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ENTRETIENT AVEC... Moustapha FALL ‘CHE’ : Pourquoi je ne peux plus souffrir Idrissa SECK

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Lui, c’est le trublion de la vie politique sénégalaise. Ce que les autres murmurent, il le dit à haute et intelligible voix. Ce trait de caractère, Che, Moustapha Fall à l’état-civil, le doit à une ‘indépendance d’esprit’ qui lui vient de ce que ‘ni Abdoulaye Wade ni aucun des leaders de l’opposition’ ne le tient quelque part. De ce surnom devenu si familier dans le vocabulaire politique sénégalais, de la clandestinité, du G10, de l’alternance, d’Idrissa Seck, Moustapha Fall - ou Che si vous préférez- nous entretient dans cette première partie.



ENTRETIENT AVEC... Moustapha FALL ‘CHE’ : Pourquoi je ne peux plus souffrir Idrissa SECK
Wal Fadjri : Vous passez pour être une tête brûlée de l’arène politique. D’où vous est venu ce tempérament ?

Moustapha Fall : Ce tempérament m’est venu de deux versants. D’abord, il y a mon éducation familiale. Mon père était un opposant, un dirigeant de la Section française de l’Internationale ouvrière (Sfio)) de Lamine Guèye. Ils étaient opposés à Senghor. Nous avons grandi dans cette ambiance. A l’époque, après chaque élection, je voyais des éléments du Bloc démocratique sénégalais (Bds) jeter des pierres sur notre maison. Cela m’a beaucoup marqué. Donc, très tôt, j’avais un sentiment de haine contre d’abord le Bds à l’époque, ensuite le Bps et le Ps. C’est ainsi que j’avais une haine contre le drapeau vert du Parti socialiste. Ensuite, il y avait le fait que mon père qui était un intellectuel, lisait beaucoup. Il était abonné au journal Le Monde, à Paris-Dakar, et à Dakar-Matin (ancêtre du quotidien national Le Soleil, Ndlr). Mon grand frère qui, lui aussi, était un grand lecteur, était abonné au journal Politique Hebdo et à Africa Asia. Et c’est moi qui allais, chaque jour, prendre ces journaux au kiosque et, en cours de route, je me mettais à les lire. Donc, très tôt, j’ai lu de grands journaux. J’ai eu aussi à lire un livre de Martin Luther King qui disait quelque part que ‘la non violence, une arme qui tranche sans blesser’. Tout cela avait fait de moi, un esprit ouvert.

Wal Fadjri : Et le nom de Che, comment l’avez-vous acquis ?

Moustapha Fall : Ce nom m’est venu, justement, avec ces journaux. Dans la revue Africa Asia, à la deuxième page précisément, on présentait des livres publiés. C’est ainsi qu’on parlait du Guide du Maroc, Hassan II, du Guide de Tunisie et le troisième livre, c’était le ‘Che’ (il prononce ‘cheu’, Ndlr). On y montrait un homme avec un béret. Alors, je voyais régulièrement cette image et je ne savais même pas ce que c’est le ‘Cheu’. A l’époque, je disais le ‘Cheu’. Une fois, je suis venu en vacances à Dakar et avant de rentrer, mon tuteur m’avait donné de l’argent. Je suis allé en ville, et lorsque je suis entré, par hasard dans une librairie, j’ai vu aussitôt le livre de ‘Cheu’ dont j’avais l’habitude de voir la publicité dans les journaux. Il s’intitulait Guerre de guérilla et je l’ai acheté. Alors, je l’ai ramené à Kaolack et je l’ai montré à tout le monde (le sentiment de fierté se lit sur son visage). Je disais voilà le ‘Cheu’ (il le répète) et mon grand frère m’a dit : ‘On ne dit pas le Cheu, on dit le Thié’. Il m’a longuement parlé de Che, ça m’a intéressé et j’ai continué à relire le livre. Je parlais de Che partout et j’avais tellement embêté les gens avec le livre de Che qu’ils ont fini par me surnommer Che. Au début, ma mère n’en voulait pas. Mais, maintenant non seulement elle m’appelle Che, mais mes enfants ne savent même pas que je m’appelle Moustapha (il éclate de rires). J’avoue que, pour correspondre à ce surnom, pour être aussi un Che sur le plan des idées, de la conviction et de la lutte révolutionnaire, je me suis efforcé de faire le meilleur de moi-même.

