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ENTRETIEN AVEC... BARA TALL: « Karim Wade avait juré de me détruire »

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« De 25 milliards de francs Cfa de chiffre d’affaires annuel, Jean Lefebvre est passée à zéro »

« J’ai soumissionné dans les chantiers de la Corniche en prenant les prix des chantiers de Thies majorés de 20 % »


Un adage wolof dit « Mbejum kanam, boromam mokoy fajal bopam” (ndlr : on n’est mieux servi que par soi-même). Hissé au rang d'exemple, symbole achevé du self-made man qui a marqué de son empreinte la politique infrastructurelle du Sénégal de cette dernière décennie, Bara Tall a subitement dégringolé de la créte pour se retrouver dans les abysses. Agneau pris en otage dans un cycle de règlements de comptes politiques géniteurs de scandales à répétition qui ont fini par ravaler le Sénégal au rang de république bananiére. Mais depuis une demi décennie que dure cette histoire des «Chantiers de Thiès» qui ont dévasté l'em­pire bâti par ce polytechnicien, pur produit de l'école sénégalaise, une question taraudait le Sénégalais : pourquoi Bara Tall s'est emmuré dans un silence... assourdissant ? Hier; en exclusivité sur la télévision «2Stv», l'intéressé a répondu à cette question et à d'autres assaisonnées de révélations fracassantes qui ren­seignent un peu plus à quel point au Sénégal, le manteau de la bonne gouver­nance s'est consumé sous le regime de l’ alternance. Un entretien dirigé par Pape Ale Niang que nous reproduisons in extenso.



ENTRETIEN AVEC... BARA TALL: « Karim Wade avait juré de me détruire »
Pourquoi avoir décidé, aujourd'hui, de parler des difficultés auxquelles votre entreprise, Talix Group, est confrontée ?



On peut dire que ce qui se passe à Talix est à l'imagé de qui se passe dans le pays. Pourquoi j'ai décidé de parler aujourd'hui ? La semaine dernière, un de vos confrères, Abdou Latif Coulibaly, un grand journaliste et vaillant patri­ote sénégalais, écrivait que ce qui s'est passé avec Talix fait partie des plus gros scandales de l'Alternance, mais qu'on entend peu de per­sonnes en parler. Alors, après avoir parcouru cet article, je me suis dit : « les Sénégalais ne sont peut-être pas à blâmer, parce que je n'ai pas parlé, j'ai une part de responsabilité dans la persistance de cette indifférence que dénonce Latif»: C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de rompre le silence. Et puis, c'est l'heure de parler, parce que Talix, qui comporté en son sein Jean Lefebvre, est ma création. Je suis parti de très loin pour faire de ce groupe ce qu'il est devenu aujourd'hui : une entreprise qui a enfanté d'autres entreprises. Et lorsque survient une situation créée de toutes pièces, qui remet en cause tous ces acquis, les Sénégalais doivent en être informés. Mais, à vrai dire, ce n'est pas la situation dans laquelle Talix se trouve présen­tement qui devrait intéresser, en premier, les Sénégalais, mais les causes. Voilà une autre rai­son qui m'a poussé à parler.



Comme vous avez décidé de parler. Est-ce que vous pouvez nous faire la situation de Jean lefebvre. C'est-à-dire les diffi­cultés auxquelles elle est confrontée ?



Jean Lefebvre est aujaurd'hui dans une situa­tion périlleuse qui nous a obligés à la mettre sous règlement préventif. Qu'est-ce que cela signifie ? C'est une disposition légale permet­tant à une entreprise qui a un volume de dettes qu'il ne parvient plus à honorer- non pas parce qu'elle n’a plus les capacités techniques de continuer à travailler, mais qu'elle est plutôt confrontée à des difficultés conjoncturelles -, à se réfugier derrière la loi. Ainsi, elle est pro­tégée des créanciers durant un temps déter­miné qu'elle pourrait mettre à profit pour rebondir et rembourser ses dettes. Une formule qui est même à l'avantage des créanciers. Car, l'autre hypothèse aurait consisté à fermer tout simplement l'entreprise. Et dans ce cas de fig­ure, il n'est absolument pas garanti que le fruit de la liquidation permette de payer tous les créanciers. Pour la bonne et simple raison que dans l'ordre de priorité, les travailleurs seront premiers servis, ensuite l'État et enfin les four­nisseurs.



Combien d'employés travaillent pour Jean Lefebvre ?



Faire un décompte exhaustif n'est pas chose aisée. Mais une estimation du nombre d'em­ployés liés aux activités de l'entreprise, don­nerait trois mille personnes.

