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ENTRETIEN AVEC… Henri Camara sur le retour des anciens : «Il faut éviter de sélectionner des noms»

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Henri Camara piaffe d’impatience à l’idée de retrouver les pelouses de la Premiership, après plusieurs mois d’absence pour cause d’une grave blessure au genou. L’attaquant des Lions, qui se dit prêt pour la reprise avec Wigan, jette un regard sur la tanière avec l’affaire Mamadou Niang, analyse les résultats des deux dernières sorties des Lions, contre la Tanzanie (1-1) et le Mozambique (0-0), et donne son avis sur le débat concernant le retour des anciens. Entretien.



ENTRETIEN AVEC… Henri Camara sur le retour des anciens : «Il faut éviter de sélectionner des noms»
Comment se présente votre blessure ?

Ça va ! Je me porte bien. J’ai repris les entraînements depuis jeudi dernier. Donc, cela fait une semaine que je m’entraîne avec Wigan, à raison de deux séances par jour. A Paris où j’étais allé pour me soigner, j’ai eu à faire de la rééducation, du footing... Tout le travail, en fait, nécessaire pour revenir en forme.

Aujourd’hui, peut on dire qu’on va retrouver le vrai Henri Camara ?

(Un sourire) C’est encore tôt. Il reste du chemin à faire, même s’il y a eu énormément de progrès. Je n’irai pas jusqu’à dire que je ne ressens plus aucune douleur. Des blessures de ce genre, ça ne se soigne pas aussi rapidement. Il faut du temps pour que la plaie guérisse. A Paris, vous n’avez donc pas su profiter des vacances.

(Rire) Il faut dire que je n’étais pas allé à Paris pour des vacances. Lorsque j’ai fait mes valises à la fin de la saison, je savais clairement ce qui m’amenait là-bas. C’est difficile. C’était la première fois que je passe les vacances ailleurs qu’au Sénégal. Je me suis sacrifié. Bien évidemment que cela en valait la peine. Ma santé passe avant tout. Il fallait que je me soigne pour rattraper ce que j’ai perdu. C’est vrai que par moment, je pensais beaucoup au pays, à la famille, aux amis… (il ne termine pas sa phrase). Mais, la priorité, c’était ma santé, surtout qu’à Wigan, les médecins ne m’avaient pas très bien soigné.

Ah bon ! Qu’est-ce qui vous le fait dire ?

J’ai, en effet, été mal soigné. On était vers la fin de la saison. Il fallait que je sois opérationnel. Donc, la blessure ne pouvait pas être totalement guérie. Je dirais que les médecins de Wigan ont fait avec la situation qui prévalait. Malheureusement, cela m’a beaucoup pénalisé. Mais, Dieu merci, aujourd’hui, tout va bien. Le médecin m’a demandé d’être patient.

Vous avez quand même pu suivre les deux matches de l’équipe nationale.

Ah oui ! Pour rien au monde je ne rate les matches de l’équipe nationale. A chaque fois qu’il y avait match, j’étais devant le petit écran. Je faisais tout pour ne pas rater un des deux matches.

Comment avez-vous trouvé l’équipe ?

Je ne suis pas, totalement, satisfait des deux points pris. Je pense qu’on aurait pu gagner au moins un match. Cela nous aurait mis à l’abri avant la dernière journée. Mais, cela ne veut pas dire que le match contre le Burkina Faso allait être facile, que c’est un match à prendre à la légère. Non, je ne pense pas. C’est clair qu’on va préparer, sérieusement, tous les matches que nous aurons à jouer. Mais, il était plus facile d’aborder ce match avec la qualification en main.

Craignez-vous que le scénario qui s’était produit contre Togo avec ce nul à domicile, ne se reproduise ?

Non ! Il ne s’agit pas de cela. Ce n’est pas pareil. Je veux juste dire qu’on aurait pu éviter les deux matches nuls. L’équipe a manqué de rythme. On n’a pas joué notre jeu. On s’est contenté de suivre le rythme de l’adversaire. Je trouve que ce n’était pas ce qu’il fallait faire.