Wal Fadjri : Vous aviez, semble-t-il, milité au Pit d’Amath Dansokho. Qu’est-ce qui a été à l’origine de votre départ de ce parti ?

Moustapha Fall : Après avoir lu beaucoup de journaux et compris énormément de choses, je m’intéressais à la politique. Alors, il fallait faire quelque chose. C’est ainsi que j’ai été actif dans le mouvement de Mai 68. On a cherché à me prendre. On ne m’a pas pris, on a pris mon jeune frère qui était mineur. On l’a traduit au tribunal et cela m’a marqué. En 1969, j’ai créé un mouvement qui s’appelait ‘Spartacus’ qui faisait des actions gauchistes à Kaolack et que je reconnais aujourd’hui. C’est comme ça que les éléments du Pai clandestin m’ont répéré et recruté parce qu’ils ont dit que j’étais, certes, jeune, mais courageux, combatif et intelligent. La procédure de recrutement fut tellement longue et compliquée que si j’étais quelqu’un qui se décourageait, je n’aurais jamais milité dans le Pai clandestin. J’ai intégré ce dernier en 1970 en risquant ma vie puisque c’était l’époque de la grande clandestinité, mais aussi de la forte répression. Pourtant, rien ne m’y obligeait parce que j’avais tout et je ne souffrais de rien. Je suis même entré dans la clandestinité avec une belle voiture (éclat de rire).

Wal Fadjri : Venons-en maintenant à votre rupture avec le Pit. Comment cela est-il venu ?

Moustapha Fall : Je suis resté au Pai jusqu’à la naissance du Pit que nous avons créé en août 1981 avec les Amath (Dansokho, Ndlr). J’y ai activement milité et gravi tous les échelons. J’ai été responsable local, puis responsable régional du Sine Saloum (actuelles régions de Kaolack et Fatick) où j’ai été tête de liste pendant trois élections, ensuite responsable national parce que membre du Comité central et du Bureau politique. Alors, pour en venir à votre question, c’est en 1998 que j’ai quitté ce parti pour des raisons d’investitures. Je ne veux pas y revenir parce que le Pit est un parti auquel je dois beaucoup de choses relatives à ma formation. Amath Dansokho, de même que Seydou Cissokho qu’il a remplacé, étaient des hommes qui m’aimaient beaucoup. Dansokho n’était pas seulement un secrétaire général pour moi, c’était un grand frère. Je vous raconte une anecdote : lorsque je baptisais ma fille en 1992, il a abandonné son ministère de l’Urbanisme et est venu rester avec moi à Kaolack pendant trois jours.

Wal Fadjri : Si l’on comprend bien, vous aviez claqué la porte parce que vous n’aviez pas été investi ?