Avant la survenue de nos difficulté tous les employés de Jean Lefebvre percevaient entre le 27 et le 30 du mois. Aujourd'hui, ceux qui sont dans l'entreprise sont restés sept (07) mois sans salaire. Et c'est l'occasion pour moi de les remercier, encore une fois, pour l'abnégation et la foi en Dieu dont ils font preuve. Pour moins que ça, un seul retard de salaire, nous voyons dans d'autres entreprises des travailleurs occu­per l'espace public pour protester. A jean Lefebvre, manifestement, les employés ont compris que cette situation terrible qu’ils vivent ne résulte pas de l’incurie de ceux qui dirigent l’entreprise. Elle nous a été imposée.



Cette situation n'a-t-elle pas entamé la crédibilité de Jean Lefebvre au niveau des institutions financières ?



Il ne faut pas se voiler la face, c'est sûr que la crédibilité de Jean Lefebvre s'est effritée. Et cela ne date pas d'aujourd'hui. La perte de crédibil­ité, c'est le fait de ne plus pouvoir respecter ses engagements contractuels vis-à-vis de ses partenaires, en ne se conformant pas aux délais de livraison des ouvrages, parce que derrière les fournisseurs, vous sachant peu solvables, deviennent réticents.

Cette perte de crédibilité est aussi ressentie au niveau des banques qui nous prêtaient de l'argent. La crédibilité, dans notre domaine d'activités, c'est l'une de nos matières pre­mières. A part cette crédibilité, qui est un bien immatériel, ce sur quoi nous nous adossons pour faire notre travail, c'est d'abord notre savoir-faire et nos compétences humaines. Une entreprise qui ne respecte pas ses engagements vis-à-vis des institutions et de ses employés, est irrémédiablement condamnée. C'est une perte immatérielle inestimable.



Est-ce que la crédibilité de Jean Lefebvre, au moment de sa splendeur, lui permet­ait par exemple d’avoir un emprunt de dix (10) milliards de francs Cfa ?



Dix milliards, c’est exactement un montant que nous avons eu à emprunter à une banque, en 2004, lorsqu'il a fallu démarrer des travaux (ndlr : les chantiers de Thiès). Et vous savez quoi ? La crédibilité de Jean Lefebvre était telle que nombre de banques nous en ont voulu, d'avoir choisi une seule pour emprunter dix (10) milliards de francs Cfa. Ceci résume de manière éloquente la crédibilité dont nous jouissions : les banques se bousculaient à nos portes pour nous prêter de l'argent. Aujourd'hui, la pudeur ne me permet pas de décrire la situation dans laquelle se trouve Jean Lefebvre.



Peut-on avoir une idée du chiffre d'affaires annuel que Jean Lefebvre réalisait ?



En tant qu'entreprise principale, sans Taux, elle réalisait un chiffre d'affaires de vingt-cinq (25) milliards de francs Cfa.



Et aujourd'hui ?



Avant de réaliser un chiffre d'affaires, il faut d'abord pouvoir travailler. Au Sénégal, nous avons un chiffre d'affaires de zéro franc Cfa.



Bara Tall, les Sénégalais ont besoin de savoir : qu'est-ce qui est à l'origine de cette situation ? Comment une entreprise qui était une référence, jouissant d'une énorme crédibilité, en est-elle arrivée à cette situation ?



Nous étions très loin d'une entreprise délin­quante. Nous étions plutôt un modèle.



Étiez-vous en règle avec les institutions sociales ?



Nous ne devions aucun sou à l’Ipres, au fisc. Ils peuvent en témoigner car ils nous écoutent. Nous étions des contribuables modèles qui ont payé des milliards de francs Cfa de taxes, contribuant ainsi à alimenter le budget national.



Peut-on savoir le montant des taxes que vous payiez à l'État ?



Je ne souhaite pas qu'on parle de chiffre. Mais sachez que ce sont des milliards de francs Cfa, même si, aujourd'hui, le mot milliard est devenu banal dans ce pays.



Bara Tall, concrètement qu'est-ce qui est à l'origine de la crise que traverse Jean Lefebvre ?



Tout le monde le sait. Seulement, je peux cam­prendre que les Sénégalais aient une exigence légitime que l'explication sorte de ma bouche. Et je vais me plier à cet exercice. Les difficultés de Jean Lefebvre sont liées aux «Chantiers de Thiès». Tout est parti de là. Je ne dirai pas que ce sont uniquement les «Chantiers de Thiès», mais la cause principale. Il y a énormément de choses dans ces «Chantiers de Thiès» que l'opinion publique ignore. En vérité, les «Chantiers de Thiès» n'ont été qu'un prétexte saisi par des gens pour régler beaucoup de comptes politiques. On connaît l'identité des personnes qui s'oppo­saient dans cette affaire et les soubassements. Ils avaient des préalables politiques qu'ils devaient régler Ça, c'est leur affaire ! Mais parce que nous n'avons pas choisi de faire la politique, nous ne devrions pas faire les frais de ces règlements de comptes. Hélas, nous avons été mêlés à cette affaire.



