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EXTRAIT DU NOUVEAU LIVRE DE WADE

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De l’énigme entourant le lieu de sa naissance (Saint-Louis ou Kébemer) à l’exercice du pouvoir, en passant par sa longue traversée du désert dans l’opposition, le Président Abdoulaye Wade dit tout. Dans Une vie pour l’Afrique qu’il dédicace ce soir, en grande pompe à la résidence de l’ambassade du Sénégal à Paris, Me Wade répond aux questions de deux journalistes. Les premiers entretiens menés dans la perspective de ce livre ont commencé en 1988, indique l’éditeur Michel Lafon. Les derniers ont repris à l’automne 2005 avec Gilles Delafon, après le décès de Jean- Marc Kalflèche, et se sont prolongés jusqu’en 2007. Dans ces lignes, Me Wade n’a pas déroger à ce qui est devenu sa règle favorite : se défouler sur la presse. Il s’est lâché sur ses «brebis galeuses» qui gangrènent le milieu, mais aussi sur certains «patrons» de presse. Il a aussi admis des erreurs, mais, tenez-vous bien, «d’appréciations». L’ancien Président Diouf et le Ps ont aussi leur dose dans ce volumineux livre de 445 pages réparti en 10 chapitres. Par-delà leur nature «antidémocratique», les socialistes sont accusés d’être les vrais responsables du naufrage du bateau Le Joola, en septembre 2002. Mais, le côté le plus insolite de ce livre se trouve, sans doute, dans la confidence de Wade qui estime que la Case des tout-petits est restée la plus grande fierté de son premier mandat. Par contre, l’une des facettes les plus énigmatiques, mystérieuses, réside dans son appréciation du coup de marteau asséné à Talla Sylla.



EXTRAIT DU NOUVEAU LIVRE DE WADE
L’OPPOSANT WADE FACE AU REGIME DE DIOUF

«Trois mois après son accession au pouvoir, soit en 1981, son Premier ministre entreprit de modifier le Code électoral sénégalais. Le nouveau, qui fut adopté au mois de juin, supprimait de fait les garanties que nous avions obtenues à l’époque de Senghor. Il n’y avait désormais plus d’assesseurs dans les bureaux de vote : les trois membres, président, assesseur et secrétaire, seraient tous nommés par le préfet, qui les choisirait sur une liste établie par le ministre de l’Intérieur, recueilleraient préalablement l’avis du Parti socialiste (…)

C’est donc au terme d’un simulacre d’élection que, le 27 février 1983, M. Diouf se fit élire président de la République, avec un résultat officiel de 84%. Aux élections législatives, le Ps, son parti, s’octroya cent onze des cent vingt sièges de l’Assemblée, le Pds en obtint huit. Pendant des années, les difficultés du Sénégal sont venues de ce scrutin de 1983 (…)

Au mois d’août 1983, cinq mois après les élections du 27 février, il a été obligé de lancer un appel à l’opposition pour un consensus national. Or, quelqu’un qui a recueilli 84% des voix n’a pas besoin de consensus national six mois après. Logiquement, il aurait pu se contenter de sa majorité proclamée pour gouverner (…)»

VOLONTE DE DIOUF DE LIQUIDER LE PDS ?

«Absolument, et c’est Jean Collin qui s’est chargée de la besogne (…) Supervisée donc par Collin, l’offensive pour détruire le Pds - et moi avec - commença. Et pour mes adversaires tous les moyens étaient bons. Il y aura en particulier dans mon parti une série de démissions, provoquées par la corruption notamment, l’argent, l’offre de villas, les pressions. Alors qu’en 1978 j’avais eu dix huit députés, le gouvernement en fit démissionner neuf, amputant notre groupe à l’Assemblée de 50% de son effectif (…)

Mais l’un des plus grands dangers que j’ai eu à affronter et qui, cette fois, aurait pu m’emporter, a été une machination ourdie contre mon parti, connue sous le nom de «l’affaire des armes de la Libye». Cela se passait avant les élections de 1983. J’ai été sauvé par la conjonction de trois éléments. D’abord le hasard, qui a voulu que je fusse absent de Dakar au moment du déclenchement de l’affaire, puisque j’étais en France ; ensuite l’attitude de Abdou Diouf et de Jean Collin, qui ont résisté aux pressions de certains membres de leur entourage, le Premier ministre Habib Thiam notamment, enfin le courage et l’indépendance des magistrats sénégalais saisis de l’affaire (…)

