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En réponse à l'interpellation de journalistes étrangers : Wade fait appel à des juristes américains pour l’élaboration d’un code de la presse

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Une diversion de plus. Telle est la réaction du directeur exécutif du Comité d’observation des règles d’éthiques et de déontologie (Cored) à l’annonce par le ministère de la Communication de l’appel fait par le chef de l’Etat à des juristes américains pour l’élaboration d’un nouveau code de la presse du Sénégal.



En réponse à l'interpellation de journalistes étrangers : Wade fait appel à des juristes américains pour l’élaboration d’un code de la presse
Le président de la République vient de répondre au Comité pour la défense des journalistes des Etats-Unis d’Amérique qui s’était inquiété des cas de journalistes au Sénégal, révèle le porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, à travers un communiqué de presse. Et selon ce texte, c’est par une longue lettre ‘dans laquelle il relève notamment, outre les explications pertinentes cas par cas, la complexité de la presse sénégalaise’, que le chef de l’Etat explique les difficultés de la presse sénégalaise. Avant de demander au gouvernement américain, par la coopération bilatérale qui lie les deux pays, ‘de lui envoyer deux juristes spécialistes du droit de la presse, pour assister le Sénégal dans l’élaboration d’un code de la presse plus démocratique que celui des Etats Unis’.
Joint au téléphone, Souleymane Niang, le directeur exécutif du Comité d’observation des règles d’éthiques et de déontologie (Cored), pense que c’est encore de la diversion. Car, à son avis, plusieurs constats permettent d’émettre des réserves sur cette décision du président Wade. D’abord, il estime que cette proposition n’est pas nécessaire dans la mesure où il y a un processus en cours pour la réforme des textes réglementaires et législatifs qui régissent la presse sénégalaise. ‘Depuis le forum de Saly en 2000, un processus de toilettage des textes est en cours et plusieurs ministères et membres de la société civile sont en train d’y travailler. Beaucoup d’acteurs ont déjà fait des propositions et il reste à agréger ces textes en attendant que les réformes en cours soient terminées’, souligne-t-il.

Ensuite, Soulyenmane Niang estime que le Sénégal et les Etats-Unis d’Amérique, où Wade veut faire venir ces juristes, sont de traditions juridiques différentes. ‘Sur ce plan, nous sommes plus proches des Français que des Américains’, signale-t-il. Avant d’indiquer qu’au pays de l’oncle Sam, grâce à la ‘Freedom of information act’ (Foia), n’importe quel citoyen américain peut saisir un membre de l’administration de ce pays pour lui demander des informations qu’il est tenu de lui fournir. ‘Si c’est cela qu’on va nous proposer, je dis bravo. Mais je ne suis pas optimiste par rapport à cette annonce. C’est de la diversion qui va nous retarder davantage’, s’insurge le directeur exécutif du Cored. Qui souligne comme autre constat non moins important et qui pourrait rendre difficile le travail de ces juristes américains au Sénégal : le manque de connaissance de nos réalités. ‘Pour ces raisons parmi tant d’autres, je peux dire que ces experts ne feront pas notre bonheur’, prédit-il, tout en indiquant que ‘si nous voulons faire appel à l’extérieur, il y a des organisations tels Article 19, Reporters sans frontières, etc, qui sont plus habilités à accompagner les pays qui veulent aménager ou améliorer leur cadre juridique et réglementaire’.

Pis, Souleymane Niang, qui déclare n’avoir jamais vu un pays qui fait appel à un autre pour élaborer un code de la presse, pense que s’il faut le faire, ‘on n’a pas besoin d’aller loin, car les pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire peuvent bien partager avec nous leur expérience dans ce domaine’, renchérit-il. En outre, poursuit-il, ‘le Sénégal regorge d’excellents juristes, spécialistes du droit de la presse, ainsi que des universitaires de haut niveau qui, de concert avec les ministères concernés, la corporation des journalistes et certaines organisations de la société civile, sont capables de fournir un très bon code de la presse sénégalaise’.

Cette discordance dans les positions est sans doute la preuve que la presse et le pouvoir en place s’entendront difficilement sur cette question. Car, malgré les nombreuses déclarations d’intention, comme le projet de dépénalisation des délits de presse, rien n’a jusqu’ici été fait pour régler définitivement la question du code de la presse sénégalaise. Ce qui fait que le travail des journalistes est quotidiennement remis en question.

Seyni DIOP
Source Walfadjri

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Vendredi 9 Octobre 2009





1.Posté par Salam le 09/10/2009 15:33
Super résume de l'état de notre constitution
par Ismaila Major Fall

http://www.youtube.com/watch?v=RbLjA11j5ks

Merci Monsieur

:up::up::up::up::up::up:

2.Posté par DEUGUE le 09/10/2009 23:04
QUE LES GROUPES DE PRESSE QUI EMPLOIENT LES JOURNALISTES ,RECRUTENT DES VRAIS JOURNALISTES ET VOUS VERREZ QUE IL Y EN AURA MOINS QUI IRONT EN PRISON. TANT QUE CES GENS LA ECRIVENT DU N'IMPORTE QUOI ET SUR N'IMPORTE QUI ET SOUVENT SANS DE REELES SOURCES CA IRA TOUJOURS MAL POUR EUX. IL FAUT FAIRE DES ETATS GENERAUX SUR LE JOURNALISME ET QU'ILS SIGNENT DES CHARTRES SUR LA CALOMNIE , LA NEUTRALITE , EVITER SURTOUT DE PRENDRE PART DANS QUOI QUE CE SOIT. IL FAUT AUSSI QUE LES REDACTEURS EN CHEF PRENNENT LEUR RESPONSABILITE . ON A PAS BESOIN DES AUTRES POUR SE FAIRE DICTER UN COMPORTEMENT. QUE LES JOURNALISTES GRANDISSENT DANS LEUR TETE ET DANS LEUR METIER. UNE PRESSE MEDIOCRE NE PEUT QU'ETRE NUISIBLE POUR UN PAYS QUI A TOUJOURS CONNU UNE PAIX SOCIALE. INFORMER NE VEUT PAS DIRE DEFORMER OU VILLIPENDER.INVESTIGATION NE VEUT PAS DIRE MANIPULATION.UN PEU DE SERIEUX ET DE PROFESSIONNALISME MESSIEURS LES JOURNALISTES ET LE SENEGAL RETROUVE SA SERENITE MALGRE LES DIFFICULTES DE LA VIE . WASSALAM

3.Posté par Bouba le 09/10/2009 23:38
Le droit dit « common law » n’a rien avoir avec le droit dit « civil » pratiqué au Sénégal.
Nous n’avons pas besoins des Américains ou d’autres pour nous expliquer comment faire dans la matière. Encore un fois, c’est encore un leurre passablement grossière.
Oui, une bonne partie de nos journalistes manque une formation et déontologie correcte, et sont malheureusement trop axés sur la politique seulement ; à qui la faute ?
Mais appliquons déjà les promesses de dépénalisation des délits de presse. Un code de déontologie peut être élaboré facilement en concertation avec le métier, mais il faut la volonté de le faire. Tout le reste n’est que du bla-bla! Et qui va encaisser …


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