Comment ?



Quant ils ont décidé d'accuser Idrissa Seck de détournement de deniers publics, via des surfacturations, dans le cadre de l'exécution des «Chantiers de Thiés», ils ont mis en cause toutes les entreprises ayant participé à ces travaux, comme étant les complices de celui qui occupait alors le poste de Premier ministre. Les surfacturations évoquées se justifiaient à leurs yeux par le fait que le coût des travaux - sur la base de chiffres qu'ils ont sortis de nulle part - sur le terrain n'équivaut pas aux montants d'argent pris par Idrissa Seck, qu'il jette en prison pour l'obliger à dire où est passée la différence. Ensuite, ils allaient discuté avec Idrissa Seck, avant de le sortir de prison. Ce qu'ils se sont dit pour en arriver là ne m'intéressant pas, j'ai continué mon travail. Une preuve qu'à ce stade de l'affaire, leur cible n'était pas en vérité la quarantaine d'entreprises indexées : ils nous remboursaient une partie de l'argent que nous avions emprunté dans les banques pour exécuter les travaux, Mais, ils vont réactiver le dossier pour, non pas s'attaquer à toutes les entreprises, mais à une seule : Jean Lefebvre.



Pourquoi ?



Ce qui m'étonne aujourd'hui encore dans cette affaire, c'est comment le X visé dans la plainte de l'État est devenu brusquement... Bara Tall. Alors que nous étions quarante-trois (43) entreprises dans les Chantiers de Thiès. L'autre chose qui m'a beaucoup étonné, c'est quand il s'est agi d'inculper, ils m'ont indexé en me demandant de rembourser tout l'écart relevé dans les «Chantiers de Thies». Et pour ce faire, il fallait que je dépose une caution ou que j'aille en prison. Ce que j'ai catégoriquement refusé.



Il se dit qu'on vous a même proposé de vous «prêter» le montant de la caution. Vous confirmez ?



Vous savez, il y a des choses que la décence m'interdit de dire, surtout sur un plateau de télévision. Notez simplement qu’à ce jour, ils n’ont pas démenti ce plan qu’on leur a prêté.



On vous aurez dit : «Bara arrangez-nous, l'argent est là, tout ce qu’on veut, c'est que vous déposez la caution pour qu'on règle notre différend. Après tu peux même prendre la caution. Est-ce vrai ?



Je vous ai tantôt dit que des articles de presse ont soulevé cette affaire. Ce n'est pas parce que j'ai peur d'en parler, mais c'est une ques­tion de «kersa» (ndlr : pudeur) et de «sutura» (ndlr : décence). Tout ce que j’ai eu à dire, je l'ai écrit et apposé là-dessus ma signature. Il y a des choses qui se passent à certains niveaux... Franchement, je ne pensais pas que les choses pouvaient en arriver là.



Qu'ils ne pouvaient pas en arriver là avec toi ?



Pas moi, mais tout simplement qu'ils ne pou­vaient pas en arriver là même avec quelqu'un d'autre.



Bara Tall combien de kilomètres fait la Voie de contournement Nord (ndlr : Vcn de Thiès) qui a été la principale cause du dossier des « Chantier de Thiès » ?



Elle n'est pas la principale cause, mais l'aspect le plus médiatisé de ce dossier. C'est aussi un exemple assez intéressant, mais je ne veux pas entrer dans les détails. Parce que si vous voulez parler des «Chantiers de Thiès », il vous faudra organiser un débat rien que sur la question.



Mais, il vous faut entrer dans les détails pour nous permettre d'aborder un autre sujet ?



Donc, je vais en parler, parce que le dossier des «Chantiers de Thiès» n'est pas encore clos : je n'ai pas encore un non-lieu.



Mais, Bara, pourquoi refusez-vous de par­ler de la surfacturation et de la Voie de contournement Nord ?



Ce n'est pas un refus. Je peux même en parler parce que le rapport a été déclassifié. La Vcn fait dix kilomètres et demi de route neuve. Dans une zone où il n'y a jamais eu de route. C'était un marché de sept (07) milliards de francs Cfa. A l'achèvement des travaux, nous avons constaté n'avoir dépensé que six (06)milliards huit cent (800) millions de francs Cfa. Alors, nous avons restituer la monnaie. Et c'est moi qui ai financé et exécuté les travaux dans un délai de six (06) mois : nous avons com­mencé en septembre 2003 et livré l'ouvrage en avril 2004.