C’est donc dans cet état d’esprit que notre bureau politique répondit positivement à l’appel de Diouf, étant précisé que nous étions le seul parti du Sénégal à avoir accepté de le faire. Abdou Diouf me reçut le 16 ou 17 juillet 1983, si je ne me trompe, pour me dire : «Ne parlons plus des élections. C’est du passé.» (…)

Six mois plus après, en août, s’est posé un grand problème au Sénégal : la Banque mondiale avait posé, entre autres conditions à de nouveaux prêts, le réajustement des prix des denrées de première nécessité, jusque-là subventionnées, disait-on. C’était l’opération «vérité des prix». Le riz, aliment de base des Sénégalais, presque totalement importé, était vendu à un prix trop bas par rapport au cours mondial, selon les experts. Il fallait donc supprimer la subvention d’Etat et augmenter le prix du riz, ce qui devait encourager la production locale, soutenaient les experts de la Banque mondiale. (…)

Après avoir détaillé les mesures qu’il allait prendre, Abdou Diouf me demanda mon avis. Ma réponse fut : «Ce sont des mesures très dures, surtout pour les militants de mon parti, qui sont des paysans» (…) Il me répondit : «Je vous ai informé de la décision que j’ai prise.» Et nous nous sommes quittés.

Le soir même à 20 heures 30, au moment des informations à la radio et à la télévision, l’hymne national fut suivi d’une déclaration solennelle du président de la République. A la fin, le speaker enchaîna sans transition : «Le président de la République a reçu aujourd’hui maître Abdoulaye Wade, secrétaire général du Parti démocratique sénégalais.» J’étais stupéfait de la manœuvre qui venait de s’opérer ! Diouf avait lié mon nom à ses mesures, qu’il savait impopulaires, et tenté ainsi de faire croire qu’il avait eu mon aval.

Dès le lendemain, le Parti socialiste se mit à exploiter l’opération. Ses responsables se répandirent en ville et en brousse pour contenir la colère des populations en expliquant : «Vous voyez bien ? Abdoulaye Wade, lui-même chef de l’opposition et grand économiste, a donné son accord et soutient les mesures. C’est dire qu’il n’y avait rien d’autre à faire.» Jamais je n’ai eu autant d’éloges de mes adversaires ! Fallait-il opposer un démenti ? (…) Malgré la pression du parti, je pris ma décision en solitaire : pas de démenti dans l’immédiat (…) Au bout de quelques jours, je fis finalement un démenti indirect par une déclaration au quotidien Takussaan, qui titra en première page sous mon nom : «Je peux abaisser le prix du riz.» (…)

C’est pourquoi, j’ai dit que Senghor et moi, tout en étant adversaires, parlions le même langage, tandis qu’entre Diouf et moi, la distance était grande. Ce que j’attendais de lui, c’était qu’il donne des garanties objectives de régularité des élections, au lieu de se contenter de répéter : «Faites-moi confiance, je m’en porte personnellement garant.» J’avais l’impression de vivre dans un Moyen Age ante droit où, lorsque moi je parlais démocratie, mon adversaire, lui, se référait à la «volonté divine» ! (…)

SUR L’ASSASSINAT DE ME BABaCAR SEYE EN MAI 1993

«Nous avons fait voter récemment une loi d’amnistie qui interdit de parler des faits. Premier magistrat du pays, je ne voudrais pas violer la loi que je suis chargée d’appliquer.»

LES FRUSTRATIONS DU POUVOIR

(…) Mais à partir de 2002, les choses se sont compliquées, la presse s’est montrée notamment beaucoup plus critique à votre égard. Y a-t-il un moment où vous avez senti que cela devenait plus difficile ?

«Heureusement, vis-à-vis des paysans, des masses rurales, j’étais encore en état de grâce… C’est un paradoxe, mais c’est comme ça. Mais lorsque j’ai vu que la presse qui m’avait accompagné et soutenu pendant la campagne électorale de 2000 a commencé à se retourner contre moi, à partir effectivement de 2002-2003, je n’ai pas compris ce qui se passait. J’ai trouvé que ces attaques étaient très injustes. Pour un oui, pour un non, elles fusaient de partout avec une rare violence, contre moi, contre ma famille… Des personnes bien intentionnées sont venues m’expliquer qu’il y avait eu une incompréhension entre la presse et moi.

