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ENTRETIEN: YOUSSOU NDOUR… Au-delà du mbalax

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Rokku Mi Rokka (Give And Take, l’épatant nouvel album de la star sénégalaise Youssou Ndour, résonne comme une spéciale dédicace aux voix du Nord. Rencontre avec un homme inspiré.



ENTRETIEN: YOUSSOU NDOUR… Au-delà du mbalax
Pourquoi avoir choisi de donner un titre en langue pulaar (peulh) à ce nouveau disque ? La musique sénégalaise ne se réduit pas au mbalax, qui est wolof. Rokku Mi Rokka (Give and Take) est inspiré de la musique du Nord du Sénégal, du désert, des frontières avec le Mali et la Mauritanie. Même si je reste avec la langue wolof, les compositions, la couleur, quasiment tout (à part les titres Bàjjan et 4-4-44 qui sont du mbalax) est du Nord, basé sur le wango, le rythme des Toucouleurs [Baaba Maal, le plus célèbre des artistes toucouleurs a sorti en 1988 un disque intitulé Wango, ndr]. Les traditions présentes au Sénégal sont des possibilités extraordinaires de musique. Nous avons une palette très large de sons et de rythmes.

Vous avez invité des artistes toucouleur dans cette aventure ?

L’idée de ce disque est partie de ma rencontre avec Bah Mody, un chanteur originaire du Nord du Sénégal. Il vit maintenant à Dakar et je l’avais aperçu dans une émission à la télévision. Il est toucouleur et maure aussi, car il a grandi et il évolue en Mauritanie. Chez nous, la tradition dit : quand on vient dans un territoire, on demande la permission. Beaucoup de titres ont été écrits avec lui. Il a une cinquantaine d’années mais n’a encore jamais enregistré. Un projet est en cours, que je vais produire. Cela devrait sortir l’année prochaine, chez Nonesuch. J’ai aussi convié sur ce disque, Ousmane Kangue, un autre chanteur toucouleur que nous avons déjà produit sur notre label Jololi.

Et puis il y a également sur cet album, une autre voix qui vient d’un Nord plus lointain… Neneh Cherry. Quelque temps après Seven Seconds, paru en 1994, sur l’album The Guide (Wommat), qui a connu le succès que l‘on sait, vous vous étiez promis, elle et vous, de refaire quelque chose ensemble. Vous la retrouvez effectivement le temps d’un titre, Wake Up…

J’ai vu à quel point une chanson pouvait être magique. Comment elle peut ouvrir une carrière. Seven Seconds a été déterminante pour moi. Elle a énormément élargi mon public [les retombées du succès de The Guide ont également permis au chanteur de lancer une usine de fabrication de CDs, de créer son propre label discographique, Jololi, de remettre à neuf un club, Le Thiossane, à Dakar, dans lequel il se produit chaque semaine, ndr]. Neneh est comme ma sœur. Quand nos routes se sont recroisées, nous nous sommes effectivement promis de refaire un duo. Cette fois, c’est elle qui est venue dans mon registre, dans mon terroir. L’idée n’était pas de refaire un nouveau tube. Wake Up sonne beaucoup plus africain, notamment grâce à des instruments comme la kora.

Seven Seconds pointait le racisme, la haine, les maux rampants que propagent certains et qui font voler en éclat l’innocence de l’enfance. Quel est le message de Wake Up ?

Cette fois nous disons "L’Afrique appelle, réveille-toi". L’Afrique a un message à transmettre au reste du monde, un message positif. Le titre de l’album signifie "Tu me donnes quelque chose, je te donnerai quelque chose en échange".

Engagé pour de multiples causes, sur le front de tous les combats humanitaires, vous êtes aussi le doux sentimental qui aime écrire des chansons d’amour, telle que Létt ma, que l’on trouve sur ce disque. Au-delà du militantisme, de tous les problèmes que je veux dénoncer, il y a toujours l’amour, la vie. Donc c’est capital de continuer à écrire des chansons d’amour.

Plusieurs instruments traditionnels interviennent au fil de Rokku Mi Rokka. Une volonté de retrouvailles avec les sonorités de la tradition que vous montrez déjà depuis quelque temps, n’est-ce pas ?

Lorsque vous voyagez beaucoup musicalement, parfois vous oubliez ce qui est là, à deux pas de vous. Dans la musique, je suis toujours allé à la rencontre d’autres sonorités, d’autres voix, d’autres "vibes". C’est bien, c’est une expérience extraordinaire. Mais à un moment donné, j’ai pris conscience qu’il y avait plein de choses près de moi que je n’avais pas touchées, alors j’ai eu envie de laisser une place aux instruments de chez nous, où d’ailleurs, nous avons des musiciens extraordinaires.

Quand la concrétisation de ce désir de retourner vers la source s’est-elle amorcée ?

C’est parti de la musique que j’ai composée pour le film Kirikou. On m’avait demandé de travailler avec des instruments traditionnels. Pour moi, c’était quelque chose de nouveau. J’ai côtoyé pendant cette période des musiciens traditionnels et je me suis alors vraiment rendu compte de la valeur des instruments dont ils jouaient, des possibilités qu’ils offraient. Je me suis dit qu’un jour je ferai un album à partir de cela. Le concept de mon disque Nothing’s In Vain [sorti en 2002, avant Egypt (2004) ndr] était né de là.

Rfimusique

Source: Sud Quotidien

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Samedi 24 Novembre 2007





1.Posté par mob le 24/11/2007 08:26
kimome wayoufi lougnoukhame rokimi je ne sait quoi wayalgnou ay mbalax you safsap gnou danse doumogueune soff bade

2.Posté par amoctad le 24/11/2007 12:55
le grand you. Nous sommes tres fier de toi.

3.Posté par nagoumé le 24/11/2007 13:08
Jalousi iiiiiiiiiiiiiiiiiii baaxoulnak !!!!.

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