Vous avez passé combien de temps en prison ?



Deux mois et demi. Alors que je refusais tou­jours de payer une caution - la raison de mon incarcération -, un bon jour, on m'a dit de sor­tir. J'ai été libéré sans caution, ni demande de liberté provisoire que j'avais formellement interdit à mes avocats alors, j’ai demandé pourquoi on m’a libéré. On m’a dit : « Vous êtes libéré d’office ».



Pourquoi Bara Tall a été l'entrepreneur le plus engagé dans les « Chantiers de Thiès » ?



Plus de temps m'aurait permis de revisiter l'histo­ire de Jean Lefebvre, qui était une société française.

Je suis né à Thiès, j'y ai grandi et fait toutes mes études. J'ai quitté cette ville à l'âge de vingt­quatre (24) ans pour venir à Dakar travailler à Jean Lefebvre. J'y ai travaillé, gagné de l'argent, j'y ai réinvesti, avant que la boite ne me revi­enne. En 2003, étant aux commandes d'une entreprise comme Jean Lefebvre, je ne pouvais resté en dehors d'un programme comme les «Chantiers de Thiès», qui ambitionnait de changer la face de la ville qui m'a tout donné. C'était quoi les «Chantiers de Thiès» ? On me demandait de faire ce que personne n'accep­tait :construire une maison, l’équiper, avant d'être payé. J'ai accepté ce risque considérable, pour ma ville et mon pays. Je me suis rendu sur le terrain pour voir ce que je devais faire. Ensuite, je leur ai dit que le coût des travaux, en prenant sur moi de ne pas l'augmenter pour couvrir mon emprunt bancaire devant me per­mettre d'exécuter ces chantiers. C'est dans ce contexte qu'ils ont signé les marchés. Et c'est ce rôle de locomotive que j'ai joué dans les «Chantiers de Thiès» au moment où les wag­ons (ndlr : les autres entreprises) rechignaient à suivre ma cadence. Et cet engagement citoyen ne date pas de cette époque ; nous étions tou­jours les premiers à répondre à l'appel de la Nation. Lorsque la sécheresse menaçait sérieusement le Sénégal, le chef de l'État a con­voqué un Conseil présidentiel consacré à la question. Il a dit aux entrepreneurs : «Je peux vous réquisitionner, mais je préfère faire appel à votre esprit citoyen pour voir comment vous pouvez nous aider, en construisant par exemple des bassins de rétention pour que le bétail puisse avoir de l'eau». Avant de sortir de la salle, Jean Lefebvre a pris l'engagement de construire sur fonds propre trois bassins de rétention d'un coût global de six cent (600) mil­lions de francs Cfa. Nous avons tenu parole et construit ces bassins de rétention. C'est cet esprit citoyen et mon attachement à la ville de Thiès qui ont été à l'origine de mon engage­ment. Et si c'était à refaire, je le referais.



Les Sénégalais veulent savoir la vérité rel­ativement à ce qui arrive à Jean Lefebvre : est-ce qu'on vous combat en vous pri­vant de marchés ? Qui vous combat ?



ça c’est clair, et nous allons le dire.



Par exempte, parlons des marchés de l’Anoci.



Ce qui est arrivé à ce niveau à Jean Lefepvre est lié aux «Chantiers de Thies ». Ils m'ont mis en prison pour avoir refusé de faire ce qu'ils voulaient. Lorsqu'ils m'ont élargi, j'ai lavé mon honneur pour me remettre au travail. Car, la seule chose qui importe pour moi, c'est mon honneur, et non l'argent que j'ai perdu. Je l'ai dit dans ma lettre ouverte. Et le président Wade qui m'a reçu en audience après ma sortie de prison avait l'intention de tourner la page. Il a dit à ses collaborateurs qui assistaient à cette audience : « Laissez-le travailler ! » Mais, ce n'était pas possible. Parce qu'il y avait un agen­da global qui comportait des obstacles poli­tiques et économiques. Et je faisais partie de ces obstacles économiques. Et je ne l'ai compris qu'après. Je ne pouvais même pas m'imaginer quelqu'un croire que ldrissa Seck pouvait avoir des intérêts dans mon entreprise. Idrissa Seck me connaît très bien, «te yabu ma» (ndlr : il ne manque pas de considération à mon égard) jusqu'à songer un seul instant que je vais tra­vailler pour ensuite lui donner mon argent. Mais, ils se sont dits : «Comme Bara Tall habite Thiès, s'il a trop de moyens, il peut soutenir Idrissa Seck que nous combattons. Donc, il faut le détruire à tout prix». C'est ça la motivation première qui m'a causé beaucoup de dom­mages. A cette période, dans le domaine des Btp, je ne dis pas que nous étions les meilleurs, mais nous étions parmi les meilleurs. A chaque appel d’offres, nous gagnions avec de bons prix, et livrons de très bons ouvrages. Après ils nous écartaient des appels d’offres où nous étions le moins-disant.





