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Entretien avec… Donald BARON (Président-directeur général de la Socas) : ‘Nous nous sommes engagés à acheter 80 mille tonnes de tomate en 2008’

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La Société de conserves alimentaires du Sénégal (Socas) s’est engagée à battre en 2008 un nouveau record absolu pour la production sénégalaise. C’est ainsi qu’elle envisage d’acheter l’année prochaine 80 mille tonnes alors que le record de ces dernières était de 71 mille tonnes. La révélation est de son président-directeur général Donald Baron qui, dans l’entretien qu’il nous a accordé, est également revenu sur le partenariat noué avec les producteurs de la filière, avant de s’expliquer sur la concurrence déloyale dont sa société est victime ainsi que sur la fraude.



Entretien avec… Donald BARON (Président-directeur général de la Socas) : ‘Nous nous sommes engagés à acheter 80 mille tonnes de tomate en 2008’
Wal Fadjri : Un atelier-bilan, organisé par la filière tomate, s'est tenu récemment à Saint-Louis pour dresser le bilan de la campagne 2007 marquée par une baisse des achats et tracer des perspectives. Comment appréciez-vous ce bilan ?
Donald Baron : Avec les paysans regroupés autour du Comité national de concertation de la filière tomate industrielle (Cncfti) présidé par Ibrahima Fédior, nous avons une structure interprofessionnelle de collaboration, comme c'est le cas dans beaucoup de filières dans de nombreux pays. Le Cncfti fonctionne à partir des cotisations des paysans d'une part et, à égalité, de celle de l'industriel que nous sommes. Nous étions deux avec la Snti, mais cette dernière société a disparu depuis quelques années. Aujourd'hui, nous sommes le seul industriel à participer dans cette structure. Et après chaque campagne, le Cncfti fait un bilan pour voir comment s'est passée la campagne, diagnostiquer les difficultés, en même temps, préparer la campagne à venir et s'accorder sur les surfaces à exploiter et à mettre en œuvre. Et, pour la campagne 2006-2007, nous avons acheté 52 mille 200 tonnes de tomate. Ce qui n'est pas si mal puisque c'était à peu près la production des deux dernières années. Ces dernières années, nous avons produit un peu plus de 52 mille tonnes, ensuite 53 mille 77 mille tonnes après et, enfin 71 mille tonnes. Disons qu'au-dessus de 50 mille tonnes, ça fait quand même des campagnes relativement importantes. Pourquoi cette baisse par rapport à la précédente saison ? La Socas fait du concentré et, naturellement, comme tout industriel, en vend aussi. Et le marché est, pour l'essentiel, sénégalais. Comme nous avions eu deux très grosses campagnes, des campagnes de plus de 70 mille tonnes, nous avions un sur-stock important de concentré. Par conséquent, nous ne pouvions plus acheter la même quantité de tomate. Avec 52 mille tonnes de tomate achetées, nous avons ramené les stocks à un niveau correspondant à nos possibilités de vente. Nous pourrons ainsi faire la soudure avec la prochaine campagne sans avoir recours à des importations puisque notre but, c'est de traiter la tomate fraîche en priorité et essayer d'en avoir assez pour fabriquer tout le concentré que nous pouvons vendre.

Wal Fadjri : A quand remonte votre partenariat avec les producteurs de la filière tomate ?

