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ESCROQUERIE : La retraitée française traîne à la barre son jeune amant de 41 ans

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La dame Josiane, une Française établie depuis un an à Saly, vient de se rendre compte qu’elle a fait preuve d’une naïveté sans commune mesure en acceptant de vivre, pendant tout ce temps, avec Madickou Diouf, de 25 ans son cadet. Après l’avoir pressée comme du citron, ce dernier s’est emparé de tous ses biens.

La Française Josiane, âgée de 66 ans, a fait la connaissance de Madickou Diouf, il y a un an de cela, alors qu’elle venait de débarquer de sa France natale. Ancienne employée dans une société française, la dame prit sa retraite après de bons et loyaux services. Veuve de surcroît, elle espérait se la couler douce au pays de la Téranga, précisément à Saly. C’est fortuitement qu’elle rencontra le jeune sculpteur lors d’une promenade qu’elle effectuait le long de la plage.

La Française s’intéressa vite au jeune homme qui arrivait à tirer difficilement la queue du diable en raison des problèmes qu’il avait pour écouler ses objets d’art à la station balnéaire de Saly. C’est ainsi qu’elle accepta de faire de ce dernier son confident. Pendant un an Josiane et Madickou partageaient le même appartement, la même chambre et le même lit puisqu’une relation sentimentale s’était vite installée entre eux. Ceci malgré une différence d’âge de 25 ans. Très boulimique, le Sénégalais, né en 1966, tenta de presser la Française comme du citron. Le véhicule d’occasion que Madickou avait acheté, le mobilier, le téléviseur, le réfrigérateur et même la belle villa prise en bail étaient en son nom. Josiane sut tardivement que le jeune sénégalais voulait tout simplement la mettre dans un dénuement matériel total. D’ailleurs, ce dernier prit finalement la décision d’expulser la dame de la maison, prétextant que tous ces biens énumérés lui revenaient de droit. Trop, c’est trop, se dit la Française qui se confia aux gendarmes. Interpellé et auditionné à la brigade la Gendarmerie de Saly, l’antiquaire a été placé en garde à vue et déféré au parquet de Thiès pour escroquerie. Durant tout son interrogatoire à la barre du tribunal des flagrants délits, Madickou, imperturbable, a fortement soutenu que le véhicule, le mobilier et les autres biens lui appartiennent. Comment a-t-il fait pour acquérir tous ces biens ? A cette question, il répondit laconiquement : « c’est le produit de la vente de mes objets d’art. A chaque fois, dit-il, je gardais les sommes dans ma tirelire. C’est ainsi que je suis arrivé à acheter une voiture d’occasion et des meubles ». S’agissant de la cossue villa, le prévenu reconnaît que c’est avec l’argent de Josiane qu’elle a pu obtenir un bail. Mais, toujours est-il que c’est son nom qui figure sur le contrat. Lorsqu’il fallait payer les factures d’eau et d’électricité, c’est toujours la Française qui déboursait.

Quant à la dame, elle est revenue sur le comportement de son ex-concubin qui avait des relents de chantage. Elle offrait à chaque fois des sommes à Madickou afin qu’il revienne à de meilleurs sentiments. « Président, dit Josiane, je hais ce monsieur, je le déteste. C’est un ignoble personnage ». Ces propos sont sortis à plusieurs reprises de la bouche de la plaignante.

« Mini-amant, mini-viol »

S’il est vrai que Madickou a clairement expliqué les relations de concubinage qu’il a toujours entretenues avec la Française, cette dernière parle de mini-amant. Cette réponse a déclenché l’hilarité générale dans la salle. A la question de savoir s’ils ont eu à entretenir des rapports intimes pendant tout ce temps, Josiane répondit par l’affirmative : « c’est une fois tous les trois mois. Je peux même dire que c’est un mini-viol. Au total, nous avons eu 20 rapports », révèle-t-elle. Dans son intervention, Me Abdou Kane défendant les intérêts de la ressortissante française, s’est demandé comment une personne qui n’arrive même pas à écouler ses objets d’art peut-elle se permettre de revendiquer la propriété des biens sus-énumérés. Le conseil de la prévenue rappelle que cette dernière retire régulièrement des sommes variant entre 500.000, 600.000, voire un million de francs Cfa par mois, destinés à entretenir gracieusement et grassement le jeune homme à Saly. A propos du véhicule en question, Me Kane persiste et signe que c’est Mme Josiane qui a déboursé la somme nécessaire pour son achat. Seulement, Madickou, rusé comme un Sioux, s’est débrouillé à sa manière pour que la mutation se fasse en son nom. L’avocat a réclamé la somme de cinq millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts à verser à sa cliente en plus de la restitution du véhicule qui se trouve actuellement à la brigade de gendarmerie, tout comme le mobilier que la bonne dame a payé pour 300.000 francs et d’ordonner l’exécution provisoire et la contrainte par corps au maximum. Pour le ministère public, ce n’est pas par amour que le jeune homme a accepté de vivre pendant un an avec une femme retraitée totalisant 66 berges. C’est, selon lui, pour bénéficier de toutes ces faveurs qu’il a vécu pendant un an avec la plaignante. Toutes choses qui lui ont fait dire que tous les biens que réclament la bonne dame doivent lui être restitués.

Prenant le contre-pied de cette réquisition, Me Alioune Sène de la défense se demande d’emblée si Mme Josiane jouissait de ses facultés mentales, elle qui a parlé tantôt de mini-viol, tantôt de mini-amant. Selon lui, rien ne prouve que les biens énumérés appartiennent à la bonne dame du moment qu’il n’y a pas d’écrits encore moins de témoins. Concernant le délit d’escroquerie mis en avant par le ministère public, Me Alioune Sène dit ne pas souscrire à cela pour la simple raison qu’il n’y a pas eu de contrat déterminant une remise ou une intention frauduleuse. Exigeant des preuves, l’avocat a demandé la relaxe pure et simple de son client. S’agissant de la restitution des biens, Me Sène dira qu’il est loisible à la partie civile de se plaindre au tribunal pour une affaire civile. C’est ainsi qu’il a demandé au tribunal de débouter la dame de sa constitution de partie civile. Le tribunal a préféré débouter Josiane qui réclamait cinq millions de francs Cfa à titre de dommages et intérêts. S’agissant du véhicule, du mobilier, ainsi que des clés de l’appartement, il a été intimé à Madickou Diouf l’ordre de tout restituer à la ressortissante française qui a juré, la main sur le cœur, qu’on ne l’y reprendra plus dans ce genre de relations.


ABDOURAHMANE SARR GONZALES
Source: Le Soleil

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Samedi 20 Octobre 2007





1.Posté par toure abdou le 23/10/2007 12:54
c'est vraiment triste et cela me fait de la peine en lisant ce récit ;car quand on opte pour la facilitee on doit assumer tel n'a pas etait le cas .

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