Donnez-nous quelques marchés que Jean lefebvre a gagnés et qui lui ont été par la suite arrachés...



Ils sont nombreux. Je peux vous citer l'élargisse­ment de la Corniche Ouest où nous étions de loin le moins-disant. Et cet exemple nous per­met de revenir aux «Chantiers de Thiès». Aussi incroyable que cela puisse paraître, sachez que j'ai soumissionné dans les chantiers de la Corniche en prenant les prix des «Chantiers de Thiès» majorés de vingt pour cent (20%), et j'étais cinquante pour cent (50%) moins cher.



Résumons : pour participer à l'appel d'of­fres des chantiers de l’Anoci sur la Corniche, vous avez pris les prix qui vous ont valu la prison dans les «Chantiers de Thiès », vous y avez ajouté 20%, pour être le moins cher de 50%. Mais on vous écarte. Pourquoi ?



Parce que je n'entrais pas dans le schéma économique.



Quel schéma économique ?



Ils m'accusaient maintenant d'être pas cher. C'est comme quelqu'un qui va au marché pour se quereller avec le marchand parce que ce dernier lui a vendu des produits pas chers.



Citez un autre marché...



La route de Ouakam qui devait être élargie, toujours dans le cadre des chantiers de l'Anoci. Quand j'ai soumissionné et qu'ils se sont rendu compte que j'étais encore le moins-disant, ils ont annulé l'appel d'offres, pour ensuite le relancer.

Même chose pour la route Linguère-Matam. Que ceux qui sont dans cette zone sachent que la deuxième tranche de la route Linguére ­Matam, c'est moi qui devais le réaliser depuis 2006. Ils ont trouvé des prétextes pour bloquer le projet. Pour me résumer, sachez que nous avons gagné des marchés d'une hauteur de cent (100) milliards de francs Cfa, qu'ils nous ont arrachés. Nous les aurions réalisés que nos travailleurs et nos familles en aurait bénéficié.

Mais, tout ça n’a pas d’importance.



Si, c'est important, parce que nous sommes dans un État de droit Donc vous devez nous parler des chantiers de l’Anoci réalisés avec l'argent du contribuable.



Je peux vous dire une seule chose concernant les routes dans les chantiers de l'Anoci : les entreprises qui avaient fait les études ont gagné les marchés. Quiconque connaît les lois de passation de marchés publics sait que le procédé est une infraction, au regard des dis­positions du Code des marchés. Nous avons écrit aux services compétents (ndlr : Agence de régulation des marchés publics), qui nous ont répondu. Mais apparemment, ils n’ont pas l'in­tention d'aller au fond des choses.



Bara Tall, est-ce que vous avez un problème personnel avec une autorité du pays au point d'être écarté des chantiers de l’Anoci ?



Non. Il n’y a pas de problémes personnels. Parce que l’intérêt public doit prendre le dessus sur les problèmes personnels. Le problème est un problème économique : personne ne peut m'obliger à dire que telle chose qui vaut cent. (100) francs coûte deux cent (200) francs. Parce­ que cet argent que mon pays emprunte pour financer ses projets, ce sont nos fils qui vont le rembourser. Ça personne ne peut m'obliger à le faire. Je préfère prendre mes bagages et aller ailleurs. D'abord, ils m'ont accusé de surfac­turations, mais comme le dit «Waaji» (ndlr : Idrissa Seck) : « Ba jant bi di fay, manu nu ko prouvee » (ndir : Jusqu'à l'extinction du soleil, ils ne pourront le prouver). Ensuite, ils veulent que je rentre dans des choses qui ne convainquent pas.

On m’a rapporté les propos d’une personne qui a juré de détruire mon entreprise. En m’empêchant de travailler au Sénégal, et de rentrer dans les fonds que l’Etat me doit, histoire peut être de m'empêcher d'avoir le prix de la traver­sée vers Barcelone à bord d'une pirogue. Et l'auteur de ces propos est connu, c'est Karim Wade. Dernièrement, lorsque son père recevait les patrons de presse, il lui a glissé une note racontant des bobards sur moi. Pour ensuite dire sur la base de ces mêmes bobards que désormais, il me déclarait la guerre. Mais la guerre, il me l'a déclarée depuis longtemps.



Quand ?



