeune pour faire son forfait est le même. Il demandait à ses victimes de venir prendre la charité chez sa mère. Une fois dans l’immeuble qui, habituellement est vidé de ses occupants la matinée, il brandit une arme blanche pour tenir sa proie en respect avant de passer au viol. Mais sa stratégie a failli créer l’irréparable, puisque face à la persistance de ses actes, des habitants de l’immeuble étaient de plus en plus vus d’un mauvais œil dans le quartier.

Au moment où la police s’attèle à l’interrogatoire, la nouvelle de l’arrestation de la terreur des mineures a vite circulé dans Bene-Tally. En atteste le déplacement d’une dizaine de femmes du quartier devant les locaux de la police. « Nous voulons le voir. Il a installé la panique dans notre quartier. Nous ne dormions plus tranquillement », lance une dame.

Le ouf de soulagement est général chez les habitants, même si certains souhaitaient se faire justice eux-mêmes. « Ils ne devaient pas le livrer tôt à la police. On devait au moins avoir la possibilité de le faire passer un sale quart heure », martèle une autre dame.

Mais un brin de sentiments meilleurs habite d’autres. « On doit maintenant laisser la police faire son travail. La prison, c’est déjà une grosse sanction », affirme une jeune fille.

Même si le présumé violeur en série est arrêté, ses actes devraient servir d’exemple pour les parents. « Les femmes doivent mettre plus l’accent sur le contrôle des enfants. On ne doit pas laisser une fillette errer dans les rues. Si ta fillette s’absente pendant une dizaine de minutes, tu dois te lever pour t’enquérir de sa situation », conseille Mme Ngoné Ndiaye, une habitante de Bene-Tally. Le contrôle est aussi valable pour les garçons, de l’avis de Mme Ndiaye qui estime que les parents doivent les prémunir contre les agissements des pédophiles. « Pendant les jours fériés, on peut tout faire pour interdire aux enfants de sortir. Il faut les sommer d’apprendre leurs leçons », souligne-t-elle.

Source: Le Soleil

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Jeudi 3 Avril 2008

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