Moustapha Fall : Non (il se répète, visiblement gêné d’aborder la question). J’étais investi. C’est ce qu’on a fait qui n’était pas normal parce que notre fédération était souveraine et c’était à nous de décider qui on allait investir. Et quand on a fait notre liste et qu’on l’a envoyée à Dakar, ils ont cherché à la changer. Moi, j’étais investi, mais on a voulu écarter d’autres, ce que je n’ai pas accepté. C’est ainsi qu’il y a eu une démission collective et presque toute la fédération de Kaolack a quitté le Pit. Par la suite, on a créé le Mouvement guévariste sénégalais (Mgs). C’est avec ce mouvement que nous avons apporté notre contribution à l’avènement de l’alternance au Sénégal. Et j’avais bien prévenu que si le régime qui en était issu, arrivait à trahir les aspirations du peuple, nous serions les premiers à nous opposer à lui. Effectivement, nous avons été les premiers opposants d’Abdoulaye Wade au moment où l’on parlait d’Etat de grâce. Un mois après son investiture, j’ai commencé à lui dire mes vérités sur sa manière de gouverner. J’avais tiré la sonnette d’alarme. Ainsi, le 21 mai 2000, nous avons créé Apl, (Action de libération patriotique /Dog bumu gacce), un parti qui se réclame non pas du marxisme-léninisme, mais du social-humanisme. C’est un concept que les gens ne connaissent pas bien parce que c’était une des conclusions de la Perestroïka. Gorbatchev (ancien président de l’Urss, Ndlr) n’a pas eu le temps de le pratiquer parce qu’il a été renversé par la suite.

Wal Fadjri : Vous avez renoncé au marxisme-léninisme parce qu’il est honni de nos jours ?

Moustapha Fall : Non seulement, il fait peur, mais il est chargé. Cette idéologie a falsifié la pratique socialiste. Elle a fait autre chose à la place du socialisme. C’est ainsi qu’elle a fait des déviations totalitaires. Donc, il fallait rectifier.

Wal Fadjri : Après l’alternance, vous avez formé le G-10 avec le parti d’Abdourahim Agne. Aujourd’hui que vous êtes dans l’opposition, lui du côté du pouvoir. Que reste-t-il de vos rapports ?

Moustapha Fall : Avant même le G-10, quand il a créé son parti, Abdourahim Agne était venu jusqu’à Kaolack pour me contacter et signer avec moi un protocole d’accord. Et nos deux partis avaient une trouvé une plage de collaboration. C’est à partir du Pr et d’Apl que nous avons créé le G-10 parce que nous avions enregistré le ralliement de huit autres partis, d’où son nom. Ensemble, nous sommes allés rencontrer le Cpc (Cadre permanent de concertation, une autre coalition de l’opposition, Ndlr) et la Ld /Mpt. En fin de compte, on a fusionné ces trois entités pour en faire la Coalition pour l’alternative (Cpa). Concernant maintenant nos relations avec Agne, elles sont ordinaires. La dernière fois qu’il m’a appelé, c’était un message qu’il m’a laissé dans ma boîte vocale pour me dire en substance sa décision. J’avais compris qu’il allait nous quitter.

Wal Fadjri : N’est-ce pas curieux que ce soit par message vocal qu’il vous ait informé de la fin de votre compagnonnage ?

Moustapha Fall : Oui, mais Abdourahime Agne n’est pas obligé de me demander mon avis en prenant une décision. Il est souverain, il a son parti. Sous ce rapport, il est libre de faire ce qu’il veut.

Wal Fadjri : Mais trouvez-vous courtois qu’il vous quitte de cette façon après tout ce que vous avez fait ensemble ?

Moustapha Fall : J’avoue que le jour où il a cherché à me joindre, j’étais dans la zone de Foundiougne où il n’y avait pas de réseau. Peut-être que s’il m’avait eu, on allait discuter mais dans ce message, il termine en disant qu’’on en reparlera’.

‘Jusqu’à présent, Abdourahim Agne est en liberté provisoire et l’article 80 pèse encore sur lui’

Wal Fadjri : Et vous n’en avez jamais reparlé ?

Moustapha Fall : Non, parce que deux ou trois jours après, il est parti.

Wal Fadjri : Et s’il vous avait consulté, l’auriez-vous retenu ?

Moustapha Fall : J’allais, en tout cas, lui donner mon avis. Mais je n’avais pas à le retenir puisque je respecte sa décision même si je ne voulais pas qu’il parte. Qu’on l’aime ou pas, Agne est quand même représentatif, surtout au Fouta, ensuite au niveau des Sénégalais de l’extérieur. Je l’ai dit à la Cpa. Il ne fallait pas qu’il nous quitte parce que c’est un manque à gagner pour l’opposition. Qu’on le veuille ou non.