Je n'exclut même pas que le fait qu'on m'ait ciblée parmi les entrepreneurs des «Chantiers de Thiès», pour m'inculper, fasse partie de cette guerre. Parce que fougerolles de mon ami Gérard Sénac, pourquoi elle n'a pas été inquiétée ? Parce que , sa maison-mère française est derrière elle. Pourquoi je suis par­tie en Gambie ? «Yoonu jamm soriwul» (ndlr : Trouver un havre de paix). J'y vais avec mes amis pour que nous puissions avoir des revenus. Puis, Yaya Jammeh est un Africain. Avant tous ces problèmes, le président Wade m’avait trouvé là-bas, et il a dit à Yaya Jammeh : «Ki limu fi liggey, mako garanti» (ndlr : Je suis garant de tout ce qu'il construira ici).



Donc, ils vous ont demandé de faire des surfacturations dans les marchés de l’Anoci ?



Je n'irai pas jusqu'à dire ça. Mais; ce que je dis est constant. Ce sont les entreprises qui ont fait les études qui ont gagné les marchés. Et nous détenons des documents.



Comment on s'est partagé les marchés ?



Je n'ai été partie prenante à aucun partage. Nous avons fait une offre de seize (16) milliards de francs Cfa. Ils ont octroyé le marché à celui qui proposait vingt-deux (22) milliards de francs Cfa. Quand on auditera les chantiers de l’Anoci...



Mais, c'est toi qui a gagné le marché d'élargissement de Malick Sy avec les Chinois.



Ça c'est un autre débat, si on restait là à parler de toutes les anecdotes, on allait pas en finir. Et puis, je ne suis pas un homme de détails. Je dis ce qui me tient à cœur : le fruit de vingt­ neuf (29) années de travail qu'on piétine, ça je ne l'accepte pas. J’ai eu à perdre des marchés pour ensuite en gagner d'autres. Même s'il m'avait laissé en paix, je leur laisserais leur pays pour aller travailler ailleurs. « Li nuy def ci man def na nu ko ci man ba paree » (Ndlr : le mal est déjà fait). J'ai eu la chance d’être bien éduqué et d'en être arrivé à ce niveau, On m'a inculqué des valeurs « ngor, jub, fulë ak fayda ». C’est ainsi que j'ai conduit ma vie, jusqu'à 1'obtention de mes diplômes et que Jean Lefebvre me revienne. J’ai bénéficié d’une des meilleures formations que le Sénégal puisse donner à ses fils. Tout ça ils n'en veulent pas, Donc, nous allons vendre notre savoir-faire ailleurs. On ne peut prendre quelqu'un, le trainer dans la boue pendant des années, l'envoyer en prison, lui devoir de l'argent et refuser de le payer. Il veut continuer de faire son travail, vous l’en empêchez sous le prétexte qu'il propose des prix pas... chers. II prend ses bagages pour aller ailleurs, vous le poursuivez pour casser du sucre sur son dos. Ça moi je ne l'accepterai pas.



Entre l'État et vous, qui doit de l'argent à l'autre ?



L'État me doit plus de dix (10) milliards de francs Cfa. Et le refus de payer ne repose sur rien. Parce que, tôt ou tard, ils paieront. À moi ou à mes fils. J'ai entendu le ministre des Finances dire qu'il n'y a pas une décision de jus­tice qui lui demande de me payer mon argent. Je lui pose la question de savoir : est-ce qu’il y’a une décision de justice lui demandant de ne pas me payer mon argent ? Il m’ont envoyé en prison pour détournement de deniers publics via des surfacturations dans les «Chantiers de Thiès». Je leur ai demandé des preuves qu’ils n'ont pas parce que moi, je ne gère pas de caisse; encore moins de deniers publics. Alors, je leur ai dit que s'ils détruisent la prison de rebeuss, et que tous les prisonniers s'enfuient je resterais là-bas, assis sur une pierre jusqu'à ce qu’ils me brandissent des preuves de ma culpabilité. Je peux justifier l'o­rigine de ma fortune, fruit de vingt-six (26) ans de travail.



Quel est le problème sur l'axe Fatick ­Kaolack ?



