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FEMME SÉNÉGALAISE ET CIGARETTE: Une liaison qui brûle de mille feux

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Le tabagisme est devenu un véritable phénomène chez les femmes. Il rattrape d'année en année les hommes dans le triste bilan des décès par cancer du poumon. Les Sénégalaises n’échappant pas au lot des fumeuses, sont en train de damer le pion aux hommes dans ce domaine. Aussi, croiser une jeune fille tirant à pleines bouffées sur une cigarette est presque banale par les temps qui courent. Prisonnières de l’attrait social de la cigarette, elles continuent de fumer à l’âge adulte. Pour ainsi, semble-t-il, faire face au stress, frimer, imiter parents ou petits amis fumeurs. Conséquence : ces accros du mégot en pâtissent atrocement, avec une haleine de chameau… Et ça va de mal en pis.



FEMME SÉNÉGALAISE ET CIGARETTE: Une liaison qui brûle de mille feux
L’émancipation de la femme a atteint les limites du tabagisme. Fumer, une pratique naguère exclusivement réservée aux hommes, est devenue l’apanage des femmes. C’est pratiquement banal de voir sous nos tropiques une belle nymphe avec une clope entre les lèvres. Toutefois, la décision de fumer ne se prend pas du jour au lendemain. Elle dépend d'une série de facteurs complexes et liés entre eux. Au fur et à mesure que les jeunes filles deviennent des adolescentes, elles subissent de profonds changements psychologiques et physiques.

Facteurs personnels

La vie sociale se complique et les relations familiales peuvent être plus tendues. Beaucoup de jeunes filles n'ont simplement pas les aptitudes personnelles et sociales pour faire face à la situation. Toutes ces pressions peuvent inciter les adolescentes à fumer. Une fois que la cigarette devient une habitude, la dépendance n'est pas loin. Nombre de jeunes filles s'interrogent sur leur identité et se demandent si elles projettent l'image de jeunes adultes matures, attrayantes, confiantes et autonomes. D’autres s'inquiètent de l'opinion des autres. Il y a également celles qui sont stressées par des problèmes d’ordre scolaire, émotifs ou financiers. Tant de facteurs qui mènent au tabagisme féminin. Ainsi, elles fumeront pour se donner une certaine contenance parmi leurs groupes d'amis ou pour avoir l’air plus matures. Il est à noter que la cigarette permet d'occuper les mains et leur donne l'impression de dominer la situation. Tandis que les garçons fument pour avoir l'air plus macho, les filles fument pour faire partie du groupe ou pour projeter une certaine image. Les donzelles peuvent aussi considérer la cigarette comme un symbole de rébellion contre les parents, l'école ou la société en général.

Pressions sociales et environnementales

Les parents, les camarades et autres modèles influencent grandement la façon de penser et d'agir des adolescentes. Celles qui vivent avec des fumeurs ou qui fréquentent des milieux où le tabagisme est considéré comme une pratique courante acceptable, auront plus tendance que d'autres à fumer. De fait, les adolescentes qui habitent avec des fumeurs ont deux fois plus tendance à fumer que celles qui habitent avec des non-fumeurs. Les filles sont plus soumises que les garçons à l'influence des fumeurs dans leur entourage et elles côtoient plus souvent des camarades qui fument. Les jeunes filles peuvent aussi commencer à fumer pour protester contre les injustices dont elles sont victimes en raison de leur sexe. Au fur et à mesure qu'elles sont confrontées à un avenir moins brillant ou à des pressions culturelles qui dictent leur comportement, elles peuvent croire qu'elles ne sont plus en charge de leur destin et se tournent vers la cigarette pour mieux faire face à la situation. La cigarette peut s'avérer encore plus séduisante pour les adolescentes issues de milieux défavorisés ou victimes de discriminations, culturelle, ethnique ou autre. Mais le plus cocasse de ces facteurs est sans doute la crainte d'engraisser. Cette quête de minceur s'inscrit dans une problématique beaucoup plus large, liée à l'image corporelle.

