Référence multimedia du sénégal
.
Google

Entre l’obligation de l’audit du Fesman III et la nécessité de l’érection du Monument de la Renaissance

Article Lu 1964 fois

Au lendemain de la déclaration de politique générale du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, toute la communauté culturelle du Sénégal a été surprise par les réactions déphasées d’une certaine opposition sur le Monument de la Renaissance au moment où d’autres urgences sont passées sous silence par ces mêmes députés. Nous souhaitions avoir des représentants du peuple issus de l’opposition qui cogiteraient sur des propositions culturelles pour sortir le Sénégal de l’opacité troublante dans laquelle se trouvent tous ces projets culturels lancés par le chef de l’Etat, au lieu de se cantonner dans des jeux verbaux qui n’honorent point le Sénégal du futur dénudé des fanatiques extrémistes (…) et de politiciens nihilistes qui n’ont aucun avenir dans l’immédiat.



Le Sénégal a grandement besoin de propositions culturelles puissantes, mais le président de la République doit ouvrir à la communauté culturelle de la base, la où bat le vrai cœur de la culture des pistes de réflexion par rapport au Monument de la Renaissance, au Parc culturel et au Fesman 3. La pertinence de l’érection du Monument de la Renaissance découle des critiques qui seront proférées par nos contemporains allergiques à la capacité de l’être humain du 21e siècle de porter ses semblables dans le futur et d’y rester éternellement. Le Mémorial de Gorée demeure un indicateur de performance pour le président de la République du fait que ce projet tant décrié par ses proches demeure encore, même à l’état virtuel, beaucoup plus riche et plus important que le Monument de la renaissance. Pourtant, il a été combattu.

Le Monument de la Renaissance a le soutien de la communauté culturelle et des populations. Il doit être érigé la où il est et les générations futures le retiendront et l’affecteront à notre cher Sénégal. Il est une nécessité.

Cependant, force est de reconnaître qu’il existe un déficit de communication pour ce monument dont l’explication artistique et le libre commentaire ne sont pas destinés au citoyen simple. Il faut que l’architecte et la cellule de communication des projets du chef de l’Etat (si celle-ci existe) déplacent ces réalisations vers les créateurs et les populations pour une réelle compréhension : l’appropriation ne passera que par cette démarche de proximité.

Egalement, un autre facteur qui risque de discréditer ce Monument de la Renaissance à l’image des autres projets culturels du président de la république est le manque de transparence sur la provenance de ses fonds. Il vient de s’y ajouter l’aspect subjectif de la forme des grands projets culturels : absence d’appel d’offres à l’image des travaux de l’Apix qui ne souffrent d’aucune contestation. Ces malaises sont à l’ordre du jour et défraient la chronique dans les lieux de rencontre de la communauté culturelle et des professionnels avisés. Le peuple doit savoir et la bonne gouvernance l’exige.

Le Fesman 3, après son report jusqu’à 2010, est toujours d’actualité pour plusieurs raisons et parmi celles-ci, le parfum de scandale qui menace cette institution placée en dehors du ministère de la Culture. Pourquoi en dehors du ministère de la Culture, avec tout ce que ce ministère compte comme techniciens formés et informés, des professionnels rompus à la tâche ? Que reste-t-il des fonds du Fesman 3 après des années de tâtonnement et d’improvisation ? Qu’a-t-on fait du budget alloué aux préparatifs du Fesman 3 jusqu’ici ? Plusieurs questions empêchent d’apaiser les consciences des Sénégalais et sa diaspora.

Il est une obligation aux responsables en charge du Fesman 3 d’édifier les Sénégalais, mais il est aussi une obligation à l’Etat du Sénégal d’auditer cette manne financière. Le Fesman 3 doit répondre aux exigences de la première édition de 1966, dont l’éclaireur est le poète-président Léopold Sédar Senghor. Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a le devoir de l’adapter au contexte nouveau, tout en épousant les valeurs intellectuelles, diplomatiques et administratives de son concepteur. Les dépositaires de l’héritage spirituel et culturel de Senghor doivent s’approprier, à côté du président, ce Fesman 3 qui est encore sous perfusion.

Abdoulaye Mamadou GUISSE Président de l’Observatoire de la musique et des arts (Omart)
Email : omart.sunuculture@voila.fr
Tél : 776195947
Source Walfadjri


Article Lu 1964 fois

Jeudi 6 Août 2009




Nouveau commentaire :
Twitter

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State