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ETOFFE TRADITIONNELLE AFRICAINE : Le pagne mandjak raconté par une française nommée Maï Diop

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Chaque peuple se distingue par sa culture, a-t-on l’habitude de dire et les pagnes mandjak exposés à la galerie le Manège de Dakar par l’artiste peintre Maï Diop le confirme. Ces pagnes ou panos en langue portugaise ont longtemps fait la fierté du peuple mandjak parce qu’étant destinés aux grandes cérémonies traditionnelles. Mais face au modernisme, ce pagne est train de perdre ses valeurs d’où l’urgence selon l’exposante de la revaloriser à travers des expositions et des débats.

Dans la tradition mandjak, la matière tissée comme le pagne s’exprime à travers des symboles, des animaux, des arbres et autres figures géométriques. C’est pourquoi le pagne est utilisé par le peuple mandjak pour les célébrations des funérailles dans toutes ses formes, des mariages, des circoncisions et autres « cérémonies religieuses et rituels sacrés ».

En exposant les pagnes mandjak à la galerie le Manège, Maï Diop veut montrer au peuple sénégalais la valeur de ces pagnes que les Sénégalais appellent « sëri ndiago ». L’exposition ouverte du 08 au 26 avril est une première de l’histoire du pagne mandjak et mérite une mobilisation. Venus nombreux découvrir ces pagnes dont certains datent du 19ème siècle, les populations, dont une forte colonie occidentale, ont été impressionnées par la beauté de ces étoffes qui ont besoin, de l’avis de l’exposante, d’être revalorisées.

Les pagnes mandjak (du nom d’un peuple originaire de la Guinée-Bissau, mais dont certains d’entre eux sont installés au Sénégal depuis deux siècles) retracent l’histoire des influences portugaises et françaises et des migrants Mandjak en milieu créole, animiste, ou catholique au Cap-Vert et au Sénégal.

En racontant l’histoire du pagne qu’elle a découvert dans un livre au cours d’un voyage, Maï Diop révèle dans ses explications que le pagne faisait partie des monnaies d’échange et de troc chez les Mandjak, même s’il éclaire de façon originale la vision culturelle africaine.

Les pagnes exposés sont issus de la collection des ateliers d’art « Tëss » de la région Saint-Louis au nord du Sénégal où l’artiste peintre Maï Diop s’est installée depuis 1998.

Les autres collections qui ont été présentées dans la galerie le Manège sont des stylistes Aïssa Dione, Oumou Sy, Mme Maïga. Des pièces de musée sont aussi visibles et font partie du décor des lieux. L’exposition des pagnes ou panos mandjak est une occasion de tisser des liens avec des stylistes ou futurs stylistes sénégalais qui ont besoin de ces pagnes pour leur création, a déclaré Maï Diop.

En s’adressant aux journalistes avant l’ouverture de l’exposition, Maï Diop a rappelé les objectifs de cette première exposition du pagne. Il s’agit d’abord de faire connaître les talents des tisserands mandjak qui, malgré leur savoir-faire, regrette l’artiste Maï, travaillent dans des conditions difficiles.

Une préoccupation de Maï, bien qu’elle ne soit pas africaine, est de promouvoir les rites de la culture Mandjak à travers ces pagnes. L’exposante du nom de Maï Diop est une Sénégalaise d’adoption et Française d’origine. De son vrai nom Véronique Picart, elle vit et travaille dans la ville de Saint-Louis.

Artiste peintre de profession, Maï s’est éprise du magnétisme, de la beauté et des symboles des pagnes mandjak par l’intermédiaire d’Assane Diop, un de ses collaborateurs qui excelle dans l’art du tissage.

Initiée au tissage, la dame Maï habillée en tenue mandjak est aussi très sensible à la valeur de ces étoffes traditionnelles, elle décide de créer son propre atelier « Tëss... ». Pour mieux faire connaître son travail et celui des tisserands mandjak, elle a organisé cette exposition et plusieurs manifestations sont au programme dont un débat public autour des problématiques liées au développement de l’activité du tissage au Sénégal, une discussion autour des métiers de caste et un face à face avec des stylistes sénégalais, entre autres.

Maï a profité du vernissage pour publier un ouvrage qui sonde les mystères des traditions textiles de Guinée-Bissau, du Cap-Vert et du Sénégal en particulier la technique de tissage mandjak. Tout au long de l’exposition, un maître tisserand sera présent à la galerie le Manège pour créer des étoffes en présence du public.

Source: Le Soleil

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Jeudi 10 Avril 2008

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