Les médias qui embrasent le désir d’allumer

Beaucoup d'adolescentes sont mécontentes de leur corps, parce qu'elles le comparent sans cesse à l'image idéalisée de la femme véhiculée par l'industrie du tabac, les annonces publicitaires et les médias. Les jeunes filles et les femmes sont bombardées d'images qui leur dictent à quoi ressembler et comment agir. Par conséquent, les adolescentes se fixent des objectifs de beauté et de poids irréalistes sur les plans physique et social. Les médias transmettent des messages contradictoires sur la féminité, puisque d'une part, ils célèbrent l'autonomie et la force des femmes, et d'autre part, ils affichent leurs faiblesses et leurs imperfections physiques. Certains produits, dont le tabac, semblent aider à régler ces problèmes. Les émissions de télévision créent une association directe entre la cigarette et le stress. Pourtant, les risques pour la santé sont graves et biens connus. Au-delà des cancers et autres maladies mortelles, on observe chez la femme des pathologies de la grossesse, des troubles gynécologiques, dermatologiques et bucco-dentaires, des risques en complet décalage avec les aspirations esthétiques et médicales actuelles des femmes.

YAMA, UNE VICTIME DES MÉFAITS DU TABAC, TÉMOIGNE : «La cigarette a consumé ma fécondité»

Habillée d’une tunique bleue, les yeux écarquillés comme si elle regardait ailleurs, Yama appelons la ainsi, fait peine à voir. La peau sur les os, elle a la corpulence d’une enfant de 10 ans, alors qu’elle est âgée de 34 berges. À la regarder, on a l’impression qu’elle est hyper fragile, alors qu’elle est solide comme du roc. Son expérience de la vie a été très tôt freinée par la consommation de tabac. Nous n’allons pas, comme d’habitude, vous raconter son histoire, préférant, plutôt, laisser ses propos, tels quels, pour vous permettre de mieux vivre son épreuve.

«Je me souviens bien de ma première cigarette, j’avais à peine 15 ans. Un soir, alors que j’avais fait le mur pour aller en boîte avec des garçons de mon quartier, j’ai fait la connaissance d’une fille plus âgée que moi. Cette dernière, qui fumait comme une cheminée, avait l’air d’attirer tous les hommes. Même mes amis avec qui j’étais la regardaient d’un air fasciné. Moi aussi j’avais besoin de plaire et d’attirer les regards sur moi. Aussitôt, je lui ai demandé si elle avait une cigarette à m’offrir. Elle a souri et m’a dit : «yow nandité nga» (toi tu es branchée), en me donnant la cigarette. Par la suite, on est devenu les meilleures amies du monde, malgré notre nette différence d’âge. Les soirées en boîte se sont enchaînées, ainsi que les cigarettes, je ne pouvais plus m’en passer. Pendant 5 ans, j’ai vécu ainsi, avec différents partenaires, jusqu’au jour où j’ai rencontré Bara (nom d’emprunt). Naturellement, il n’a jamais émis d’objection par rapport à mon penchant pour la cigarette, car lui aussi fumait. «Fùmù taalé, rek ma taal» (quand il en allumait une, j’en faisais autant). À mes 21 ans, il m’a proposé le mariage, naturellement j’ai accepté. On était très heureux ensemble. Mais, comme nous sommes en Afrique, ses parents s’y sont mêlés. Au début nous avons résisté, mais la première année écoulée, je n’avais toujours pas d’enfants, les choses se sont corsées. Il en fut ainsi pendant les deux années suivantes, alors que je continuais toujours à fumer. Mon mari s’y est mis également : il me dénigrait comme si j’étais une chienne, je supportais tout dans la douleur. Et j’étais loin d’imaginer ce qui m’arrivait. Un beau jour, Bara s’est levé et m’a demandé de quitter la maison, car il ne voulait plus de moi, parce que j’étais maudite et incapable de lui donner une progéniture. J’ai beau supplier, implorer, rien n’y fit. Je suis donc retournée chez mes parents, qui m’ont toujours reproché mon vice. Eux-mêmes ont fini par me mettre à la porte, j’ai habité chez mon amie qui m’avait appris à fumer, en faisant de petits boulots dans des bars et autres. Bara s’est aussitôt remarié avec une belle jeune fille. Sentant que je prenais de l’âge, j’ai essayé à plusieurs reprises de faire un enfant, mais cela ne marchait jamais. Je suis donc allée consulter un médecin, il m’a révélé après diagnostic que j’avais les trompes bouchées. En d’autres termes, j’étais stérile. À partir de ce moment, toute ma vie a basculé, j’ai compris que je n’aurai pas de descendance, à moins d’un miracle. Et jusqu’à présent je suis là, ma famille ne veut plus entendre parler de moi, mes voisins me fuient, car ils pensent que je suis sidéenne. Pire, je manque cruellement d’affection, car les hommes aussi ne veulent plus de moi. Parfois, je suis obligée de racoler des hommes dans les bars pour les avoir dans mon lit. Voilà à quoi se résume ma vie. Malheureusement, je ne peux plus arrêter de fumer, c’est d’ailleurs la seule chose qui me donne encore l’envie de vivre. J’ai accepté de parler, afin de conscientiser les jeunes filles qui usent du tabac, pour que ce qui m’est arrivé ne leur arrive pas. Ça n’en vaut vraiment pas la peine». Une triste «tranche de vie» qui sonne comme un appel à ces «toubabisées» qui brûlent leur descendance au bout du mégot.

