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ESCROQUERIE : Il emprunte 806.000 francs à son ami et se fond dans la nature

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Pour renouer le fil avec ses fournisseurs de crevettes, Daouda Ndiaye avait reçu le soutien financier de son ami mareyeur. Mais mauvais payeur, il coupa, avec une insolence inouïe, tout contact avec son vieil ami bienfaiteur en disparaissant dans la nature. Un geste qu’il va sûrement regretter en face du procureur.

Qui paie ses dettes s’enrichit, a-t-on l’habitude de dire. Cet adage, le sieur Daouda Ndiaye n’y croyait sûrement pas. Il l’a appris à ses dépens. Pour avoir contracté des dettes chez ses fournisseurs de produits halieutiques, il ne pouvait plus disposer des crevettes et faire ce commerce qu’il a toujours exercé. Le bonhomme se rapprocha alors de son ami mareyeur, Abdoulaye Dia, avec qui il partageait la même chambre à Saint-Louis.

Abdoulaye, en bon samaritain, lui prêta la somme de 702.500 francs Cfa pour lui permettre d’acheter des crevettes, revendre et rembourser après. En plus de cette forte somme d’argent, Abdoulaye dans sa magnanimité lui donna encore 104.000 francs Cfa qui furent utilisés par Daouda Ndiaye à d’autres fins. Ce qui porta la dette contractée par le bonhomme à la rondelette somme de 806.500 francs Cfa.

Son ami par contre ne se doutait guère de sa bonne foi. L’accord scellé entre les deux amis tourna pourtant à la défaveur du mareyeur. Jours et mois se succédaient sans qu’il puisse voir celui avec qui il partageait la même chambre. Il commença alors à soupçonner un coup fourré de son ami. Ses craintes furent confortées par l’attitude de ce dernier qui se permit même de l’abreuver d’injures comme toute réponse à ses multiples appels.

Parfois, Daouda n’hésitait pas par moments à le raccrocher au nez. Il se résolut finalement à changer de numéro de téléphone pour être tranquille et couper tout contact avec son vieil ami. Ce fut alors la coupe qui fit déborder le vase, Abdoulaye porta plainte au commissariat de Saint-Louis. Malgré l’avis de recherche lancé par les policiers, le bonhomme resta introuvable.

Pendant ce temps, Abdoulaye, qui menait des investigations parallèles, arriva à localiser le bonhomme à Bargny, dans un « endroit précis ». Il s’en ouvrit discrètement au commissariat de Saint-Louis en charge de l’enquête qui lui conseilla alors de se rapprocher des services du commissariat de Rufisque. Les éléments du commissaire Niang de Rufisque n’eurent aucun mal à mettre la main sur l’homme.

Pour se défendre des accusations prononcées contre lui, il déclare qu’Abdoulaye Dia ne l’a jamais assisté dans son travail. Et en conséquence, il n’a pas contracté la somme déclarée par le plaignant. Pourquoi cette disparition subite dans la nature alors qu’il partageait la même chambre que le plaignant ? Pour lui, c’est dû simplement à la mauvaise saison des crevettes devenues de plus en plus rares. Il avait ainsi senti la nécessité d’aller sur d’autres rivages pour trouver ces crustacés. Des déclarations qui n’ont pas réussi à convaincre les enquêteurs qui ont transmis le dossier au procureur.

Source: Le Matin

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Jeudi 6 Décembre 2007


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