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ENTRETIEN AVEC OUSMANE SECK LEADER DE OUZBAND et frere de Thione Seck: Je ne pouvais point quitter Raam Daan sans avoir la bénédiction de Thione

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Ousmane Seck est un jeune auteur compositeur de la musique sénéga­laise. II commence à chanter et accompagner de grosses pointures de la musique traditionnelle. Il signe son premier album Djiko en 1998, et dès son deuxième album « Nawlé» en 2003, ses chansons rencontrent un vif succès qui ne l'a depuis, jamais quitté, par exemple «Droit de l'homme ». !l est aussi connu pour son calme et sa discipline, ses tenues vestimen­taires correctes etc. Son nom est aujourd'hui connu dans le milieu de la musique au Sénégal car Ousmane a une popularité qui croit de jour en jour maintenant qu'il a mis sur pied son propre orchestre, le Ouze Band. Il a eu à faire les choeurs de nombreux titres pour des artistes tels que Fatou Guéweul, Mapenda Seck, Thione Seck. Il évolue dans le milieu de la musique depuis une dizaine d'années, mais s'est surtout fait connaî­tre quand i1 était au Raam Daan, orchestre de son frère Thione Seck où, depuis 2000 il a assuré les premières parties de ses soirées et concerts, sept ans durant. Aujourd'hui, encadré par son manager, Tapha Goudiabi, qui a eu à gérer la carrière de grands noms de la musique sénégalaise comme Coumba Gawlo Seck, Abdou Guitté Seck, et fort de deux casettes déjà sur le marché sénégalais, Ousmane prend lentement, mais sûrement son envol avec son orchestre, le Ouze Band. Il a reçu « La Voix Plus » dans sa maison aux HLM Las Palmas.



ENTRETIEN AVEC OUSMANE SECK LEADER DE OUZBAND et frere de Thione Seck: Je ne pouvais point quitter Raam Daan sans avoir la bénédiction de Thione
Ousmane Seck, parle nous de tes débuts dans la musique, présente-­toi aux lecteurs ?

J'évolue dans le milieu de la musique depuis plus de dix ans. J'ai eu diver­ses expériences dans des orchestres différents. J'ai d'abord commencé par intégrer le groupe de Fatou Guéweul Diouf avec qui j'ai eu à beaucoup voyager dans le monde. Pendant six ans, je faisais les choeurs de ses morceaux. Par la suite je suis parti jouer avec Mapenda Seck et j'ai finalement atterri au Raam Daan avec Thione, mon grand frère J'y ai passé huit ans.

Dans ton parcours, il aura fallu que tu passes par plusieurs chanteurs et orchestres avant de venir au Raam Daan. Pourquoi tu n'as pas directement rejoint Thione ton frère ?

C'est simple à expliquer. Au moment où j'évoluais dans d'autres groupes; il faut savoir que Assane Ndiaye et Mapenda étaient encore au Raam Daan. Ils n'étaient pas encore auto­nomes. Aucun des deux n'avaient encore les moyens de former un orchestre. Donc, quelque part c'était un milieu un peu saturé pour moi. Et d'un côté, c'était normal que j'ap­prenne à chanter avec Fatou Guéweul. Elle faisait de la musique traditionnelle qui se trouve être la base de la musique sénégalaise. C'est un plus pour moi que d'avoir d'abord commencé par là avant de m'essayer dans la musique moderne. C'est ce qui explique ce trajet que j'ai fait avant de venir chez Thione Seck.

Combien de temps as-tu passé chez Thione Seck? Et qu'est ce qui est à l'origine de ton départ du Raam Daan ?

J'ai passé huit ans au Raam Daan à faire les choeurs et à assurer les pre­mières parties des concerts et soirées de Thione. J'ai quitté le Raam Daan dans de très bons termes avec Thione Seck. Vous n'êtes pas sans savoir que c'est mon grand frère et que par conséquent, nous ne pouvons qu'avoir d'excellentes relations: Certes, cela faisait déjà longtemps que je souhaitais évoluer de mon pro­pre chef, former mon groupe, mais j'ai eu la patience d'attendre jusqu'à ce que Thione Seck me donne sa bénédiction de partir mettre sur pied mon orchestre. C'est lui qui m'a doté de tout le matériel de musique néces­saire, et il m'a mis en rapport avec des musiciens: Je ne m'attendais pas à cela de sitôt mais, comme il a jugé opportun de me libérer, je ne fais que le remercier sincèrement de son très beau geste.

