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Expo - Lutte et femme terre : Dago combine couleurs et formes

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Expo - Lutte et femme terre : Dago combine couleurs et formes
Du 11 au 21 avril dernier, à la galerie nationale d’art, le photographe Ousmane Ndiaye Dago a révélé au public avec une technique particulière, ses clichés de lutteurs et de femmes recouverts de terre.

Des toiles montrent des lutteurs enduis d’argile ou de sable. Ils n’ont que leur ‘nguimb’ (tenue de combat des lutteurs en wolof) au corps. Sur les différents clichés exposés à la galerie nationale d’art par le photographe, Ousmane Ndiaye ‘Dago’, les pratiquants de ce sport populaire, s’affrontent dans un corps à corps. Un combat sans vainqueur ni vaincu. A côté des lutteurs, d’autres tableaux exhibent des corps de femmes à moitié nues. Elles aussi sont couvertes d’argile et de sable comme les hommes. Une voile de pudeur cache les parties les plus intimes, mais laisse transparaître toutes leurs formes. Outre le corps humain mis en exergue, les trente toiles de ‘Dago’ permettent de voir les différentes couleurs qui extériorisent la beauté des clichés.
L’exposition Lutte et femme terre qui s’est déroulée du 11 au 21 avril a fait découvrir une nouvelle pratique de la photo. Les personnages de l’artiste sont sans identité, anonymes. Prenant ses sujets de profil ou de dos, le photographe soustrait le visage de ses modèles au regard inquisiteur du visiteur. Pour les femmes, des cheveux artificiels servent de camouflage. Le procédé permet ainsi de ménager la sensibilité de certains. Car, tout en travaillant sur un sujet tabou, le nu, Dago cherche à ne pas déranger les plus fanatiques. Chez le photographe, l’art ne se limite pas seulement à l’originalité dans les prises de vues ; mais aussi à réconcilier une imagination fertile à un contexte culturel souvent contraignant.

Devant l’exposition, l’on s’interroge sur la démarche créative de l’artiste. Son approche est quelque peu singulière, voire déroutante. Sommes-nous devant une peinture ou une photographie ? Où s’agit-il d’un dessin ? Le créateur commence son œuvre par une performance. Il recouvre ses personnages de terre, d’argile ou parfois de poudre de charbon, avant de placer son objectif. Résultat : les clichés hésitent entre peinture et sculpture. A la palette de couleurs, s’ajoutent l’effet de la lumière et la plasticité des corps. Ce qui imprime un certain réalisme au travail du photographe. ‘Dago’ allie ses réflexes de chasseur d’image à des outils tirés des différents métiers qu’il a exercés : designer, graphiste. Les clichés présentés se retrouvent ainsi à la croisée de plusieurs disciplines artistiques.

Parmi les différentes toiles qui ont orné les cimaises de la galerie nationale, certaines décrivent la variation dans la vitesse d’obturation de l’appareil au moment de prendre la photo. Cette technique extériorise ainsi la beauté intérieure des sujets… Le souci de ‘Dago’ est d’abord de faire accepter la photo comme un art.

Fatou K. SENE

Source: Walfadjri

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Mercredi 23 Avril 2008

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