Comment expliquer que ceux qui avaient une part certaine dans la victoire de l’alternance et de la démocratie aient pu, aussi facilement, se positionner en adversaires en face de moi ? En y réfléchissant, je me suis aperçu qu’une sérieuse erreur d’appréciation a dû être commise, par excès de générosité. En effet, dans la gestion des libertés, certains de mes compatriotes ont mis totalement de côté les volets responsabilité, sens de l’équilibre et de la mesure. Peut-être, en voulant aller trop vite, ai-je contribué involontairement à créer une telle situation ?

Je peux même aller plus loin pour admettre sans ambages que j’ai commis une erreur : c’est d’avoir, par la Constitution, libéralisé au point que, tout citoyen qui veut créer un journal, peut le faire sans autorisation. Du régime de l’autorisation, on est passé de façon abrupte et sans transition à celui de simple déclaration. Je n’avais pas pris le soin d’insister sur les qualités professionnelles et morales requises, sur la nécessité d’avoir des diplômes et une formation pour exercer le métier de journaliste. Résultat final, il y a trop de journaux, écrits dans un français approximatif, qui ne vivent que de gros titres souvent commandités. On voit apparaître des financiers qui créent des journaux pour s’en servir comme moyen de pression, la qualité de «patron de presse» ne nécessitant aucune compétence professionnelle particulière. Au total, notre réforme, trop libérale, ne profitait pas aux vrais journalistes, ceux pour lesquels j’avais la plus grande admiration, pour les avoir vus suivre ma campagne de jour comme de nuit dans des conditions très dures. C’est pourquoi nous avons annoncé une nouvelle réforme disant que le journalisme ne pouvait pas être le seul métier que l’on embrasse sans aucune exigence d’aptitude professionnelle, avec le dessein préconçu de régler des comptes (…).

Un professionnel de la communication me disait un jour : «Avant, au Sénégal, quand on voulait faire de la politique dans l’opposition, on créait un parti, même sans représentativité réelle, et on tirait à boulets rouges sur le régime ; aujourd’hui, pour éviter d’entretenir un appareil politique et des militants, on crée un journal dit d’information, avec un ou deux professionnels, et embouche la trompette de l’opposition systématique contre le président, ses proches et ses collaborateurs. Et de la sorte, on se fait connaître.» (…)

En fait, je me suis rendu compte rapidement qu’en augmentant le budget de la presse, je ne finançais pas la presse et les journalistes, mais plutôt certains patrons de presse qui conservaient l’argent par-devers eux, sans rien donner aux journalistes. Donc quand j’ai constaté que les dérives continuaient, j’ai simplement décidé d’affecter les 300 millions à quelque chose qui serait également utile à tous au lieu de profiter à quelques-uns. C’est ainsi que j’ai pris la décision de construire une maison de la presse moderne et équipée pour les journalistes, avec des ordinateurs, des fax, Internet, et même quelques studios pour loger les invités de passage. L’appel d’offres sur la conception architecturale et le cahier des charges a été lancé, et l’architecte choisi.

Aujourd’hui, l’insuffisance de professionnels formés et armés d’une forte éthique contre les tentations du journalisme alimentaire fait que, dans certains journaux, vous remettez 20 000 francs Cfa (30 euros) à un journaliste et vous avez le titre que vous voulez à la une. Nous en sommes là, à cette déviance totale, véritable menace pour notre pays qui est en quête permanente de liberté, de démocratie et de respect de la dignité des citoyens. (…)

La plupart des gens qui vendent sciemment des fausses nouvelles ou des injures ne sont pas de vrais journalistes. Ils n’ont jamais fait d’études pour cela et ne sont sortis d’aucune école professionnelle. Prenez un individu qui n’a qu’un vague brevet d’enseignement général et trouve une place dans un journal. La première chose qu’il fait, c’est attaquer violemment le Président, se payant par la même une tranche de célébrité. C’est un jeu qui est très tentant, surtout quand il n’y a pas de risque réel. (…)

Dans certains pays, les radios sont limités en matière d’informations politiques, alors qu’au Sénégal, chaque radio peut créer une quelconque tribune politique et ouvrir son micro à n’importe qui, même quelqu’un qui profère des injures contre des personnalités politiques ou de paisibles citoyens.