Pourquoi, alors que tu as toujours voulu partir, tu n'as jamais osé le lui dire ?Que craignais-tu ?

C'est juste que j'avais compris que si je lui avais demandé de me laisser partir en ces moments-là, il allait cer­tes le faire, mais peut-être pas de gaieté de coeur et cela pouvait donner lieu à des frustrations de part et d'au­tre. Mais heureusement c'est Thione qui a eu l'initiative de m'affranchir et de très belle manière.

C'est Ousmane Seck qui assurait les avant-premières des soirées du Raam Daan. Et beaucoup de fans ne venaient à Killy que pour te voir chanter sur scène. Maintenant que tu évolues seul avec le Ouze Band, est-ce que tu as remarqué que ce public suit toujours tes traces ?

C'était pour moi une grande opportu­nité de jouer à côté d'un chanteur de la trempe de Thione. Et je me réjouis­sais de voir des fans venir à ses soi­rées uniquement pour me regarder, pour m'écouter jouer. C'était un hon­neur que de partager la scène avec un artiste aussi talentueux que lui. Bien sûr que des fans dans la clientèle de Thione viennent toujours à mes soi­rées. Et c'est un plus pour moi.

N'est-ce pas cela qui a précipité ton départ du Raam Daan puisque tu commençais à te faire des fans dans la propre clientèle de Thione Seck ?

Je dirai que non parce cela a duré pen­dant tout le temps que j'ai passé au Raam Daan à savoir huit ans.

Maintenant c'est le Ouze Band. Cela fait combien de temps que tu as formé ton orchestre ? Et com­ment ça se porte ?

C'est un rêve qui se réalise, un voeu que j'ai formulé ça fait très long­temps. C'est une nouvelle carrière que j'entame, je dois la façonner et la construire. Aujourd'hui plus que jamais je me sens responsable de tout un groupe de musiciens derrière moi. Ce sont des personnes qui ne sont avec moi que pour travailler et réussir dans la musique. C'est une nouvelle carrière solo que je viens de débuter. Ouze Band a juste quatre mois.

Et pensez vous qu'à 4 mois seule­ment d'existence, êtes-vous en mesure d'animer des soirées en live dans certaines boites de nuit ? N'est ce pas un peu prématuré ?

C'est vrai que Ouze Band est un orchestre qui vient de voir le jour, il n'a que quatre mois certes, mais les soirées que nous animons, mon groupe et moi, n'ont rien à envier aux autres groupes de la place. C'était pas évident mais on s'en sort et même très bien. Je remarque que les gens viennent de loin pour assister à mes soirées et ils ne viennent pas pour Ouze Band mais pour Ousmane Seck. Et est valable depuis que j'ai com­mencé à chanter, il faut oublier que je ne suis pas un jeune talent. Ouze Band vient peut-être derrière Ousmane Seck car on peut ne pas connaître l'orchestre, mais on connaît Ousmane Seck. Donc Alhamdoullilah, on s'en sort.

Et comment est-ce que Ousmane Seck gère t-il cette nouvelle carrière en solo ?

Heureusement que je ne suis pas un nouveau dans le monde de la musi­que. J'ai eu des expériences heureu­ses et d'autres pas du tout gaies. Je suis là pour faire plaisir à mes fans en étant à leur écoute. Je prends en compte toutes les remarques, sugges­tions et critiques qu'ils me font et j'essaie de m'améliorer chaque fois. C'est vrai qu'on ne peut pas plaire à tout le monde mais je fais de mon mieux pour faire plaisir à mes fans. Et jusque là ça se passe bien.

Est-ce que Ousmane Seck a un répertoire riche qui lui permet d'animer des soirées entières à lui tout seul ? Car entre assurer la première partie d'une soirée et ani­mer une soirée il y a une différence.

Oui bien sûr, parce que déjà j'ai deux casettes sur le marché et une troi­sième est en gestation. Elle doit sor­tir bientôt. Parfois je joue quelques morceaux inédits lors de mes soirées pour permettre à mon orchestre de bien répéter mais surtout pour faire plaisir à mes fans. Aussi je suis avec mon frère Kéba Seck et ensemble nous animons les soirées. Mon réper­toire ne peut se jouer en une seule soi­rée, je choisis juste quelques chan­sons.