Wal Fadjri : Selon vous, quelles sont les raisons qui l’ont amené à rejoindre Wade ?

Moustapha Fall : Euh…vous savez, hein, la politique c’est compliqué. C’est une lutte de longue haleine, il y a trop de risques. Et dans le cadre de son exercice d’opposant, Agne a eu à faire des déclarations qui l’ont amené en prison, ce qu’il n’a jamais connu auparavant. Jusqu’à présent, il est, d’ailleurs, en liberté provisoire et l’article 80 pèse encore sur lui. Tout cela est à ajouter aux pressions familiales, parce que c’est un homme d’affaires et même un grand homme d’affaires, soucieuses de ses intérêts. Il faut dire qu’il avait des limites en tant qu’opposant.

Wal Fadjri : Qu’est-ce-qui a bloqué le fonctionnement de la Cpa ?

Moustapha Fall : J’avais dit que la Cpa était une unité de contraires où ceux qui ont été au pouvoir et qui ont été renversés par la suite se sont retrouvés avec ceux qui les avaient renversés et, ensemble, ils veulent renverser ceux qu’ils avaient mis au pouvoir. Tout ça, c’est compliqué. C’était une unité de contraires. Il y a des gens qui sont là-bas et qui ne s’entendent pas. C’est le marché Diaobé, en quelque sorte où on trouve tout. Voilà pourquoi la Cpa était très limitée. Les gens ne se faisaient pas confiance.

Wal Fadjri : C’est ainsi qu’à un moment donné, il y a eu scission : une partie est allée avec Niasse, une autre a fait bloc avec Tanor et Bathily et il s’est posé le problème du compagnonnage avec Idrissa Seck. N’est-ce pas ?

Moustapha Fall : Oui, c’est-à-dire qu’à la Cpa, à la veille des élections, quand il fallait déterminer le mode de candidature, nous avons été à Apl, les premiers à théoriser la triangulaire. On avait proposé qu’il y ait une candidature plurielle, trois candidats au moins, issus de la Ld, du Ps et de l’Afp. Parce que voilà des partis qui ont des sensibilités différentes. Donc, il faut permettre à chaque parti de capter sa sensibilité au premier tour. Nous étions convaincus que plus il y avait des candidats au premier tour, plus il y a des chances d’amener en ballottage le candidat au pouvoir. Il fallait que tous ces candidats aillent de manière séparée aux élections au premier tour et au deuxième tour, on soutient celui qui serait le mieux placé. Ce qui était, d’ailleurs, le cas en 2000.

Wal Fadjri : Reconnaissez que la présence d’Idrissa Seck parmi vous, vous a beaucoup importunés au sein de votre coalition…

Moustapha Fall : (Il coupe). Idrissa Seck n’était pas à la Cpa. C’est quand on s’est démarqué au niveau de la Cpa à cause du mode d’élection, que nous avons créé la coalition Jamm-ji. Et Tanor est venu un jour pour dire qu’Idrissa veut intégrer notre coalition. J’ai rétorqué que ce n’était pas nécessaire et que la configuration de notre alliance était déjà bonne. Il a insisté et j’ai dit qu’Idrissa Seck nous fera plus de mal que de bien parce qu’il allait créer des problèmes dans notre coalition. Cela s’est vérifié par la suite. De prime abord, il a demandé à avoir 40 % de la liste nationale lors des investitures alors qu’on ne connaissait même pas sa représentativité.

‘J’avais prévenu qu’Idrissa Seck rejoindra Wade parce que ce n’était pas un opposant à Wade mais un concurrent d’intérêts de Wade’

Wal Fadjri : Finalement, vous avez accepté de cheminer avec lui…

Moustapha Fall : On a accepté parce qu’il était soutenu par Ousmane Tanor Dieng.