C’est évidemment trop tard pour leur ôter ce droit ; il faut donc légiférer, mettre des garde-fous, pour que n’importe qui ne puisse sentir autorisé à attenter aux droits et libertés des autres et à leur honorabilité. Je me suis renseigné : dans certains pays, la question est réglée par des amendes très fortes, de 200 000 à 300 000 dollars en cas de diffamation. J’ai donc exposé au ministre de la Communication les grandes lignes de ma conception, afin qu’il en discute avec les journalistes qui, eux, m’ont déjà présenté un mémorandum. A noter que, contrairement à ce qui se dit, ils ne demandent pas vraiment la dépénalisation totale mais le remplacement des peines de prison par des amendes légères. Nous sommes en train de discuter. (…)»

«Mais pour certains Sénégalais, le tournant de votre Présidence semble avoir été le drame du Joola (…) La gestion gouvernementale de cette catastrophe n’a-t-elle pas contribué à mettre fin à l’état de grâce ?

Pas du tout. La question du Joola c’est d’abord de la malchance, parce que le véritable responsable du naufrage est le régime précédent. Depuis 1997, il permettait la surcharge de ce bateau. Malheureusement, l’accident est arrivé pendant que j’étais au pouvoir. Mais je pense que j’ai bien géré. A l’époque, Idrissa Seck était Premier ministre, et alors que les familles des victimes avaient négocié avec lui une somme globale d’indemnisation de 9 milliards Cfa, je leur en ai donné 20 ! (…) Aujourd’hui, tout le monde a été indemnisé et la Commission dissoute, faute d’objet. (…)

Par ailleurs, les familles des victimes du Joola me sont très reconnaissantes de ce que j’ai fait, parce que d’une part, j’ai sanctionné sévèrement les responsables civils et militaires, d’autre part, j’ai doublé le montant des indemnités réclamées par les familles. Tout le monde a beaucoup apprécié.»

«(…) Vous avez démocratisé leur (les Sénégalais) vie politique, mais avez-vous suffisamment amélioré leur niveau de vie ?

Oui, j’ai amélioré leur niveau de vie ! Pour preuve, en 2005, pour la première fois de l’histoire du Sénégal indépendant, nous avons maintenu pendant deux années successives un taux de croissance économique supérieur à 6%. Tout cela avec une remarquable tenue des finances publiques, dans un environnement international particulièrement défavorable en raison de la hausse du prix du pétrole. (…).»

«Vous avez votre franc-parler et on dit que vous êtes autoritaire. Est-ce que vous acceptez cette critique ?

Celle du franc-parler, oui. (…) En revanche, si être autoritaire, c’est décider sans consulter personne et imposer des décisions de manière irréversible, non, je ne suis pas autoritaire ! Mais, si être autoritaire, c’est d’avoir de l’autorité, c’est vrai, j’en ai. Heureusement. Mais il se trouve qu’il ne m’arrive presque jamais de prendre une décision sans consulter mon entourage, je vous assure (…)

(…) en Conseil des ministres, à l’époque de Diouf, les ministres ne faisaient pas d’intervention sur les questions soulevées. Il n’y avait pas de débat. Diouf a reconnu que nous avions donné vie au Conseil des ministres en introduisant la discussion. Aujourd’hui, il m’arrive souvent de me rendre en Conseil des ministres avec des décisions en tête et de changer d’avis suite aux interventions des ministres (…).»

«Vous avez dit : je suis pour la culture du résultat. Vous l’exigez toujours de vos partenaires ? Absolument ! J’ai dis aux ministres qu’on n’a pas le droit à l’erreur. Vous savez, dans ses rapports avec les bailleurs de fonds, le gouvernement socialiste avait sien un slogan : «Reconnaissez-nous le droit à l’erreur.» La formule est belle, mais c’est la porte ouverte au laxisme. Cette requête est même aberrante et saugrenue. Non, quand on est responsable, on n’a pas le droit à l’erreur. L’erreur d’un ministre peut coûter très cher (…)

Je n’ai pas conscience d’en avoir commis beaucoup (d’erreurs), puisque, encore une fois, je discute beaucoup avant de prendre une décision. Mais j’ai commis des erreurs d’appréciation comme tout le monde (…) Mes erreurs sont de portée limitée. Je n’ai pas commis d’erreur sur le plan politique, car cela aurait entraîné des pertes énormes ; un mauvais projet, un projet mal ficelé ont des conséquences financières graves. Par contre, je pourrais citer des erreurs catastrophiques de nos prédécesseurs, des erreurs que nous sommes encore en train de payer. Mais dans mon appréciation des hommes, je me suis souvent trompé.