Tout se tient, la route Fatick-kaolack, c'est le même fondement. C'est un problème tech­nique, Nous avons finalisé la route Dianamalary-Carrefour 22 parce que l'Etat n'avait pas d'argent. Et quand l'argent a été mis dans le budget, l'Etat a pris un arrêté de report de crédit pour prendre ces fonds et les affecter à la construction de villas présiden­tielles pour l'Anoci. En d'autres termes, Bara Tall, il ne faut pas le payer. J'ai écrit au ministre de l'Equipement pour lui demander comment expliquer que le budget voté par l'Assemblée nationale pour me payer soit reversé ailleurs ? Ils se sont réunis pour trouver un subterfuge permettant de justifier la rétention de mes fonds : aller voir le Juge pour qu'ils disent que la route Fatick-Kaolack a été mal faite en avril 2008 avec une astreinte d'un million par jour. Mais, ils ont été déboutés. Pourquoi ? En 2003, lorsque nous avons gagné le marché, nos techniciens ont refait l’étude pour se ren­dre compte que l'État s'est trompé dans la solu­tion pour refaire cette route. Ils ont fait un rap­port pour leur dire que la solution proposée n’est pas viable avant de leur proposer la solu­tion qui s'impose. Ils nous ont dit : «C'est ça que nous voulons, faites-le». Un an après la livraison des travaux, la route s'est détériorée. Nous leur avons écrit pour tirer la sonnette d’alarme. Ils ont répliqué pour dire que la route est sous garantie. Sur la base de ces documments, le Juge les a déboutés.



Le Palais vous accuse d’avoir une société de communication dans un paradis fiscal, dans le but de déstabiliser le pouvoir.



« Waxu kasaw kasaw la » (ndlr : roupies de sansonnet). Mais, quand le chef de l'Etat s’en mêle, ce ne sont plus des futilités. Cette entre­prise dont i1 parle s'appelle Talix. international, c'est moi qui l'ai créé au Luxembourg. Je l'ai porté sur les fonts baptismaux, parce qu'on m’a persécuté et trainé dans la boue dans mon pays. Car, si Jean Lefebvre était toujours dans le giron de la France, ils n'allaient pas toucher à un seul de mes cheveux : les entreprises françaises de la place n'ont pas été persé­cutées.

Alors, lorsque j'ai décidé d'aller travailler dans les autres pays d'Afrique, j'ai créé un holding : Talix international. Et il n'y a rien d'obscur là-­dans. L’argent qu'ils ont pris pour envoyer des détectives au Luxembourg pouvait servir à autre chose. Parce que s'il m'avait demandé, je les aurai informés. Ce holding publie ses résul­tats à la Chambre de commerce du Luxembourg avec un compte régulièrement tenu et une adresse connue. Puis, l'argent que j'y ai investi, c'est mon propre argent. Ce ne sont pas des fonds politiques, encore moins de l'argent venu de Taïwan. Donc, moi, je n'ai pas besoin de créer une société off-shore dans des paradis fiscaux. L’objectif, c'est la protection juridique. Et si je m’étais fait parrainer, ce qui m'est arrivé n'arrait pas eu lieu. Tout ce que j'ai gagné, le l'ai investi au Sénégal. Je mets au défi quiconque disposer de moyens d'investigation appropriés de trouver ailleurs qu'au Sénégal un seul mètre carré de terre m'appartenant. Ce que j'ai fait au Sénégal, je l'ai fait pour ma descendance.

Pour revenir à Karim Wade, s'il veut construire des infrastructures au Sénégal, en tuant d'en­trée une entreprise qui s'active dans ce secteur, qu'il sache qu'il a échoué dès le départ. Parce que la finalité, ce n’est pas de construire des infrastructures. La vraie richesse, c'est d'avoir un tissu économique qui permettra aux nationaux de rester et résister si les canons ton­nent. Si Sarkozy et Obama essaient de relancer leurs industries automobiles, c'est par convic­tion : ces sociétés doivent continuer à exister. La vraie finalité, ce n’est pas l'objet, mais ceux qui font l'objet. Mais ici, on essaye de tuer ceux qui font cet objet, ce qui fait qu’on échoue dès le départ.



Quelles sont vos relations avec, Souleymane Jules Diop ?



Mes relations avec Souleymane, Jules Diop, je pouvais ne pas en parler, parce que je suis un homme libre qui a le droit d’avoir les relations qu’il veut. Je l’ai vu pour la première fois en août 2008 lors d’un voyage au Canada. Je me suis dit que je devais le voir parce qu’il avait pris sa plume pour me soutenir lorsque j’ai été emprisonné. En discutant avec lui, j’ai su qu’il voulait publier un livre sur Obama, le président américain qui n’était pas encore élu. Il m’a alors dit qu’il ne voulait pas aller dans les maisons d’édition classiques car avec ces dernières, il ne pouvait pas gagner beaucoup d’argent. C’est alors que je suis décidé à l’appuyer en créant une société d’édition. Et ce n’est pas la première fois que je m’intéresse à l’édition. Je suis actionnaire dans 7Editions S.a. qui publie « Le Populaire ». En 2002, avec une autre de mes sociétés d’édition, j’ai produit le Dvd intitulé « La Taniere des Lions »



Le dernier mot…



Encore je dis chapeau bas aux employés de Jean Lefebvre, le terme est même impropre, car ils sont mes partenaires, qui traversent avec nous une situation terrible, sans broncher, faisant preuve d'une dignité peu commune.