L’équipe était quand même diminuée avec votre absence, ainsi que celles de El Hadj Diouf et de Mamadou Niang.

(D’un ton grave) Il faut que les gens arrêtent de parler des anciens. On ne peut pas toujours dire que si les anciens étaient, que si Diouf était, si Henri Camara était là… Nous sommes appelés à partir demain et céder la place aux autres. Il faut que les jeunes qui sont là, actuellement, prouvent qu’ils méritent d’être là. Qu’ils prennent, entièrement, leurs responsabilités. S’ils sont là, c’est parce qu’ils doivent être là. Ils doivent prouver qu’ils peuvent demain occuper la place de Diouf, de Henri, de Niang, de Pape Bouba, ou de quelqu’un d’autre.

Oui, mais le retour des anciens fait en ce moment débat au Sénégal. Quel est votre avis là-dessus ?

C’est vrai qu’on a besoin de tout le monde, de tous les joueurs de qualité. C’est bien de parler des anciens. Mais, il y a une chose importante, c’est qu’il faut appeler ceux qui méritent d’être appelés. Il faut éviter de sélectionner des noms. Les noms ne suffisent pas. Il faut voir ceux qui sont en forme, ceux qui méritent d’être appelés et on fait appel à eux.

Justement, parlant toujours des absences, comment avez-vous accueilli celle de Mamadou Niang ?

Niang, on s’est croisé à Paris, il m’a dit qu’il était blessé. Rien de plus. Je ne pense pas être en mesure de donner d’autres explications concernant sa blessure. Vous savez, il y a des choses qui dérangent chez les joueurs. Malheureusement, la plupart ne peuvent pas le dire. Ce n’est pas facile de jouer en équipe nationale. Il y a des choses qui peuvent déplaire et dont on peut gérer les tenants et les aboutissants. Souvent, ce sont des choses qui poussent certains à ne pas venir. Mais, il faut savoir gérer tout cela surtout dans une vie de groupe.

Mais, le problème c’est que Niang risque quand même une sanction de la Fédération qui a, d’ailleurs, saisi la Fifa

Je dirais tout simplement qu’il faudra que les gens discutent avec lui d’abord, avant de prendre des mesures. Ce serait bien d’entendre le joueur avant de songer à une éventuelle sanction. De toutes les façons, Niang est un joueur dont l’équipe nationale a besoin. Et c’est pourquoi je pense, qu’avant toute sanction, la Fédération doit entendre Niang .

Il y a aussi le comportement de Diagne Faye qui a eu des mots déplacés à l’endroit du sélectionneur national, Henryk Kasperczak, au retour des Lions de Maputo.

C’est une affaire dont je ne connais pas, véritablement, les contours. Maintenant, s’il a réagi de la sorte, c’est certainement parce qu’il était énervé. Diagne Faye n’est pas ce genre de type. Ce sont des choses qui arrivent. C’est tout ce que je peux dire.

Verra-t-on Henri Camara lors du match amical des Lions face au Ghana, le 21 août à Londres ?

Cela dépendra de mon état de forme. Si je suis en forme, et si le coach fait appel à moi, je serais le premier sur les lieux.

Allez-vous encore rester à Wigan cette saison ?

Je suis à Wigan pour le moment, et je prépare tranquillement la présente saison. Disons j’y suis, j’y reste (rire).

On ne vous verra pas cette année à Dakar ?

Malheureusement. Je ne pourrai être à Dakar que lors de la prochaine sortie des Lions à Dakar (contre le Burkina Faso en septembre). J’avais envie de venir pour m’amuser avec mes amis, aller en boîte, à la plage… mais dommage. J’ai quand même eu la visite de ma mère à Paris. C’était déjà bien. On verra en septembre.


Woury DIALLO
Source: Le Quotidien

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Jeudi 5 Juillet 2007





1.Posté par une grande soeur inconnue le 05/07/2007 14:30
Henri tu es le meilleur et tu resteras toujours le meilleur dans mon coeur

je te considère comme un petit frère

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