DOCTEUR SERIGNE LAKHBIB NDIAYE, PSYCHOLOGUE : «Les grandes fumeuses sont issues du milieu intellectuel»

Le psychologue Serigne Lakhbib Ndiaye revient ici sur certains aspects qui peuvent engendrer le tabagisme féminin. Selon lui, ce fléau partirait d’un goût du risque et d’un désir de s’affirmer. C’est comme si la cigarette était un moyen d’émancipation. D’ailleurs, «les plus grandes fumeuses sont issues du milieu intellectuel».

Qu’est-ce qui fait que le tabagisme féminin a tendance à prendre de plus en plus d’ampleur?

Parmi les facteurs explicatifs, on peut citer le sentiment d’appartenir à une bande chez les adolescentes, avec un goût du risque et de la découverte. Chez les adultes, cela s’expliquerait par un désir de s’affirmer coûte que coûte. Comme quoi la cigarette constitue un des éléments démonstratifs de l’émancipation de la femme.

À ce titre, elle est souvent associée à la prise d’alcool, à un port vestimentaire différencié, à un certain type de langage propre à ce milieu de vie de la femme et aussi à un mode vie différent.

Si avant nos grands-mères fumaient la pipe, c’est parce que c’était lié à un «civisme» qui était à la mode.

Mais aujourd’hui la cigarette est comme un des éléments déterminants qui mesurent le niveau intellectuel des femmes. C’est pour dire que les plus grandes fumeuses appartiennent au milieu intellectuel.

Aujourd’hui, les femmes des structures sociales ayant des revenus économiques faibles aspirent elles aussi à entrer dans le cercle des «femmes libérées». Et dès qu’elles y entrent, elles ne peuvent plus en sortir. La cigarette est une drogue, elle crée une dépendance entre le sujet et elle-même.

Mais qu’est-ce qui peut pousser une adolescente à fumer?

D’un autre côté, on peut dire que l’école aussi est le lieu d’apprentissage de nouveaux comportements pour les adolescentes. Elles y consomment la drogue et se livrent à des expériences sexuelles.

L’accoutumance à la consommation de la cigarette va continuer tout au long de la jeunesse voire de l’âge adulte de la femme. Le sevrage de tabac est très difficile, car il nécessite beaucoup de volonté. Surtout, avec la recrudescence de la publicité des différentes marques de cigarettes, manquant même de nous agresser à chaque coin de rue.

Quelles mesures préconisez-vous pour éradiquer ce phénomène?

Il est urgent pour le ministère de la Santé de prendre des mesures relatives à la prévention et à l’usage du tabac. Également, il convient de trouver des solutions pour démotiver les consommateurs de tabac, en s’appuyant sur la fiscalité.

En outre, les adolescentes doivent bénéficier d’une bonne information, mais aussi d’un suivi psycho-social pour les consommateurs. Pour notre société, femme ne riment pas avec tabac. DOCTEUR MOR NDIAYE, TABACOLOGUE : «Pour lutter contre le tabac, il faut une volonté politique»

Spécialiste du tabac, le docteur Mor Ndiaye est un grand activiste dans la lutte contre le tabagisme. Il retrace un peu les dangers liés à la consommation de cigarette par les femmes et préconise quelques solutions face à cette situation qui prend de l’ampleur.

«Le tabac chez la femme a surtout des caractéristiques, parce que le tabac n’épargne aucune partie du corps humain, du corps de la femme, c’est-à-dire que cela va des cheveux jusqu’au bout des ongles. La femme qui fume a des cheveux très cassants, elle a une peau sèche et ferme, elle a des lèvres et des doigts noirs, ceci est dû à la fumée de combustions. Mais ce qu’il faut dire c’est qu’en plus de cela, aux Etats-Unis le cancer du sein était le premier cancer chez la femme, mais on s’est rendu compte qu’avec la cigarette, le cancer des poumons chez la femme est en train de progresser et de supplanter même le cancer du sein».