Donald Baron : La filière tomate n'a pas toujours existé au Sénégal. Elle date de 1969, même d'un peu avant. C’est quand la Socas qui, à l'époque, était une toute petite structure filiale des moulins Sentenac, a commencé à faire des tests agronomiques dans tout le pays. Aussi bien dans la vallée du fleuive Sénégal que dans le Sine et le Saloum, notamment dans le Baobolon pour ceux qui connaissent et à Kolda, donc en haute Casamance. A l'issue de ces tests agronomiques, nous avons conclu que la meilleure implantation pour la culture industrielle ainsi que sa transformation, c'était la région du Fleuve. A l'époque, il y avait des projets agro-industriels au Sénégal, comme le projet canne à sucre de la Compagnie sucrière sénégalaise installée à Richard-Toll qui était un complexe autonome, totalement privé. Depuis 1970, la Socas est sur le terrain. Elle a commencé avec une toute petite unité industrielle qui était une usine pilote à Ross-Béthio. En 1972, nous avons monté la première usine de Savoigne qui a été quadruplée depuis, ensuite l'usine ultra-moderne de Dagana qui a une capacité de 1 000 tonnes de tomate fraîche par jour comme l'usine de Savoigne. Nous sommes donc capables de traiter près de 2 000 tonnes par jour, c'est quand même significatif. Dans le groupe Sentenac, nous avons pris l'option, dès le départ, de travailler avec des paysans sous contrat comme cela se fait un peu partout dans le monde. D'ailleurs, pour la filière tomate, un industriel qui est là, qui achète la production à un prix garanti et négocié avec les producteurs et qui passe un contrat ferme d'achat, constitue un avantage énorme pour les agriculteurs. Je ne vais pas vous parler, ces dernières années, des difficultés d'écoulement des oignons, aujourd'hui réglées et je souhaite qu'elles ne rejaillissent plus. Mais dans beaucoup de domaines agricoles, les paysans se retrouvent souvent avec une récolte invendue. Nous avons dit que nous allons faire du concentré de tomate à partir de tomates fraîches au Sénégal et nous allons le faire en partenariat avec des paysans à qui nous allons proposer des contrats fermes d'achat. C'est ce que nous avons fait, ça a pris pas mal d'années pour se développer petit à petit, régulièrement. Et depuis quatre à cinq ans, nous sommes au-dessus des 50 mille tonnes. Ce qui fait du Sénégal le premier producteur de concentré de tomate à base de tomate fraîche de toute l'Afrique subsaharienne.

Wal Fadjri : Pour la prochaine campagne, vous ne serez plus seul sur le terrain. Au cours de l'atelier-bilan, le représentant du directeur général d'Agroline a annoncé l'installation d'une usine dans le Fouta. N'est-ce pas une opportunité pour la filière tomate d'écouler plus de produits ?

Donald Baron : Oui et non. Puisque la société Agroline qui avait annoncé qu'elle remontait la filière - je prends son expression - à partir de l'année prochaine, vient d'écrire que contrairement à ce qu'elle nous a dit le jour de la réunion à Saint-Louis, elle n'aurait finalement pas d'usine opérationnelle l'année prochaine. Elle ne pourra donc pas transformer de tomate fraîche en 2008. Nous souhaitons que la société Agroline puisse activer l'installation de son usine dans la vallée, étant entendu que nous accueillerons à bras ouverts les concurrents qui, comme nous, travaillent en achetant de la tomate aux paysans de la vallée.

Wal Fadjri : Qu'est-ce qui explique cette volte-face, selon vous ? Avec ce retrait, n’allez-vous pas devoir faire face à la concurrence déloyale que vous aviez tant dénoncée ?

Donald Baron : Je ne peux pas répondre à la place d'Agroline. Je crois que vous devez interroger M. Athié, le directeur général, sur ses intentions et son programme futur. En tout cas, nous, nous avons fait le pari avec le paysan d'augmenter encore nos achats de tomate. C'est-à-dire que nous nous sommes engagés à acheter 80 mille tonnes de tomate en 2008. Ce qui fait un nouveau record absolu pour la production sénégalaise. On ne peut pas faire mieux. Cela veut dire que nous sommes assez optimistes quant à l'avenir du marché. Pourquoi nous avons porté nos intentions d'achat à 80 mille tonnes ? Parce que nous notons que le marché mondial du concentré est en train de s'assainir, les excédents de stock sur les marchés ont disparu un peu partout dans le monde et la campagne 2007 qui est en cours, à l'heure actuelle, chez les principaux producteurs mondiaux, aussi bien en Europe qu'en Chine ou en Californie, ne semble pas être une bonne campagne. Les cours mondiaux remontant, la fraude va forcément diminuer un peu. Mais, sur le marché, nous sommes confrontés non seulement à la fraude qu'on peut estimer à environ 3 mille tonnes de concentré au moins, quelquefois on parle de 5 mille tonnes par an - ce qui est beaucoup - mais également aux fabrications qui sont faites à partir de triple concentré importé. Ce sont donc les fabrications d'Agroline qui ne sont pas négligeables non plus puisqu'en termes de double concentré, ça représente aussi 3 mille tonnes par an. Et il est évident que ces 3 mille tonnes de concentré, si vous les ramenez à la tomate fraîche, vous multipliez par six, cela fait presque 20 mille tonnes de tomate fraîche. C'est beaucoup.

