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FERMER OU NE PAS FERMER : Le casse-tête estival des centres culturels

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Les centres culturels de Dakar sont des cadres d’échanges et de rencontres entre artistes, acteurs culturels, promoteurs et intellectuels. Cependant, durant les grandes vacances, ces lieux sont presque vidés de leur public.



Bernard Sarr est animateur au Centre culturel Blaise Senghor (Ccbs). Depuis 2006, il est le responsable de la section Musique et Cinéma au sein de cette structure située dans le quartier de la Zone A (commune de Grand Dakar) où nous l’avons rencontré. Selon lui, le centre connaît une plus grande affluence pendant la période scolaire, surtout au niveau de la bibliothèque fréquentée par des élèves et étudiants. Le Ccbs reçoit ainsi, quotidiennement, des jeunes venant de tous les coins de Dakar et de la banlieue. « Lors des examens de fin d’année, le lieu est déserté par les étudiants qui se concentrent sur leurs révisions. Cette période annonce le ralentissement des activités du centre et, pendant les vacances scolaires, nous ne voyons presque plus de monde », nous explique Bernard Sarr. Selon lui, ce problème s’explique par le fait que les jeunes ont sans doute d’autres préoccupations qu’ils jugent plus importantes.

Le Ccbs est quelque peu enclavé à cause de son positionnement géographique qui le rend inaccessible pour certaines populations. « Pendant l’hivernage, les alentours du centre deviennent impraticables à cause des eaux stagnantes qui dissuadent les éventuels visiteurs. Le centre a bien besoin d’être rénové », ajoute-t-il. Les vacances constituent une période creuse pour la structure qui devient un « centre fantôme » où il n’y a presque pas âme qui vive. Néanmoins, certaines activités se poursuivent et gratuitement, à l’instar des concerts et des représentations théâtrales, même si le public n’est pas toujours au rendez-vous, regrette Bernard Sarr. Pour aller vers un public plus large, le centre envisage de mener des activités externes afin de mieux sensibiliser les populations. Dans d’autres espaces comme l’Institut français Léopold Sédar Senghor (ex-Centre culturel français, le premier à être implanté en Afrique) on essaie tant bien que mal de maintenir la cadence.

CONCERTS SUSPENDUS

A l’image de Dakar, la structure s’est agrandie et a quitté ses anciens locaux qui se trouvaient jadis à la Place de l’Indépendance pour s’installer au 89, rue Joseph Gomis. Nous y avons rencontré Amdy Fall, responsable du service Accueil. « Il y a plus de monde durant la période scolaire, car les étudiants et les élèves viennent consulter ou emprunter des livres à la bibliothèque. Actuellement, il y a moins de visiteurs, d’autant plus que nous avons décidé de suspendre les concerts en plein air à cause des pluies », explique-t-il. L’institut, qui accueille plusieurs catégories de visiteurs, organise gratuitement des ateliers et des animations pour les enfants qui apprennent tout en s’amusant. Les responsables du centre prévoient également la réouverture de la salle de cinéma pour faire découvrir au public des longs-métrages et des courts-métrages. Des cours de français sont aussi dispensés depuis le début du mois de juillet. Par contre, les concerts sont désormais organisés dans un espace couvert pour toute la période des vacances. Bref, l’Institut ne se plaint pas trop de la baisse de l’affluence, ni du manque de recettes, car il organise ses activités en fonction de la période concernée. Et chaque visiteur semble y trouver son compte.

Après notre randonnée à Blaise Senghor et à l’Institut Senghor, nous avons arpenté les rues du centre-ville pour interroger des Dakarois sur l’utilité des centres culturels. L’étudiante en deuxième année Génie juridique, Sokhna Oumy Diop, nous avoue timidement avoir déjà fréquenté ce genre d’espaces pour assister à des manifestations culturelles, des concerts et, parfois, consulter des livres. « C’est une de mes copines qui m’a poussée à m’intéresser aux centres culturels, car elle y allait pour emprunter des bouquins et moi je l’accompagnais », explique Sokhna Oumy. Elle estime que ces endroits permettent aux jeunes de développer leur intelligence à travers une littérature très riche. « Ce sont aussi des lieux d’échange et d’intégration, car de nombreuses nationalités s’y rencontrent », ajoute-t-elle. Par contre, elle regrette le fait que les jeunes se désintéressent de plus en plus des centres culturels au profit de nouveaux outils comme Internet qu’ils jugent plus intéressants et plus pratiques, car on peut y lire des livres en ligne.

Avec l’avènement des technologies de l’information et de la communication, les espaces culturels sont de plus en plus délaissés par les jeunes. Pour Sokhna, ces centres devraient innover et prendre en compte les nouveaux besoins et les préoccupations des populations. L’étudiant en première année de Journalisme, Firmin Eric Mbadinga, se rend dans les instituts culturels, mais juste pour des concerts de musique. « Ces lieux contribuent à promouvoir l’intégration et le métissage culturels », reconnaît-il. Selon lui, la création artistique favorise les conditions d’échanges et de rencontres entre les habitants de la ville. Et les espaces font émerger et connaître l’expression artistique. Malheureusement, ils sont de plus en plus menacés par des facteurs comme la crise économique qui pousse des centres culturels à mettre la clé sous le paillasson.


Awa NDIAYE (Stagiaire)
Source Le Soleil

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Mercredi 19 Août 2009





1.Posté par naomed le 19/08/2009 08:32
ces centres devraient surtout s'orienter vers des actrivites pour les jeunes : récréatives, artistiques ou autres mais pour les jeunes pa pour les professionnels de la culture. Culture populaire quoi !

2.Posté par latyr le 15/09/2009 20:21
je voulais seulement demander a el hadji baba maal quand est ce quil va marier .il est un musicien complet mais a son age i doit etre exemplaire pour la societe musulmane.il. ya beaucoup de rumeurs et les haal poulares ne veulent pas parler .les ouolofs parlent des mauvaises meurs de ndeye gueye mapenda seck qui a prit la femme de mbaye gueye ndiaye et thione seck qia decu tous ses fans en depensant beaucoup pour demillions pour dancing et discotheque a la place d aider ses jeunes freres avec des projet d agricultue.thione tu soutient indirectement la prostitution.cette erreur est monumentale.

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