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Etats-Unis: Vers un retrait graduel des troupes américaines de l’Irak ?

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Après la défection de plusieurs leaders républicains, critiquant ouvertement la stratégie de George W. Bush pour l’Irak, le président américain se retrouve de plus en plus dans une situation d’isolement forcé. La Maison blanche tente alors de sauver les derniers soutiens du chef d’Etat, coûte que coûte.



Etats-Unis: Vers un retrait graduel des troupes américaines de l’Irak ?
‘Si vous comptez les voix que nous avons déjà perdues et les voix que nous allons très probablement encore perdre les prochaines semaines, cela donne un tableau vraiment glauque’, confie, sous l’anonymat, un haut fonctionnaire de la Maison blanche au New York Times. En ce début de semaine, le moral est en berne au sein de l’administration Bush. La défection de cinq sénateurs républicains importants, en seulement dix jours, a plongé l’équipe de la Maison blanche dans un état de réflexions fiévreuses. La crainte qui hante les conseillers du président américain : la critique ouverte des quatre contestataires contre la stratégie pour l’Irak pourrait se propager encore davantage au sein de la famille républicaine, privant ainsi le président Bush de ses derniers soutiens au Congrès à Washington. Sans ces fidèles piliers, le chef d’Etat sait d’avance qu’il perdra la bataille sur la stratégie pour la guerre en Irak contre les démocrates, majoritaires aussi bien au Sénat qu’à la Chambre des représentants.
Comment limiter la casse ? Obsédés par cette question, les conseillers suggèrent au président qu’il serait probablement plus sage de prendre les devants en annonçant un calendrier de retrait graduel des troupes américaines des zones d’Irak où elles sont les plus exposées. Même si cette proposition correspond exactement à la stratégie qui a été jusqu’à présent toujours rejetée par George W. Bush, la situation du président est désormais telle qu’une solution doit être trouvée impérativement. Quitte à faire des concessions encore impensables il y a quelques semaines.

Selon le New York Times, Robert Gates aurait des idées bien précises sur la question : le secrétaire à la Défense pousse le président à diviser par deux d’ici la fin de l’année le nombre des unités américaines qui patrouillent dans les quartiers les plus exposées de Bagdad et de la périphérie de la capitale. Les unités restant sur le terrain seraient chargées de missions limitées comme l'entraînement des forces irakiennes, la surveillance des frontières du pays et la lutte contre al-Qaïda en Mésopotamie, un groupe radical sunnite qui se réclame d'Oussama ben Laden.

‘Le président Bush avait dit à plusieurs reprises qu’il voulait donner autant de temps que possible aux 30 000 soldats américains supplémentaires, envoyés en Irak depuis le début de l’année. Et officiellement, ses fonctionnaires et conseillers insistent sur le fait que le président n’envisagerait aucun plan pour un retrait précipité – mais le mot clé semble être ‘précipité’. L’équipe présidentielle est en train d’adapter son message’, rapporte, dans un article paru le lundi 9 juillet, le quotidien new-yorkais qui cite des sources autorisées à la Maison blanche.

Jusqu’ici, l’administration Bush avait pensé disposer de suffisamment de temps pour voir sa stratégie pour l’Irak porter ses fruits. Le 15 septembre, le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, doivent dresser le bilan du renforcement des troupes sur le terrain qui a porté les effectifs américains à près de 160 000 hommes. Mais la défection de quatre leaders républicains, qui se sont ouvertement désolidarisés avec la ligne de conduite de la Maison blanche, a changé la donne.

C’était le très influent Richard Lugar, sénateur de l’Indiana et l’ancien président de la commission des Affaires étrangères au Sénat, qui avaient déclenché l’avalanche il y a deux semaines. En estimant que l’envoi des renforts ne fonctionnerait pas et que la stratégie présidentielle avait ‘perdu le contact avec les intérêts vitaux de sécurité nationale’, le sénateur Lugar a infligé une blessure sérieuse au camp de la guerre, dont il avait été pendant des années l’un des plus fervents partisans.

Son exemple a été depuis suivi par quatre autres républicains, semant une véritable zizanie au sein de la famille politique de George W. Bush. George Voinovich, Lamar Alexander et Judd Gregg ont demandé publiquement au président de changer de stratégie. Le dernier sénateur rebelle en date : Pete Domenici, qui siège à la commission des finances du Sénat, chargée justement d’examiner les dépenses militaires. ‘Je ne veux plus d'une poursuite de la stratégie actuelle. Je ne suis pas partisan d'un retrait immédiat d'Irak ou d'une baisse des fonds alloués à nos troupes. Mais je suis pour une nouvelle stratégie qui permette de dégager nos troupes des opérations de combat et de les faire revenir. J'ai étudié soigneusement la situation en Irak, et je pense que nous ne pouvons pas continuer de demander à nos troupes de se sacrifier indéfiniment, alors que le gouvernement irakien ne fait pas de progrès quantifiables pour faire avancer le pays’, a déclaré M. Domenici le jeudi 5 juillet.

Il est de plus fort probable que le chef d’Etat américain ne soit pas à la fin de ses peines. Cette semaine, le républicain John McCain est attendu à Washington, après son retour d’Irak. Et déjà la Maison blanche tremble devant ce qu’il pourrait dire ce sénateur de l’Arizona. Etant candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle en automne 2008, John McCain a un intérêt tout personnel de se démarquer du président actuel en difficulté. Selon de nombreux observateurs, il n’est donc pas exclu qu'un autre sénateur républicain affirme que la stratégie de M. Bush en Irak soit incapable de permettre au gouvernement irakien de prendre ses propres affaires en main.

Et enfin, le président Bush doit présenter en fin de semaine un rapport préliminaire au Congrès sur l’évolution de la situation en Irak depuis le déploiement des 30 000 soldats américains supplémentaires.

Mais ce rapport n’annonce rien de bon, selon le Washington Post. D’après les informations du journal, le constat serait accablant : le nombre de soldats américains tués en Irak aurait fortement augmenté, tandis que la violence se serait étendue au-delà de Bagdad. Les divisions politiques et confessionnelles, elles, se seraient aggravées à travers le pays.

Source: Walfadji

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Mardi 10 Juillet 2007

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