Wal Fadjri : Et cela vous porte préjudice ?

Donald Baron : Nous n'avons pas la prétention d'être seuls sur le marché. Si nous avons un autre opérateur qui arrive, il est évident qu'il prend sa part de marché. Ce que nous souhaitons et la Socas l'a toujours dit, c'est que tous les opérateurs dans la même filière soient au même niveau, que la concurrence soit loyale. C'est-à-dire ou bien on transforme du triple concentré importé de Chine. Ce que la Socas peut très bien faire aussi, elle l'a déjà d'ailleurs fait dans le passé quand il n’y avait pas assez de tomate fraîche. Ou bien on donne la priorité comme nous l’avons toujours fait, à la tomate fraîche même quand c'est plus cher. Parce que ces deux dernières années, la Socas aurait eu financièrement intérêt à importer du triple concentré plutôt qu'à acheter la tomate fraîche des paysans. C'était plus rentable. Mais nous ne l'avons pas fait parce que depuis qu'on existe, on a toujours donné la priorité à la tomate fraîche.

Wal Fadjri : Et c'est pour éviter cette concurrence déloyale que vous avez accueilli la société Agroline à bras ouverts ?

Donald Baron : Mais bien sûr. Quand les responsables d'Agroline nous ont annoncé que cette fois-ci, ils avaient pris la décision de monter une usine dans la région du fleuve, nous les avons accueillis à bras ouverts. Nous leur avons dit que nous avons déjà eu des concurrents, la Snti par exemple. Nous n'avons pas de prétention à un monopole quelconque dans le secteur de la tomate. La seule chose qu'on demande, c'est que tous les concurrents qui rentrent dans la filière, fassent le même boulot, qu'ils achètent la tomate ou qu'ils la produisent s'ils préfèrent et en ce moment-là, nous sommes sur un pied d'égalité.

Wal Fadjri : Devant cet état de fait, quelle devrait être la position des autorités sénégalaises en charge de ce dossier ?

Donald Baron : Je peux non plus vous répondre à la place des autorités. Mais, ce que je peux vous dire, c'est que le gouvernement suit cette filière de près, s'y intéresse. Et quand je dis le gouvernement, même la plus haute autorité de l'Etat, le président de la République lui-même y est sensible. L'Etat du Sénégal et le gouvernement du Sénégal ont décidé de donner la priorité à la filière tomate fraîche. C'est une décision gouvernementale qui va être mise en œuvre. Au mois de juin dernier, le Premier ministre a d’ailleurs créé un comité de suivi qui est présidé par le directeur du Commerce intérieur, M. Niang. Et c’est ce comité de suivi qui est chargé de suivre l'intégration de la société Agroline dans la filière de la tomate fraîche.

Wal Fadjri : Revenons à la fraude, qu'est-ce qui est fait à ce niveau ?

