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ETHIOPIE: La peine de mort requise contre 38 opposants

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Un procureur éthiopien a requis hier lundi 9 juillet la peine de mort contre 38 opposants, dont les deux principaux chefs du parti éthiopien de la Coalition pour l’unité et la démocratie (Cud), jugés depuis mai 2006 pour complot.



ETHIOPIE: La peine de mort requise contre 38 opposants
"Selon le code pénal du pays, la peine maximum doit être appliquée aux accusés reconnus coupables d’avoir comploté contre la Constitution", a déclaré le procureur de la Haute Cour fédérale de justice d’Ethiopie, Abraha Tetemke. "Comme tous les accusés ont été reconnus coupables de cette charge, nous demandons à la Cour d’infliger la peine de mort", a-t-il ajouté. "Les accusés n’ont même pas exprimé de regrets pour leurs actions, ce qui en soit est un crime au regard de la loi", a également affirmé le procureur.

La Cour a suspendu les débats après le réquisitoire du procureur et a fixé au 16 juillet la prochaine audience, qui devrait voir le prononcé du verdict. La dernière exécution d’un condamné à mort en Ethiopie remonte à 2006. Parmi les 38 accusés, figurent quatre journalistes et des militants politiques, dont Hailu Shawl et Berhanu Nega, deux des principaux chefs de la Cud. Ces accusés ont refusé d’être défendus par des avocats et déniaient à la Haute Cour le droit de les juger. Ils comparaissent dans le procès visant des organisations politiques et une centaine de personnes, arrêtées après les violences qui avaient suivi les législatives de 2005 et fait près de 200 morts, selon une commission d’enquête du Parlement éthiopien. Le réquisitoire contre les autres accusés qui ont reconnu la compétence de la Cour n’a pas encore été prononcé.

Les élections législatives de 2005 avaient été remportées officiellement par la coalition au pouvoir depuis 1991, mais entachées de fraudes selon l’opposition. Depuis ce scrutin, le gouvernement éthiopien a régulièrement accusé la Cud de fomenter des violences et de préparer un coup d’Etat. Le 24 juin 2007, un des avocats de l’opposition avait indiqué que les 38 accusés - déclarés coupables le 11 juin de violation de la Constitution - avaient signé un document où ils reconnaissaient avoir commis des "erreurs". "Les 38 condamnés sont tombés d’accord et ont signé un document où ils assument leur responsabilité dans les violences post-électorales", avait expliqué cet avocat, Me Wondawuk Ayele. "Ils ont admis avoir commis des +erreurs+ à cette époque", a-t-il dit. "La Cour leur avait auparavant demandé de le faire mais ils avaient refusé, avait-il ajouté. C’est un nouveau développement et cela pourrait permettre leur libération."

Le 28 juin, dans un discours devant le Parlement, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi s’était plaint des pressions internationales pour obtenir la libération des opposants. Il avait affirmé qu’aucun pardon ne serait accordé aux prévenus tant que la procédure judiciaire ne serait pas arrivée à son terme. Selon une source diplomatique occidentale basée à Addis Abeba, "ce procès doit arriver à son terme avant toute formule de grâce ou de pardon". "Mais cette grâce devra être demandée par les prévenus, ce qui aujourd’hui semble peu probable", a-t-elle estimé. "Il y a sans doute des négociations en cours, mais elles sont très discrètes", a ajouté cette source, qui a souhaité garder l’anonymat.

Source: Sud Quotidien

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Mardi 10 Juillet 2007

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