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Ecole Clemenceau : Coups et blessures volontaires - La victime s'en sort avec une fracture de l'orteil

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La bagarre s'est déroulée à l'immeuble de l'école Clemenceau, au niveau des escaliers du bâtiment. Pour une vieille histoire de rancune qui dormait comme des étincelles dans la cendre, et susceptible de provoquer l'incendie à tout moment. Le corps à corps est survenu entre les femmes qui occupent l'immeuble : une institutrice, sa fille, et une autre qui partage le même immeuble. Pis, d'autres femmes sont venues envenimer la situation. La violence a été telle que l'une d'elles a subi une terrible fracture de l'orteil, occasionnant une intervention chirurgicale. Elle ne peut se déplacer qu'avec des béquilles. Son conseil a réclamé 500.000 francs pour payer les frais d'expertise, les dommages et intérêts lui seront réservés. Le procureur a requis 3 mois avec sursis contre les deux principales prévenues.

Les faits ont eu lieu à l'immeuble de l'école Clemenceau, le 28 novembre dernier, aux environs de 23 heures. Les prévenues ont été arrêtées et déférées au parquet qu'au 6 décembre. Une histoire somme toute banale. L'institutrice du nom de Isseu Sèye, occupe un appartement en bas du bâtiment, la voisine répondant au nom Adama Diagana, se trouve à l'étage supérieur. C'est celle-ci qui était en bisbilles avec la fille de l'institutrice, mademoiselle Ndèye Marie Diagne ; ce jour-là, la fille et la dame Diagana se sont empoignées sur les marches des escaliers, cela à l'issue de propos aigres-doux. Selon la dame Adama Diagana, c'est la fille qui l'a provoquée ; pour elle, c'est plutôt une histoire de rancune, car tout est parti d'un problème de mariage, le 9 juin dernier, au sein du l'immeuble qu'elle gérait. Mais la manière avec dans laquelle elle a drivé le protocole, n'a pas plu à certaines autres femmes, et c'est ce qui est à l'origine de la dite bagarre. Une autre dame du nom de Aminata Diallo, également arrêtée, et a comparu à la barre, pour expliquer que ce jour-là, elle était venue voir la victime, Diagana, mais qu'elle est tombée sur la bagarre, et est simplement pour séparer les antagonistes. Mais que, dans le tohu-bohu, elle a perdu son portable, et qu'au moment où elle était en train de la chercher, on l'a attaquée. Ajoutant que non contente d'ignorer ses salutations, la dame Diagana l'a abreuvé d'injures. Et que c'est sur ces entrefaites qu'une autre dame du nom de Aminata Mbodji est tombée en crise. « J'ai simplement voulu la secourir », a confié la prévenue Diallo. Quant à la demoiselle Ndèye Marie Diagne, elle soutient que c'est la dame Adama Diagana qui lui a tiré les cheveux derrière, et qu'elle a réagi en lui donnant une gifle. La dame Issa Sèye aussi a soutenu qu'au moment des faits, elle dormait, mais que ce sont les cris qui l'ont réveillée. Et qu'elle n'a que calmer sa fille, et la ramener à leur appartement. Deux filles comparaissant en qualité de témoins, ont expliqué au tribunal que la bagarre s'est déroulée entre Ndèye Marie Diagne et Adama Diagana, mais cette version a été balayée d'un revers de main par la déclaration du troisième témoin, un garçon qui dort dans l'immeuble. Car ce dernier a désigné du doigt la dame Aminata Diallo, et Ndèye Marie Diagne, comme celles qui se battaient. Le procureur, dans son réquisitoire, a requis la relaxe de l'institutrice, qui a par ailleurs comparu libre ; pour les deux autres, Ndèye Marie Diagne et Aminata Diallo, il a requis 3 mois avec sursis. Me Jean Pape Sèye, qui assurait la défense des intérêts de la dame Isseu et de sa fille, a précisé qu'il emboîte le pas du procureur, qui a requis la relaxe de Isseu Sèye, avant d'ajouter qu'il a fallu que le procureur tape sur la table pour que les deux femmes soient arrêtées et déférées au parquet. Pour Me Sèye, il y a des gens derrière cette histoire, car la principale personne visée était Isseu Sèye, heureusement qu'on ne l'a pas eue ; et à défaut de la maman, on a attaqué la fille. Ndèye Marie Diagne a dit, n'avoir donné qu'une gifle à Adama Diagana. « C'est la nommée Aminata Mbodji qui a poussé la dame Diagana, et sa chute lui a causé une fracture de l'orteil, nécessitant une ITT de 30 jours », explique-t-il. Me Pape Jean Sèye explique par ailleurs que le certificat médical établi n'est pas conforme à l'état de santé de la victime. « Normalement, elle ne devrait pouvoir venir à l'audience, je demande de leur faire une application bienveillante de la loi », plaide-t-il. Me Moustapha Diop, qui défendait la dame Aminata Diallo, dira que les deux premières témoins ont bien dit que Aminata Diallo n'a pas participé à la bagarre, seul le gardien l'a indexée. « Elle n'a jamais participé à la bagarre. Je demande de la renvoyer des fins de poursuites », argue-t-il. Me Idrissa Sakho, qui défendait aussi la fille, dira impossible, qu'une petite fille puisse se battre contre deux grandes dames. Me Sakho a également mis en cause l'authenticité du certificat médical, « les faits ont eu lieu le 28 novembre, la victime est là à la barre, en béquilles » ; pour Me Sakho, il y a aussi l'excuse de provocation ; « je demande la relaxe pure et simple », plaide-t-il. Me Diagne dira que la dame Aminata Diallo n'a rien à voir avec cette histoire ; « elle s'est simplement interposée entre deux antagonistes, alors je demande sa relaxe », avance-t-il. Me Abdoulaye Seck a abondé dans le même sens que son confrère Diagne, soutenant que la maman de la fille a affirmé que la dame Aminata Diallo n'a jamais participé à la bagarre, et qu'il n'y a aucune preuve concernant sa participation ; demandant alors au tribunal sa relaxe. Me Biram Sassou Sy, qui assurait les intérêts de la victime, Adama Diagana, dira que cette affaire aurait pu trouver une solution à l'amiable ; pour Me Sy, c'est une bagarre, donc il faut savoir raison garder ; estimant que le plus important dans cette affaire, c'est la blessure de la dame Diagana, qui a subi une fracture de l'orteil, et qui ne peut se déplacer qu'à l'aide de béquilles. Pour Me Biram Sassou Sy, il y a eu une bagarre générale, provoquée par la dame Sèye. « Nous demandons 500.000 francs pour couvrir les frais d'expertise, mais aussi, qu'on nous réserve les dommages et intérêts », plaide-t-il. Au délibéré, Isseu Sèye a été purement et simplement relaxée. Quant à Adama Diagana, Aminta Tall et Nèye Marie, elle ont toutes été condamnées à payer chacune une amende de 50.000 francs. En sus de l'amende, Aminta Tall et Ndèye Marie payeront chacune des dommages et intérêts de 75.000 francs Cfa.

Source: L'office

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Mardi 11 Décembre 2007

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