Donald Baron : La lutte contre la fraude est un problème périodique. Il y a plus de fraude quand les prix mondiaux sont bas. Quand ces prix remontent, évidemment, la fraude diminue. Pour le moment, il y a encore beaucoup de fraude. Les importations de concentré de tomate, uniquement à partir d'Europe - parce que les Chinois ne me communiquent pas leurs chiffres - ont représenté 7 mille tonnes en 2006 pour la Gambie. Les Gambiens, ils doivent être rouges des pieds à la tête si ce sont eux qui consomment tout ça. En fait, on peut estimer leur consommation nationale aux environs de 1 000 à 1 500 tonnes, pas plus. Mais tout ce concentré ne vient toutefois pas au Sénégal. Il y a une partie qui doit partir, certainement, vers le Mali et le reste vient au Sénégal. Nous estimons à partir de ce chiffre-là que la fraude qui entre au Sénégal oscille entre 3 et 5 mille tonnes.

Wal Fadjri : Malgré tout, vous avez récemment décidé d'exploiter d'autres filières…

Donald Baron : Mais bien sûr. Depuis deux ans, nous avons décidé de faire produire du maïs au pays, que nous achetons dans les mêmes conditions qu'avec la tomate. C'est-à-dire en livrer usine avec un prix d'achat ferme. Ce type d'activités cadre d'ailleurs avec le programme du chef de l'Etat. De son côté, la Socas a une activité significative à l'exportation dans les légumes fraîches, notamment les haricots verts fins. Nous sommes dans cette spécialité de haricots le premier exportateur du Sénégal et nous exportons aussi en Italie, depuis peu, de la tomate séchée transformée. Et, depuis plus récemment, nous exportons de la pâte de basilic toujours en Italie qui sert à fabriquer la fameuse sauce italienne, le pesto. Nous exploitons des fermes de près de 200 hectares de goutte-à-goutte, mais cette activité d'exportation, pour la Socas, n’a pas encore des chiffres très importants. Mais ça frôle le milliard de francs Cfa tout de même.

Wal Fadjri : Restons avec les chiffres. A chaque campagne, vous injectez combien dans la filère en moyenne, pour l'achat de la tomate ?

Donald Baron : L'achat de la tomate, pour les petites campagnes qui font un peu plus de 50 mille tonnes, comme cette année, représente près de 2 milliards et demi. Si vous ajoutez le camionnage puisque nous utilisons les transporteurs de la région, plus la caisserie que nous fournissons, ça fait disons entre 3 et 4 milliards par an, voir 4 milliards et demi qui sont injectés dans la région, sur place. Nous faisons un chiffre d'affaires annuel qui est de l'ordre de 14 milliards de francs Cfa hors taxe. Et nous avons largement dépassé les dix milliards d'investissements depuis que la Socas existe. Rien que l'usine de Dagana représente, à elle seule, un investissement d'environ 5 milliards. La Socas faisant tout. Même les boîtes, nous les fabriquons sur place dans l'usine de Savoigne. Nous avons donc une valeur ajoutée très importante dans la mesure où, à part le pétrole, nous n'importons quasiment rien. C'est l'une des filières au Sénégal qui a la plus forte valeur ajoutée sans contestation possible.

Wal Fadjri : Peut-on avoir une idée du personnel ?

Donald Baron : La Socas, c'est à effectif variable. Parce que nous avons une activité de la tomate fraîche, nous la recevons, chaque année, de janvier à mai. Malheureusement, ça a tendance à se resserrer un peu autour du mois de mars-avril. Mais nous espérons, dès cette année, pouvoir ré-étaler la production comme c'était le cas il y a quelques années, ce qui est beaucoup mieux pour tout le monde. La Socas, en effectif permanent, c'est un peu plus de cent personnes. En effectif embauché, avec les saisonniers contractuels dont certains ont un long contrat de 6 mois avec le même statut que les permanents, ça représente presque quatre cents personnes. Et si vous comptez les gens qui sont payés à partir des opérations de traitement de légumes fraîches et autres, on n’est pas loin de deux mille employés en campagne. Mais les paysans qui cultivent la tomate sont au nombre de 12 000 à peu près.

Wal Fadjri : Etes-vous d'avis que la vallée du fleuve Sénégal peut bien devenir la Californie du pays ?

