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FESTIVAL de jazz: Saint Louis retrouve la magie du Jazz

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La 15ème édition du Festival de Jazz de Saint Louis s’est tenue de jeudi 24 au dimanche 27 mai derniers aux quais des Arts de la ville de Saint Louis. Avec comme tête d’affiche l’immense Randy Weston, sorte de légende vivante du Jazz, cette édition a aussi révélé de bonnes surprises comme le Pulcinella Quartet et laissé à tous les amateurs de jazz une superbe impression. Retour sur les temps forts de ces quatre veillées.



FESTIVAL de jazz: Saint Louis retrouve la magie du Jazz
Marqué par de (trop) longs remerciements et la prestation de l’Ensemble Lyrique Traditionnel de Sorano, l’ouverture de la quinzième édition du Festival international de jazz de Saint Louis pouvait quelque peu inquiéter. Non pas que cette prestation soit de piètre qualité, c’est tout le contraire, mais ouvrir un festival de jazz sur une musique différente peut paraître insensé. Aussi, beaucoup se demandaient quelle serait la suite, tant quelques déboires ont fragilisé ce prestigieux festival les années antérieures. Heureusement pour eux, les trois journées qui ont succédé ont été à la hauteur des attentes avec quelques découvertes, des confirmations et une clôture d’anthologie.

La soirée de Vendredi a notamment permis à tous les amoureux de jazz de renouer avec Saint Louis à condition de veiller jusqu’à trois heures du matin. Car la programmation initiale a été un peu perturbée pour inviter le trio afro caribéen Joël Julian. Ces derniers ont d’ailleurs débuté la soirée avec un certain succès mêlant batterie, basse et guitare avec talent. Ce fut moins le cas pour l’« African Touch Sextet » et sa myriade de musiciens, qui jouèrent sur un tempo peut être trop intimiste avec de nombreux instruments traditionnels. Aussi, après ces deux groupes, le « Quartet » Pulcinella ne put commencer son show qu’à partir d’une heure du matin devant un public certes moins nombreux mais passionné. Les quatre compères venus de France ont enfiévré la grande salle des Quais des Arts.

Le fantasque Ferdinand Doumerc au saxophone semblait donner le ton, mais Frédéric Cavillin à la batterie, Florian Desmonsant à l’accordéon et Jean Marc Serpin à la contrebasse, participaient tout autant. La musique d’abord, inventive et souvent déroutante réveillait tous les spectateurs légèrement assoupis en cette heure tardive. L’interprétation ensuite, particulièrement travaillée et comique, faisait de chaque musicien un véritable acteur. Une fusion entre ces quatre jeunes musiciens était nettement perceptible. Et les spectateurs qui ont eu le courage de rester, ont complètement chaviré jusqu’à trois heures du matin dans ce jazz rapide, comique et faussement spontané.

Le Samedi a été marqué par le Quartet François Jeanneau (France), du nom du saxophoniste. Sa prestation, classique, puissante et studieuse a ravi le public. Puis les locaux du Saint Louis jazz orchestra sont montés sur scène pour le plus grand plaisir des nombreux saint louisiens présents et ont joué un jazz envoûtant, preuve s’il en est de l’imprégnation du jazz dans cette magnifique ville. Une note spéciale pour Abdoulaye Cissoko, qui a utilisé la Kora dans cet ensemble. Un instrument peu académique mais qui se révèle dans toute sa splendeur sous les doigts magiques de maître.

Public ravi

Enfin, le meilleur restait pour la soirée de dimanche. D’abord le pianiste autrichien Martin Reiter s’est employé à un intimiste et magnifique solo au piano. Puis les français de « Time Out Trio », vainqueur du Django d’Or 2006 ont pris place avec brio. Jouant avec une facilité et une rapidité déconcertantes, la saxophoniste Géraldine accompagnée de Laurent Bataille à la batterie et Yoni Zelnik à la contrebasse, a littéralement encensé les amateurs de Jazz. Ses interprétations très techniques et les reprises de grands classiques, avec des solos au saxophone à couper le souffle (sic), n’ont pas manqué de ravir un public connaisseur qui n’a pas manqué de faire un long rappel après la sortie du groupe. Le colosse Randy Weston (il mesure plus de deux mètre), natif de Brooklyn et âgé de 82 ans est alors entré en scène avec Alex Blake à la Basse et Neil Clark au percussions. Délaissant le mot jazz, qu’il n’aime pas, pour « african rythms », le maître américain, aidé de ses deux acolytes a montré toute l’étendue de son savoir. Son African Rythms sonne, en tout cas, plus l’Afrique que le Mississipi avec une technicité impressionnante pour chaque instrument. Explosif à la basse, Alex blake gratifiait les spectateurs de tout son talent sous les yeux admiratifs du maître. Neil Clark, lui aussi chantonnant, semblait intarissable aux percussions.

Enfin, le maître paraissait atteindre le sommet de son art au piano après une longue vie passée entre l’Afrique et les Etats-Unis à la recherche des rythmes et des sons les plus divers. La quête d’une vie.

C’est dans une sorte de fusion musicale que se terminait donc cette quinzième édition. Chacun allant ensuite profiter de la douceur de la nuit en pensant, déjà, à la prochaine édition.

Mathieu SETTE
Source: Sud quotidien

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Mardi 29 Mai 2007

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