Les risques encourus

«Le simple contact de la muqueuse et de la fumée entraîne une inflammation qui peut causer un cancer ou des lésions cancéreuses. La consommation de cigarette entraîne aussi des irritations de la gorge à cause du contact de la fumée avec la muqueuse respiratoire. Au niveau des poumons, les bronchites chroniques (tousser et cracher trois mois dans l’année pendant deux années consécutives) sont les conséquences. Les risques qu’il peut causer, c’est au niveau du cœur, comme, par exemple, l’infarctus. Ce sont ces mêmes phénomènes qui vont expliquer une incapacité ovarienne et cela va occasionner un déficit de circulation du sang au niveau des organes génitaux, qui peut entraîner l’infertilité par les trompes qui sont bouchées».

Comment lutter contre le tabagisme

«Le problème est simple. En matière de lutte contre le tabac, il faut de la volonté politique. Donc, il faut que l’État c’est-à-dire les décideurs politiques, acceptent de combattre l’usage et la vente de la cigarette. Par exemple le Sénégal a ratifié la convention cadre de lutte contre le Tabac depuis deux ans. Mais la ratification à elle seule ne suffit pas, parce que dans la convention cadre, il y a trop de dispositifs pour la mise en place de décisions efficientes. Mais maintenant, l’Oms insiste énormément sur ce facteur, car le problème n’est pas seulement de réfléchir pour combattre ce fléau sous ces différents aspects. Ils doivent prendre en compte la publicité, l’usage et la vente de tabac. Et faire surtout de la contre-publicité par rapport au tabac».

Gros plans sur les risques liés à la consommation du tabac

Altération de la peau


Peut-être moins grave, mais tout aussi impressionnant, le tabac entraîne clairement des dommages au niveau de la peau, si chère aux yeux des femmes. Essentiellement, on observe un vieillissement cutané prématuré, l'apparition plus fréquente d'acnés et une mauvaise cicatrisation après une chirurgie.

Troubles bucco-dentaires

D'une manière générale, la consommation de tabac aggrave les troubles bucco-dentaires, avec des infections chroniques ou tout simplement des problèmes d'halitose (la mauvaise haleine).

Risques de cancer

Ce n'est pas nouveau, mais il est intéressant de rappeler qu'une cigarette contient un bon nombre de substances cancérigènes et mutagènes. Ainsi, depuis une dizaine d'années, le nombre de cas de cancer lié au tabac n'a cessé d'augmenter dans la population féminine. Le tabac favorise, en effet, en plus du risque de cancer du poumon, l'émergence des cancers du col de l'utérus et de la vessie. Ainsi, le tabagisme est le facteur de risque reconnu le plus important des cancers de la vessie chez la femme. Il est responsable de plus de la moitié de ceux-ci. L'extension épidémique du tabagisme féminin depuis une trentaine d'années, laisse présager, dans les années à venir, une inflation dramatique de ces cancers chez les femmes, en particulier du cancer de la vessie, les femmes y étant plus sensibles que les hommes. En revanche, il n'a pas été prouvé de responsabilité du tabac vis-à-vis du cancer du sein. Les publications sur ce sujet montrent cependant un pronostic plus sévère chez les fumeuses atteintes de cancer du sein.

Dangers cardiovasculaires

Les risques cardiovasculaires, comme l'infarctus ou les accidents vasculaires cérébraux (Avc) sont dramatiquement plus élevés chez les femmes fumeuses. Et les femmes tabagiques diminuent considérablement leurs risques cardiovasculaires en arrêtant de fumer. Ce risque est très augmenté chez les fumeuses sous contraception orale (beaucoup plus élevé que chez les non-fumeuses prenant la pilule). Tabac et pilule ne font donc pas bon ménage. Si le risque d'infarctus est proportionnel au degré d'intoxication au tabac (nombre de cigarettes fumées chaque jour), il augmente aussi avec l'âge : chez une fumeuse prenant la pilule, il est multiplié par 10 avant 35 ans et par 100 après 35 ans. Quant au risque d'Avc, il est multiplié par 2 en cas de contraception orale et par 5 en cas de tabagisme.