Donald Baron : J'avais dit au président de la République lorsqu'il est venu inaugurer l'usine de Dagana, il y a 3 ans, que l'or du Sénégal n'est pas à Sabodola, il est bien ici dans cette vallée du fleuve. Et j'espère qu'on va vite s'en apercevoir et vite développer des activités agro-industrielles dans cette vallée, car nous avons un potentiel énorme. La vallée du fleuve Sénégal peut devenir une nouvelle Californie. Nous avons des possibilités flagrantes. A titre d'exemple, dans la plupart pays au monde qui produisent de la tomate et du maïs, c'est le cas de la Californie aux Etats-Unis, c'est le cas de pays de l’Europe du sud comme l'Espagne, la Grèce, l'Italie, on peut faire ou du maïs ou de la tomate, mais pas les deux en même temps dans la même année, pour des raisons climatiques. Même en Chine, c'est la même chose. Le Sénégal est l'un des rares pays au monde à pouvoir faire, dans la même année, deux récoltes, une de tomate, une de maïs par exemple. Nous avons un fleuve qui a des disponibilités en surfaces cultivables qui ont été chiffrées, pour le Sénégal, à 240 mille hectares. Aujourd'hui, on en cultive à peu près, en tenant compte de la zone Saed et d'autres installations, 45 mille hectares. Par conséquent, on a encore 240 mille hectares de possibilités de culture, en culture irriguée et en double culture annuelle. Si vous mettez derrière des industries alimentaires pour transformer les productions agricoles de ces surfaces-là, ça fait donc un potentiel de 200 mille hectares.

Wal Fadjri : Sur quels leviers doit-on actionner pour amorcer le développement agricole de cette partie du pays ?

Donald Baron : Il faut d'abord cadastrer la zone, aller dans le sens d'une réforme foncière, tout en donnant la priorité aux gens de la région. Mais il faut donner un statut foncier pour des terres irriguées qui représentent beaucoup d'argent, en fait. Il faut aussi quelques pôles de développement, comme l'avez annoncé le gouvernement, qui vont tirer tout le monde derrière eux, susciter des envies. Mais cela tarde à se faire. Pourtant, dans la nouvelle politique sénégalaise de stratégie de croissance accélérée, le développement de l'agriculture et de l'agro-industrie figure en très bonne place. Pourtant, le développement de la localité par la culture irriguée peut être le point de départ du Sénégal. La culture irriguée n'a rien à voir avec la culture traditionnelle pluviale. La culture irriguée, c'est comme une industrie qui nécessite beaucoup de main-d'œuvre et de moyens.

Propos recueillis par Gabriel BARBIER
Source: Walfadjri

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Lundi 27 Août 2007





1.Posté par sidibé le 25/11/2008 16:59
très sincèrement,je doute que l'on puisse parler de tant il est patent que les producteurs pour la plus grande part d''entre eux ne maîtrisent pas les paramètres et ,n'ont pas de capacités notoires à même de constituer une force de négociation et de proposition soit en amont ou alors en aval.
Pour atteindre 80 000 tonne de tomate fraîche, il suffirait de 800ha dotés d'équipements idoines!!!

2.Posté par DOMON Huberson le 06/12/2008 15:31
Nous somme un organisme dénommé Organisation de l'Alliance Mondiale Pour Le Developpement de l'Afrique (OAMDA) basé en Côte d'Ivoire.Nous comptons produire et exporté 18 000 Tonnes de Tomates par an, suite a cela nous voudrions avoir des coûts de differentes variétée de tomate industrielle

Nos contact: oamondiale@yahoo.fr/ tel: 225 079 219 68
225 014 518 48

3.Posté par AMINATA DIOUF le 26/05/2009 20:56
bonjour je suis étudiante à l'université gaston berger de saint louis option sociologie et souhaite travailler dans le cadre de mon mémoir de maitrise sur le sujet suivant: anlaye des incidences socio-économique et environnementale de l'implantation des agro-industrie dans la promotion du développement local en milieu rural: le cas de la socas

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