De la rencontre Sénégal/Libéria, jouée samedi au Stade Léopold Sédar Senghor, ils ne retiendront pas le score mais les coups de matraques électriques qu’ils ont reçus de la part des éléments de la Police chargés de la sécurité.
Le "crime" de Babacar Kambel Dieng, directeur du service des sports à la radio futurs médias (Rfm), et de Kara Thioune, reporter pour la radio West African Democracy, avoir tenté de recueillir les réactions des joueurs dans la zone mixte du stade Léopold Sédar Senghor (Lss), zone censée pouvoir permettre à tout journaliste accrédité de s’adresser librement aux joueurs. Tout est allé très vite…
Il est 21 heures dans la zone mixte du stade Lss quand les joueurs passent devant la presse pour rejoindre les vestiaires. Les journalistes tentent de recueillir les impressions d’après match mais des éléments de la police bloquent le passage et s’opposent à tout contact entre la presse et les joueurs de l’équipe du Sénégal. S’en suit une vague de protestations de la part des journalistes qui ne demandent qu’à exercer leur travail. Babacar Kambel Dieng et Kara Thioune reçoivent des coups de matraques électriques et sont plaqués au sol. Les autres journalistes assistent impuissants à la scène et finissent par se réfugier dans la salle de conférence de presse.
Les deux journalistes sont arrêtés et enfermés dans une pièce du Stade avant d’être conduits manu militari au commissariat des Parcelles Assainies. Les journalistes se réunissent et consigne est donnée, par solidarité avec les confrères interpellés, de boycotter la conférence de presse qui devait réunir les deux entraîneurs et les deux capitaines. Il est décidé également de se rendre au commissariat des Parcelles pour exiger la libération des confrères et de faire le black out total sur les réactions d’après match.
Harouna Dème, journaliste au quotidien Le populaire, rappelle que cet incident n’est pas une première dans les couloirs du stade Lss. Les policiers ont toujours eu tendance à avoir la matraque facile avec les journalistes.
« Ce n’est pas la première fois que cela à arrive, confie-t-il. En 2001, les policiers m’ont frappé car je voulais passer. On était arrivé à un niveau d’organisation tel qu’on ne s’attendait pas à ça. Les journalistes ont des badges. On était dans une zone supposée être mixte. Les joueurs et le staff étaient pourtant disposés à parler à la presse. Le problème se situe entre la presse et la police qui cherche systématiquement à nous empêcher de faire notre travail. Parfois, on a même plus de difficultés à travailler au Sénégal qu’à l’extérieur. Au match aller à Monrovia, je n’ai eu aucune difficulté pour m’adresser aux joueurs. La responsabilité du comité de normalisation du football est également engagée car ce sont eux qui nous ont délivrés les badges et indiqué la zone mixte. »
D’après nos informations, Babacar Kambel Dieng et Kara Thioune auraient été libérés. Au moment où nous écrivons ces lignes, ils seraient au camp Abdou Diassé pour recevoir des soins médicaux.
Source: African Global News
Le "crime" de Babacar Kambel Dieng, directeur du service des sports à la radio futurs médias (Rfm), et de Kara Thioune, reporter pour la radio West African Democracy, avoir tenté de recueillir les réactions des joueurs dans la zone mixte du stade Léopold Sédar Senghor (Lss), zone censée pouvoir permettre à tout journaliste accrédité de s’adresser librement aux joueurs. Tout est allé très vite…
Il est 21 heures dans la zone mixte du stade Lss quand les joueurs passent devant la presse pour rejoindre les vestiaires. Les journalistes tentent de recueillir les impressions d’après match mais des éléments de la police bloquent le passage et s’opposent à tout contact entre la presse et les joueurs de l’équipe du Sénégal. S’en suit une vague de protestations de la part des journalistes qui ne demandent qu’à exercer leur travail. Babacar Kambel Dieng et Kara Thioune reçoivent des coups de matraques électriques et sont plaqués au sol. Les autres journalistes assistent impuissants à la scène et finissent par se réfugier dans la salle de conférence de presse.
Les deux journalistes sont arrêtés et enfermés dans une pièce du Stade avant d’être conduits manu militari au commissariat des Parcelles Assainies. Les journalistes se réunissent et consigne est donnée, par solidarité avec les confrères interpellés, de boycotter la conférence de presse qui devait réunir les deux entraîneurs et les deux capitaines. Il est décidé également de se rendre au commissariat des Parcelles pour exiger la libération des confrères et de faire le black out total sur les réactions d’après match.
Harouna Dème, journaliste au quotidien Le populaire, rappelle que cet incident n’est pas une première dans les couloirs du stade Lss. Les policiers ont toujours eu tendance à avoir la matraque facile avec les journalistes.
« Ce n’est pas la première fois que cela à arrive, confie-t-il. En 2001, les policiers m’ont frappé car je voulais passer. On était arrivé à un niveau d’organisation tel qu’on ne s’attendait pas à ça. Les journalistes ont des badges. On était dans une zone supposée être mixte. Les joueurs et le staff étaient pourtant disposés à parler à la presse. Le problème se situe entre la presse et la police qui cherche systématiquement à nous empêcher de faire notre travail. Parfois, on a même plus de difficultés à travailler au Sénégal qu’à l’extérieur. Au match aller à Monrovia, je n’ai eu aucune difficulté pour m’adresser aux joueurs. La responsabilité du comité de normalisation du football est également engagée car ce sont eux qui nous ont délivrés les badges et indiqué la zone mixte. »
D’après nos informations, Babacar Kambel Dieng et Kara Thioune auraient été libérés. Au moment où nous écrivons ces lignes, ils seraient au camp Abdou Diassé pour recevoir des soins médicaux.
Source: African Global News
PHOTO: ARCHIVE
[ EXCLUSIF - AUDIO ] Actes de barbarie: Les policiers enregistrés à leur insu entrain de tabasser le journaliste Kambel Dieng après le match Senegal-Liberia