Tabac et grossesse, un ménage à haut risque

En premier lieu, les fumeuses présentent une altération de leur fécondité, significativement plus souvent que les non-fumeuses. Ceci est dû essentiellement aux multiples agents mutagènes contenus dans la fumée de la cigarette. Des troubles de l'ovulation, accompagnés de troubles menstruels, de douleurs, de cycles irréguliers et d'un syndrome prémenstruel, une augmentation des fausses couches et des grossesses extra-utérines, une mauvaise réponse à une fécondation in vitro, sont les phénomènes les plus clairement observés. À terme, apparaissent également des altérations du vieillissement, entraînant des irrégularités menstruelles, une apparition plus précoce de la ménopause, une diminution de la masse osseuse et des modifications cutanées. Les conséquences du tabac sur une grossesse sont dramatiques, et pourtant environ un tiers des femmes enceintes fument au début de la grossesse et 70 % d'entre elles continueront à fumer jusqu'à l'accouchement. Le tabagisme passif, encore plus que jamais, doit également être pris en compte. Les complications sont essentiellement vasculaires et dépendent de la dose de tabac. S'y ajoutent des risques accrus d'accouchement prématuré (2 fois plus chez les fumeuses), de rupture prématurée des membranes, de retard de croissance intra-utérine et de mortalité périnatale. Le tabagisme entraîne également des conséquences tératogènes (c'est-à-dire un risque de malformations), avec notamment, une apparition plus fréquente de becs de lièvre, et des effets carcinogènes. L'apparition de certains cancers chez les enfants ou les adolescents pourrait ainsi être liée au tabagisme passif de la mère, et cette conséquence semble se révéler beaucoup plus importante. Tout ceci montre que l'arrêt de la consommation de tabac en prévision et ou en cours de grossesse est une priorité absolue.

Source: L'observateur

Article Lu 13256 fois

Samedi 7 Juin 2008





1.Posté par Unh le 07/06/2008 07:34
Tres.interessant.j'espere.que.les.fumeurs.s'exhorteront..
en.tout.cas.moi.c'est.le.jeune.qui.ma.aide.a.quitter.Alhamdoulilahi

2.Posté par REBELE le 07/06/2008 12:37
Il est difficile dans les pays pauvre de mobiliser les états pour une prévention efficace. Ces états ont tellement les yeux tournés vers d'autres "priorités" que la santé; secteur souvent aidé, ne peut mobiliser. Pour qu' un état se mobilise contre ces fléaux, il faudrait qu'il soit convaincu des pertes engendrées par ce phénomène. Une lecture des statistiques aideraient à mieux comprendre. Qu'elle est la mortalité induite par le tabagisme et le tabagisme passif? quel coût pour la l'Etat? Le tabagisme passif, c'est la fumée inhalée par le non fumeur qui vit à coté d'un fumeur: les enfants de parents fumeurs, les collègues de travail, les élèves d'un professeur fumant dans sa classe... Dans les pays développés qui ont pu mesurer le coût sanitaire et social du tabac, l'interdiction de fumer dans les lieux publiques fermés commencent à être scrupuleusement respectée (Loi EVIN en France).
Bien sûr qu'il faut faire de la Prévention. Mais la prévention est un secteur de la Santé Publique qui doit être menée par des professionnels formés à l'éducation et à la promotion de la santé. Sinon les gens auront l'impression qu'on parle aux malades qui eux doivent être soignés. La prévention, c'est avant la maladie, donc elle concerne tout le monde. Tout le monde peut être acteur de santé, acteur de prévention. Il suffit seulement d'un bon accompagnement, d'une bonne sensibilisation, d'une bonne formation... Une piste à explorer serait dans nos pays de passer par les "Grands Marabouts" pour éradiquer: le choléra, le VIH, l'alcoolisme, le tabagisme... Mais au Sénégal, les valeurs et la morale n'ont plus de gardien. Ces marabouts aspirent aux biens matériels comme tout le monde. Ils acceptent des cadeaux souillés (...) et se confondent dans les polémiques politiques.... Je suis en train de dire tout simplement qu'une bonne information diffusée par un Guide Religieux RESPECTE et EXEMPLAIRE peut être le terreau à de la bonne Prévention.... etc etc

3.Posté par wi le 07/06/2008 18:00
pourtant senegal cé facile d'arrecté fumé, la bâs on vend par detalle le cigarette alors arrectez-vous de fumer

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