Comment ça se passe avec tes musi­ciens ; tu les paies mensuellement ou par prestation ?

C'est prématuré de prétendre les payer par mois. Je n'ai pas encore les moyens financiers d'agir ainsi. Comme c'est un orchestre qui vient de voir le jour, je préfère attendre un peu. Pour l'instant, je paie mes musi­ciens après chaque prestation. Le plus important est de faire rouler l'orches­tre. Et pour ce faire, il y a mon staff qui s'en occupe.

Quels sont les projets à moyen et à court terme de Onze Band ? Est-ce qu'il y a des tournées en vue dans le cadre de la promotion du groupe ?

Je souhaite porter très loin le nom de Ouze Band partout dans le monde. Mais cela ne dépend pas que de moi car comme le dit Youssou Ndour «il ne suffit pas seulement d'avoir du talent». C'est pourquoi j'ai pris à mes côtés un homme tel Tapha Goudiabi, qui connaît très bien le milieu de la musique. C'est mon manager et il est entrain de faire un travail important dans le cadre de la promotion de Ouze Band. Actuellement je suis sol­licité un peu partout. On y pense et on y travaille sérieusement.

Quels sont les moments forts, les événements qui t'ont le plus mar­qué dans ta carrière ?

J'ai surtout retenu, les jours où, alors que j'assurais la première partie de Thione Seck, les fans après presque chacune de mes chansons scandaient des «bis» dans la salle. Ils en rede­mandaient tout le temps après chaque morceau et cela m'a beaucoup plu. D'autre part, dans ma vie, ce qui m'a le plus affecté a été la perte de ma chère mère. Elle était mon amie et je l'adorais.

La gente féminine adore particuliè­rement Ousmane Seck. Le plus grand nombre de tes fans, ce sont les femmes. Ousmane est céliba­taire, marié ou divorcé ?

Je viens de me remarier il y a pas longtemps. Mais avant; j'ai divorcé d'avec une autre femme, j'ai des enfants. C'est vrai que j'ai beaucoup de fans qui sont des femmes mais ça va, je gère. Madame est jalouse comme toute les femmes mais elle comprend que dans le milieu où je suis c'est ainsi que se passent les cho­ses. Je l'ai connue alors que j'étais encore marié, elle peut gérer mes relations. Ce n'est pas facile d'être marié à un artiste, il faut qu'elle y mette du sien pour la bonne marche de notre ménage. Les filles m'appré­cient beaucoup.

Ousmane Seck serait il polygame ?

Je suis un homme, un artiste doublé d'un musulman. Je sais que jamais je ne signerai pour la monogamie. Mon père avait 4 épouses, je ne vais certes pas en avoir autant mais je sais que je ne signe pas pour la monogamie.

Donc les fans qui rêvent de conqué­rir le coeur de Ousmane Seck peu­vent toujours espérer ?

Ah oui, bien sur (rires). Pourquoi pas

Propos recueillis par Rokhaya TNIAM

Source: La Voix Plus

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Samedi 12 Avril 2008





1.Posté par rando le 12/04/2008 08:02
c'est trop facile de s'appuyer sur l'islam pour justifier l'incapacité des hommes à approfondir la relation avec une seule femme et leur " fuite " qui les mène dans les bras d'une jeunette..... sous prétexte de religion, ils assouvissent leur désir de sexe et de chair fraîche. A quand un homme sénégalais adulte qui ose se regarder en face et qui reconnaît que la religion n'est q'un prétexte, un alibi qui les arrange bien....

2.Posté par fidele le 12/04/2008 16:00
a lattention de rando

jai bien aime ta reponse, lislam a bon dos, ya bcp dhypocrisie dans tout ca

3.Posté par arame le 12/04/2008 19:01
je prie de tout coeur pour que tu reussisse tu es le seul musicien a qui je tiens enormement et je voudrais avoir tes coordonne si possible car je ne vit pas adk ca me fera plaisir de te connaitre et bon courage

4.Posté par sa le 12/04/2008 22:41
arame pourquoi tu cherche a avoir les coordonnes de oumane, il est marie, reste tranquil, c'es comme cela ous aite pour casser les menages
mais bon comm sa femme a casserle menage de ousmane, donc un deuxieme cassage est possible,parce tu fait du mal on va te faire du mal to ou tard, donc tu pourra lecher ses hooors

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