Wal Fadjri : Vous rejetiez Idrissa Seck pendant que vous faisiez alliance avec Ousmane Tanor Dieng que vous aviez combattu. N’est-ce pas contradictoire ?

Moustapha Fall : Non, le Ps que j’ai combattu est différent du Ps actuel. J’ai combattu un Ps au pouvoir arrogant et responsable de tous les maux de ce pays.

Wal Fadjri : Qu’est-ce qui explique que le Ps soit maintenant fréquentable ?

Moustapha Fall : Actuellement, je suis avec un Ps qui a perdu le pouvoir et qui a fait sa mue. Les socialistes ont beaucoup changé et ont beaucoup évolué sur le plan des convictions. Il s’y ajoute que leur Premier secrétaire, Ousmane Tanor Dieng est quelqu’un que j’ai appris à connaître, il a beaucoup de qualités.

Wal Fadjri : Pourtant, ce dernier a incarné le régime que vous combattiez…

Moustapha Fall : Ousmane Tanor Dieng a une part de responsabilité très minime dans le bilan négatif du Parti socialiste. Il ne connaît pas le Parti socialiste de Senghor parce qu’il n’était pas politique. C’était le conseiller diplomatique du président Senghor. Tanor était un technocrate qui venait du ministère des Affaires étrangères et jusqu’à 1980, il ne faisait pas de la politique. C’est après qu’on l’a propulsé au-devant de la scène et on l’a imposé. C’est pourquoi, d’ailleurs, il y a eu tous les problèmes que le Parti socialiste a connus. Donc, de mon point de vue, sur le plan politique, Tanor n’était pas le grand responsable de l’échec du défunt régime socialiste. C’est différent d’Idrissa Seck. D’abord, je précise que je n’ai jamais eu de problème avec ce dernier, on a cheminé ensemble. N’oubliez pas que nous avons eu à soutenir plusieurs fois le candidat Wade et, dans son parti, il y avait Idrissa Seck. Il y a deux raisons qui font que je ne peux plus le souffrir et ce n’est pas subjectif, mais objectif. D’abord, Idrissa Seck a déclaré à la face du monde qu’il a, effectivement, volé l’argent du pays par le biais des fonds secrets. Il va même plus loin en soutenant en avoir donné à sa femme, à ses cuisiniers, à son chauffeur, à ses gardes du corps, bref à ses proches. C’est lui qui le dit. Même ceux qui ont volé dans le Ps n’ont jamais dit qu’ils ont volé. Lorsqu’Abdoulaye Diack a dit qu’il avait volé de l’agent et qu’il se l’est partagé avec les Kaolackois, j’ai porté plainte contre lui et il a fait sept heures de temps à la Dic. Ce sont des positions de principe chez moi qui n’ont pas commencé avec Idrissa Seck. Quand quelqu’un qui dit, au Sénégal : ‘J’ai volé’, je porte plainte, même si le parquet ne s’auto-saisit pas.

Wal Fadjri : Pourquoi n’avez-vous pas porté plainte contre Idrissa Seck ?

Moustapha Fall : Je n’ai pas porté plainte contre Idrissa Seck, mais je suis libre de dire que ce gars qui a reconnu avoir volé de l’argent du contribuable, je ne m’allie pas avec lui dans une coalition. Qui peut aller avec Idrissa Seck, peut aller avec Abdoulaye Wade. L’autre raison, c’est la versatilité de l’homme. Il est venu dans l’opposition, il nous a, ensuite, trahis pour rejoindre encore son père. J’avais prévenu qu’Idrissa Seck rejoindra Wade. Parce que ce n’était pas un opposant à Wade mais un concurrent d’intérêts de Wade. Sa présence dans l’opposition repose sur des raisons tactiques.

(A suivre) Propos recueillis par Aguibou KANE et Ibrahima ANNE
Source: Walfadji

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Lundi 9 Juillet 2007

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