Ah oui ? Pourquoi ?

Parce que, a priori, je ne peux pas comprendre que quelqu’un soit méchant ; c’est contraire à ma philosophie. Je sais que cela pourrait traduire une certaine naïveté de ma part (…) Je me suis disputé plusieurs fois avec ma femme, après le départ d’un visiteur, quand elle portait sur lui une mauvaise appréciation ou me demandait de m’en méfier. Je lui reprochais alors d’être pleine de préjugés. Hélas, souvent c’est elle qui a raison !»

«(…) Comment avez-vous vécu ces dernières attaques ?

Il y attaque et attaque (…) D’ailleurs, quand j’ai décidé de créer un parti d’opposition, mon père m’a dit :

-As-tu peur de la prison,

-Non !

As-tu peur de mourir ?

-Non !

-Alors, tu peux y aller.

Nous avons les traditions d’une famille qui perpétue le sens de l’honneur. C’est pour cela que je laisse passer les attaques politiques, celles qui portent sur les idées, les projets, les programmes. Mais ce qui fait mal, ce sont les attaques personnelles. Je m’attendais à tout dans la politique, sauf à cela. Si dans toutes les familles de cadres de notre pays, le père, la mère et les enfants travaillaient comme nous, le Sénégal aurait vite changé. Nous, nous ne connaissons que le travail, c’est notre péché, peut-être.»

«(…) Comment réagissez-vous lorsqu’on dit que vous êtes derrière le tabassage à Dakar de l’opposant Talla Sylla ?

On dit toujours des choses sans pouvoir les prouver. M. Talla Sylla a pu être tabassé par des quidams. Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous dire qu’il est venu me voir récemment et que nous avons parlé de choses et d’autres, en toute décontraction. Figurez-vous qu’il m’a dit : «M. Le Président, je suis venu vous annoncer que je veux être président de la République.» Je lui ai demandé : «Comment comptes-tu t’y prendre ?» Sa réponse n’a pas tardé : «En suivant vos traces.»

Je comprends que vous soyez étonné de ce type de relations. J’ai payé les études de Talla Sylla à Grenoble et ses dettes à Londres. Rentré au Sénégal, il s’est engagé à mes côtés avant d’aller créer son parti.

C’est un garçon remarquable d’intelligence et de courage. Je l’ai apprécié dans ma proximité en brousse durant une campagne de tous les dangers. Le jour où il se «tassera», il pourra devenir une des personnalités du Sénégal, assurer des responsabilités positives et pas seulement une opposition sans constance réelle. Mais en est-il capable ? C’est une autre paire de manches. Il m’a dit qu’il a changé. Je l’espère pour lui.

S’agissant de ce qui lui est arrivé, je crois qu’il a été très imprudent. Si quelqu’un, dans la rue ou sur les ondes, se mettait à insulter un khalife ou le pape, qui dispose de millions de fidèles, il courrait le risque de déclencher des réactions spontanées et violentes, sans que celles-ci aient été télécommandées. Eh bien, dites-vous que des millions de militants et de fans vibrent dès qu’ils entendent mon nom. De sorte que des attaques publiques contre ma personne relèvent de l’imprudence et non de l’imprévisibilité.

Laissez-moi encore vous dire quelque chose sur les attaques et les insultes. La violence appelle la violence et, dans nos pays, la violence verbale appelle la violence physique. Malheureusement. Dans nos traditions, l’insulte, comme on disait chez vous au Moyen Âge, se lave dans le sang. Notre société est encore largement féodale dans les esprits (…)

Faute de ne pouvoir, aujourd’hui, punir immédiatement quelqu’un qui vous insulte, admettez qu’on en souffre, en attendant que la justice de la République répare les torts (…)»

«Avec le recul, après votre premier mandat, de quelle réalisation êtes-vous le plus fier aujourd’hui ?

