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Escroquerie : Quand deux « modou-modou » règlent leurs comptes à la barre

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Le prévenu, après avoir fait deux mois en détention préventive, a écopé de 3 mois avec sursis pour avoir frauduleusement soustrait les documents d'un de ses compatriotes en Espagne, avec lesquels il a pu avoir un prêt de 18.000 euros soit 13.500.000 francs CFA à la banque de la victime. Une fois son forfait accompli, le prévenu a pris l'avion pour Dakar, acheté une maison avec l'argent. Mais comme toutes les choses ont une fin, le plaignant a pu le cravater pour le conduire à la barre. Condamné à 3 mois avec sursis, et à payer à la victime la somme de 13.000.000 francs, l'escroc a échappé de peu à une peine ferme.

Les faits ont eu lieu en Espagne, où les deux émigrés Sénégalais se trouvaient ensemble en 2007. Alioune Ndiaye, le plaignant, dépose une plainte au commissariat central des Parcelles Assainies, le 8 mai 2007, contre le sieur Pape Seyni Dia, âgé aujourd'hui de 52 ans. Le plaignant Ndiaye, dans sa déposition, explique qu'il a hébergé le sieur Pape Seyni Dia en Espagne, mais que ce dernier a trompé sa vigilance avant de soustraire frauduleusement ses documents espagnols, notamment le passeport et la carte de séjour. Ne se limitant pas en si mauvais chemin, le sieur Dia s'est présenté à la banque de sa victime, sous son nom, et s'est fait accorder un prêt de 18.000 euros, 13.500.000 francs CFA. Satisfait de son forfait, Pape Seyni Dia prend l'avion pour atterrir à Dakar ; « d'ailleurs, dès que la banque m'a informé, je suis venu le dénicher ici à Dakar, où il a immédiatement reconnu les faits puis m'a fait un acompte de 590.000 francs CFA, me priant de patienter, c'était en 2007, depuis lors il ne parle plus de ce problème d'argent », explique le plaignant. C'est ainsi qu'il a décidé de le traîner à la barre, pour qu'il lui restitue son argent ; « car, je suis acculé par ma banque en Espagne », a déclaré le sieur Ndiaye. Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, le sieur Pape Seyni Dia reconnaît en partie les faits, soutenant par ailleurs qu'il se trouvait en Italie, lorsqu'il a reçu une information faisant état qu'on accordait des dossiers de séjour en Espagne. « J'ai voulu en bénéficier, on m'a mis en contact avec Alioune Ndiaye via un ami. J'ai tout d'abord intégré la société EULEN SA (magasin de distribution des produits chimiques et pharmaceutiques) suite à des tests, cette société m'a fait savoir que les salaires sont virés dans les comptes bancaires », a-t-il narré. Le mis en cause précise que c'est ainsi qu'il a soumis son cas à Alioune Ndiaye, qui lui a remis ses documents non seulement pour avoir un prêt, mais également pour ouvrir un compte. Dans ce contexte, le prévenu conteste l'acte de vol de documents. « Mais pourquoi, vous vous êtes précipité de rentrer au Sénégalais aussitôt obtenu le prêt », interroge le président? Et le prévenu de rétorquer qu'il avait acheté une maison qu'il voulait construire ; c'est ainsi que, peu après, le sieur Alioune Ndiaye est venu le trouver à la maison, qu'ils ont discuté du problème, et qu'ils se sont entendus. « Je lui ai remis un montant de 590.000 francs CFA. Je suis prêt à lui rembourser le reliquat », a confié le prévenu. Le conseil de la partie civile, Me Amadou Sow, dans sa plaidoirie, fera comprendre au tribunal que le prévenu a volé les documents de son client, le passeport et la carte de séjour, avec lesquels il s'est présenté à la banque de ce dernier, pour faire une demande de prêt de 18.000 euros, et qu'après avoir accompli son forfait, le sieur Pape Seyni Dia a pris l'avion, destination Dakar, pour construire une maison. « Aujourd'hui mon client est poursuivi par la banque espagnole, Alioune Ndiaye a subi un énorme préjudice, je demande au tribunal de maintenir dans les liens de la prévention, de le condamner à telle peine que va requérir le procureur et de nous allouer la somme de 12.900.000 francs, et de 2.000.000 francs à titre de dommages et intérêts », charge-t-il. A l'interrogatoire, après avoir qualifié le prévenu d'escroc dangereux, le représentant du ministère public a requis l'application de la loi. Quant au conseil du prévenu, Me Ibrahima Mbengue, il a tenté de sauver son client, soutenant que la partie civile avait bel et bien remis ses documents à Pape Seyni Dia, afin que ce dernier puisse obtenir un prêt à la banque espagnole. « S'il y a faute, c'est à mettre sur le compte de la banque, et non de mon client. Qui a déjà fait deux mois en détention préventive, et il est prêt à rembourser intégralement la somme due, je demande au tribunal de lui faire une application bienveillante de la loi », a plaidé l'avocat. Au délibéré, le tribunal l'a condamné à 3 mois avec sursis, et à payer à la victime la somme de 13.000.000 francs.

Source: L'office

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Lundi 19 Mai 2008

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