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Emprisonné avec Idrissa SECK pour atteinte à la sûreté de l'Etat : El Hadj Ndary Guèye réclame dommages et intérêts à l’Etat

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El Hadji Ndary Guèye ne veut pas être le dindon de la farce ‘politique’ dans le feuilleton Wade-Idy qui l'a conduit en prison pendant seize semaines. L'homme qu’on avait alors fait passer pour un élément central dans la communication d'Idrissa Seck, était accusé de complicité d'atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale. Deux ans après avoir bénéficié d’un non-lieu, et au moment où on parle de réconciliation entre Wade et Idy, le journaliste-écrivain qui a été emprisonné à tort, veut que justice lui soit rendue. Il réclame des dommages et intérêts à l’Etat du Sénégal.



Emprisonné avec Idrissa SECK pour atteinte à la sûreté de l'Etat : El Hadj Ndary Guèye réclame dommages et intérêts à l’Etat
On n'avait plus entendu parler de lui depuis sa sortie de prison. Lui, c'est le journaliste El Hadji Ndary Guèye qui avait été embastillé en même temps que l'ancien Premier ministre Idrissa Seck pour complicité d'atteinte à la sûreté de l'Etat. On l'avait accusé à tort de tenir un rôle éminemment stratégique avec l’édition de Cd-rom, du fameux livre ‘Lui et Moi’. Mais également de transfert de documents top secrets à l’étranger pour le compte de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck. Aujourd'hui, cet homme qui avait été alors présenté comme un membre de la cellule de communication d'Idrissa Seck, a senti la nécessité de parler. Et c'est pour demander au chef de l'Etat d’être dédommagé après les préjudices qu'il a subis dans l'affaire Idrissa Seck.
Aujourd'hui que les protagonistes de ce feuilleton qui l'avait conduit en prison semblent sur le point de tourner la page, El Hadji Ndary Guèye ne veut pas être le dindoin de la farce. Et c'est pourquoi, dans une lettre adressée à Me Wade, le journaliste-écrivain qui a passé seize semaines en prison, veut que des dommages et intérêts lui soient accordés. ‘J’ai été embastillé à tort, j’ai souffert dans ma chair et dans mon sang ainsi que mes proches avec toutes les séquelles au plan professionnel que cette incarcération a produites’, écrit le co-détenu de l'ancien Premier ministre. ‘J’attends légitimement de l’Etat, que des dommages et intérêts me soient accordés’, poursuit-il dans sa lettre ouverte adressée au chef de l'Etat.

El Hadji Ndary Guèye qui rappelle avoir obtenu un non-lieu depuis deux ans, revient ici sur les durs moments vécus dans cette affaire où son seul tort était d'être un proche de l'ancien Premier ministre. Donc l'ennemi de l'époque à abbatre. ‘J’ai subi, avant d’aller à Rebeuss, la torture psychologique à la Dic sans la présence de mon avocat, sans assistance de ma famille pour être la victime que l’on voulait’, fait-il remarquer au chef de l'Etat. L'ami d'Idrissa Seck affirme avoir ‘passé 16 semaines de ma vie en détention dans la dignité, sans jamais aller faire un tour au Pavillon spécial quand j’attendais sereinement d’être édifié sur les accusations dont je faisais l’objet et surtout ‘ces preuves’ attendues pour ma condamnation’. Il n’en fut rien, indique El Hadji Ndary Guèye. Puis de s'interroger : ‘Quid du préjudice moral pour ma famille, matériel, financier pour mon entreprise de communication après cette arrestation on ne peut plus arbitraire ?’

L'ancien pensionnaire de Rebeuss, accusé à l'époque de complicité d'atteinte à la sûreté de l'Etat, souligne être retourné, à sa sortie de prison, dans son giron familial, ‘sans le moindre bilan de santé sur ma personne de la part de l’Etat, pour au moins s’assurer que l’ex-détenu, n’a ni troubles psychiques, ni maladies contractées durant mon incarcération dans cet environnement aux conditions de vie ineffables’.

Le but de cette lettre ouverte au chef de l'Etat, explique l'ancien détenu, ‘n'est pas de revenir sur ce dossier douloureux, sur les péripéties de ma mise en examen, sur les conditions de garde à vue dégradante, humiliante dans un pays de droit comme le nôtre où l’on a aboli la peine de mort, mais où hélas le respect des droits de l’homme, reste le nœud gordien de notre justice’. Pendant seize mois, il aura été seul dans une cellule située dans la détention, avec comme seuls voisins des punaises et plein de moustiques. Et pendant seize mois, l’homme dont la santé se dégradait, aura été l’objet d’une interdiction formelle de communiquer avec l’un quelconque de ses co-détenus. D’où le cri d’El Hadji Ndary Guèye, qui est plutôt un cri de cœur d'un citoyen, d’un père de famille ‘esseulé, sans soutien de nulle part, qui estime être lésé dans ses droits fondamentaux’.

Pour rappel, lors de son face-à-face avec la doyenne des juges Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, Idrissa Seck interrogé sur ses relations avec le journaliste-écrivain, avait soutenu avoir rencontré El Hadji Ndary Guèye pour la première fois dans les locaux du tribunal. Et El Hadji Ndary Guèye n'était pas le seul étiqueté proche d'Idrissa Seck à faire la prison. A ses côtés croupissaient également Coumba Gouye Thiam, Hasan Farès, son épouse et sa secrétaire, et Mbaye Coulibaly. Ils avaient tous été arrêtés et placés sous mandat de dépôt pour atteinte à la sûreté de l’Etat, à la suite d’auditions et de perquisitions menées par la Division des investigations criminelles (Dic).

Georges Nesta DIOP
Source: Walfadjri

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Lundi 1 Octobre 2007

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