C’est vraiment de la Case des tout-petits que je suis le plus fier. C’est moi qui ai dessiné cette case avec un signe distinctif qui fait qu’on la reconnaît de loin. C’est moi qui en ai conçu la structure et un architecte a fait les plans sous mon contrôle.»

Rassemblés par Thierno DIALLO - Correspondant permanent à Paris

Source: le Quotidien

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Mercredi 14 Mai 2008





1.Posté par alou le 14/05/2008 16:20
la CASE des tout-petits est une foutaise-La preuve pourquoi elles ne sont pas installées à TOUBA?

2.Posté par alou le 14/05/2008 16:28
Touba est notre reference.ET ns savons tous que si la Case des tout-petits pouvait servir quelque choses à ce lieu saint le marabout l'aurait accepté

3.Posté par alain le 14/05/2008 16:44
on s en fout du livre ............le peuple a besoin de quoi mange.......voila que le viel laisse le pays dans le desstre total pour aller dedicacer un livre.............le pays doit savoir que c est ce wade qui va nous delivre de la pauvrete.........au lieu d aller voir les paysan dans la brousse pour les reconforter..........et trouver des solutions a la veille de l hivernage.........le vieil se rend en france avec tout son m boutail........pour la java........a paris......le peuple doit revoir sa position et savoir que c est ce viel qui va rendre le pays emergeant.......................

4.Posté par dibi le 14/05/2008 18:19
fous-nous la paix avec tes histoires a dormir debout. t'es qu'un franc-macon et incapable de gerer ce pays dans la paix. wade un vrai megalomane et manipulateur de consciences. que la foudre du bon dieu s'abatte sur toi et ta famille.

5.Posté par laylow le 15/05/2008 01:22
Gorgui dou moromou xaléyi, pabi ponkal là.... La preuve il mène le débat au sénégal à sa guise. Foumou fété walla foumou diokhogne rek gneup xoole fofou wala di wakh si lolou.... Après l'article 27 qu'il a agité pr une semaine de diversion, c'est l'heure de son autobiographie avec ttes ses révélations, et on est encore parti pr quelques semaines d'oubli du coùt élevé des denrées de 1ere nécessité. Talla Sylla tu as vu juste dé, fais comme wade si tu veux un jour devenir prèsident, mais soit plus responsable comme le conseille gorgui.

6.Posté par xibar le 15/05/2008 02:33
ay douli néne. Wade ne peut pas dire la verité. C'est contraire à sa nature. Quelqu'un qui est capable de mentir sur son lieu de naissance est capable de tout. Wade est un grand complexé. Tu va mourrir un jour dans l'anonymat et l'histoire retiendra qu'une chose: wade prersident menteur, hypocrite et dictateur. Yalla minguilaye khar. Dieu est patient.
wa salam. Et n'oublie pas que le peuple a faim et il attend une solution de vous.

7.Posté par deep noise le 15/05/2008 16:16
aprés l'avoir tant supporté pendant les éléctions de 2000, j'ai pu le haîr comme personne au monde car me réveillant et voyant la misère prendre de l'ampleur devant chez moi pendant que des marabouts, des politiciens sans scrupule comme idy ou des griots devenir des minitres ou encors les prix grimpés sans que le niveau de vie ne suive. j'ai faillit pleuré pendant les éléctions de 2007 quand il a été élu au premier tour. il a réussit a bluffé le pays par des routes qui n'en finissait jamais alors que des regions comme saint louis possédent des routes impraticables. mais qui élire? c'est pourquoi je hais cette opposion qui profite des faiblesses du pays pour se rassembler, c'est connu que pendant les temps de soudure une la révolte est le meilleur reconfort. j'ai peur que dans ces 12 millions d'habitants que le sénégal porte aucuns futur responsable président et conscient des problémes du sénégal ne s'est encors montré. tous avide de pouvoir. shamelesss!!!! ce qui ne met en rien en doute l'intelligence et les capacités de gouverner de wade ainsi que son inventivité, mais il faut le dire en toute objectivité il N'EST PLUS L'HOMME DE LA SITUATION. WAKE UP SENEGAL ! il ne faut que karim nous gouverne et ni le ps ou encors les autres de sigill sénégal ou rewmi car si le sénégal n'ose plus lever fieremment sa tête c'est grace à eux.

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