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EXCLUSION - Difficultés d’une entreprise : Jls mise à la diète forcée

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EXCLUSION - Difficultés d’une entreprise : Jls mise à la diète forcée
Des marchés de l’Anoci en passant par nombreux autres marchés des travaux publics qui se négocient dans le pays, la société Jean Lefebvre Sénégal, appartenant à l’homme d’affaires Bara Tall, est systématiquement mise à l’écart, sous divers prétextes. Ce qui ajoute à ses difficultés.

Ceux qui avaient cru que la libération de Bara Tall de prison, du fait de son implication dans le dossier des Chantiers de Thiès, indiquait la fin du contentieux qui a opposé le dirigeant d’entreprise avec les plus hautes autorités de l’Etat, sont priés de revoir leur copie. Le fait même que le patron de Jls ait été reçu, à sa sortie de prison, par le président Wade, n’a pas permis d’apaiser les tensions. M. Tall souligne dans son mémorandum, que «c’est à contre-courant de cette volonté d’apaisement manifestée et médiatisée que s’est développée et amplifiée une autre forme de «guerre» cette fois-ci, contre Jls». La guerre a pris aujourd’hui plusieurs formes, dont celui d’un harcèlement fiscal tous azimuts. Par ailleurs, alors que l’Etat reste lui devoir de l’argent dans les Chantiers de Thiès, il lui cherche la petite bête dans les quelques maigres travaux qui lui sont encore confiés. Les pénalités de retard de livraison de chantier, qui sont prévus dans les cahiers de charge, sont chaque fois qu’il est possible, appliquées à la lettre, même quand il s’agit des chantiers qui, trois ans après leur livraison, n’ont pas été payés.

Les conseils de M. Tall citent, en plus des Chantiers de Thiès, les cas de la route Diana Malary-Carrefour 22 dans la région de Kolda, du tronçon Diamniadio-Thiès, ou de l’entretien de la route Mbour-Joal.

Ce qui est grave, c’est que les montants dus à Jean Lefebvre Sénégal avaient été votés dans les différents budgets, mais cela n’a pas empêché l’Etat de les détourner vers d’autres besoins et d’autres destinataires. D’autre part, depuis que Bara Tall n’a pas voulu se ranger du côté de Me Wade dans son conflit politique contre Idrissa Seck, qui a servi de soubassement à l’affaire des Chantiers de Thiès, son entreprise a été privée de toute commande publique, le chantier de l’autoroute à péage, piloté par l’Apix, dans son tronçon Colobane-Rond point Patte d’Oie, étant en quelque sorte son chant du cygne. Le mémo de Bara Tall déplore : «L’ostracisme dont Jls fait l’objet de la part de l’Etat et de ses démembrements dans les appels d’offres, pour le mettre hors course à chaque fois. Soit en amont, en écartant nos offres qui sont moins-disantes, ou en n’ouvrant même pas nos plis pour des motifs fallacieux ; soit en aval, en annulant les appels d’offres pour lesquels nous sommes provisoirement adjudicataires.»

L’un des exemples les plus flagrants de cet ostracisme, est le marché de la route entre la Patte d’Oie et l’Aéroport. Jls a été écarté lors du dépouillement, sans que son offre ne soit même ouverts, sous le prétexte que l’entreprise n’avait pas convenablement exécuté un marché qui était en cours. Les maîtres d’œuvre ne se préoccupaient pas que, ce faisant, ils étaient en train de violer des dispositions de leur propre cahier des charges.

Sur un autre marché, financé par l’émirat du Koweït, Jean Lefebvre Sénégal a été écarté sous le motif très gros, que son partenaire sur ledit chantier, n’était pas une entreprise koweitienne. Les accusateurs se sont contentés de porter l’accusation et de prendre des mesures d’exclusion contre Jls, sans se soucier d’apporter la preuve de leurs assertions. On a pu également constater que Jls a été la grande absente des juteux marchés de l’Anoci, dont Bara Tall lui-même, avait, à une époque, affirmé qu’ils avaient été répartis directement par le staff dirigeant de l’agence, avant le dépouillement officiel des dossiers d’appel d’offres. Pourtant, sur plusieurs de ces marchés, et Le Quotidien l’avait écrit en son temps, la société de Bara Tall avait été la moins disante.

Toutes ces tracasseries à son endroit ont fini par avoir des lourdes conséquences sur la santé financière de l’entreprise, et sur ses relations avec ses partenaires. Pour en revenir à son mémo, Bara Tall note : «Le non-paiement des créances dues par l’Etat et ses démembrements a fortement obéré la trésorerie de l’entreprise, la mettant dans une situation où elle a du mal à faire face à ses engagements. Ainsi, nos partenaires ont subi des retards de paiement sur leurs factures, les salaires qui étaient payés entre le 20 et le 25 du même mois, sont maintenant difficilement réglés entre le 10 et le 20 du mois suivant, les obligations fiscales et sociales sont de moins en moins respectées alors que jusqu’à 2004, tous les engagements de JLS étaient honorés à bonne date, et souvent même en avance. Notre crédibilité vis-à-vis des banques est fortement entachée du fait du non-respect de nos échéances de prêt, ainsi que des incidents de paiement que nous avons eus à subir.»

Même les marchés sur lesquels la société a concouru et gagné à l’étranger, ont pâti de ses difficultés domestiques. Jls a perdu plusieurs partenaires en Mauritanie, en Guinée et ailleurs, du fait de ses démêlées avec l’Etat du Sénégal. L’entreprise, qui employait plus de 1 000 personnes directement, il n’y a pas longtemps, et utilisait plus de 2 000 occasionnels, se retrouve aujourd’hui avec moins de 500 employés, du fait de difficultés financières. Et la situation est telle que le patron s’attend à ce que d’autres employés s’en aillent et qu’il ne lui reste qu’une centaine d’employés au maximum. Le pire est que ce sont les plus qualifiés qui partent en premier. La perte des ingénieurs et des techniciens hautement qualifiés, «et qui avaient bénéficié de la formation interne et de l’expertise de Jls. Cette perte est inestimable».

Source: Le Quotidien

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Vendredi 4 Juillet 2008





1.Posté par Babs le 04/07/2008 17:56
courage Bara! Dieu est grand. et tu ten sortiras, je suis de tout coeur avec toi
b-thioune@hotmail.com

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