Source: Le Populaire

Article Lu 12393 fois

Dimanche 14 Juin 2009





1.Posté par une citoyenne le 14/06/2009 06:30
[YALLA NALA YALLA DIAPALE TE TÉGUILE LA BÉPP NDIAKARÉ BI NGAYE DIANKONTÉL

2.Posté par aba le 14/06/2009 06:56
Voici le vrai visage de KARIM LE FRANçAIS.Vrai doméram

3.Posté par dialene mbengue le 14/06/2009 07:18
BARA g les larmes aux yeux mais du courage jam dou tit ba fene niak ba sathie la verite nous jugera et ke dieu maudit ces chiens de wade fulk this people .

4.Posté par deux journalistes le 14/06/2009 08:48
l'aile militaire du front national de liberation du senegal par les armes si les acteurs politiques echouent commence à s'impatienter devant le refus de wade de changer le cap de sa politique desastreuse sur le peuple senegalais et les forçes de liberation continuent leur entrainement intensif et l'acquisition de moyens sophistiques.le senegal est devant un danger devant cette vague generale de corruption que le fils du president est entrain de faire au niveau aussi bien de la societe civile ,politique et religieuse,nous demandons aux senegalais d'accepter toute somme d'argent que karim vous donne car il s'agit de notre argent qu'il a volè et le jour j comme le 22 mars voter patriotique.
toutefois l'aile politique du front garant de la paix civile au senegal ne peut plus contenir l'aile armèe car une grande confrontation s'est sentie lors de la derniere reunion à laquelle nous avons participèe dans l'un des pays limitophes entre les deux ailes car l'aile politique croit en une revolution populaire avec l'assaut du palais par les populations avec l'arrestation de la famille wade et l'organisation d'un tribunal populaire et l'aile militaire trop confiante pour les moyens qu'elle dispose et du soutien de plusieurs pays occidentaux .,veut decoudre avec le regime de la famille wade.les seuls journalistes admis dans cette rencontre sont ebahis par la determination surtout des jeunes qui au lieu de mourrir en mer ,preferent mourrir pour la patrie ,ils ont rien en envier aux armèes les plus modernes .wade a besoin de sacrifier l'avenir politique de son fils pour sauver le senegal d'une crise sans precedent et les saltigues ont parle d'une etoile qui va tomber entre dakar et touba pour cela le general kocc barma dement et dit qu'il s'agit de nous et nous sommes patriotes et wade ne doit pas nous pousser à l'extreme et dit.il comment karim distribue des milliards alors que l'hopital de kaolack n'a meme pas de coton mais personne ne peut accepter cela meme si wade etait dans l'opposition aujourdhui il ne va pas accepter cela.moi kocc barba je suis engagè jusqu'au bout .,la seule condition que nous exigeons et que la famille wade quitte notre pays car nous captons toutes les communications de la famille wade et ce que wade prepare et surtout viviane c'est de nommer un vice-president paravent et deleguer tous ses pouvoirs à karim et va s'hospitaliser à paris et son fils dans l'ombre va diriger le pays derriere un vicepresident paravent.
cela est inacceptable.
.

5.Posté par Citoyen le 14/06/2009 09:24
J`en ai moi aussi les larmes au yeux. Et Dieu sait que je ne connais pas du tout Bara Tall que je n`ai jamais rencontre. mais comme presque tous les Senegalais, je sais que Bara TALL est une personne a donner en exemple a la jeunesse senegalaise en matire de courage, de jomm, de dignite, et d`esprit d`entreprise. Un patriote. Un homme qui a fait ses etudes au Senegal, a travaille au Senegal, a reussi au Senegal et contribue de maniere tangible au developpement du Senegal. Aux antipodes du mediocre de Karim Wade que l`on cherche a nous imposer et qui avait choisi sa patrie ailleurs qu`au Senegal et qui n`y serait retourne si son pere n`etait arrive au pouvoir.
Bara, nous te serons tjs reconnaissant pour ce que tu as fait pour notre pays. Tu es un symbole pour notre pays. Ni Wade ni son fils, en depit des instruments de l`Etat dont ils disposent, ne pourra nous empecher d`etre fiers de toi et de prier le Tout-Puissant qu`Il te protege de la mechancete de hommes et de leurs mauvaises intentions. Qu`Allah veille sur toi et sur ta famille. Aux travailleurs de Jean Lefebvre tous nos encouragements. ``Ina ma`al usri yusran``.!

6.Posté par mousse le 14/06/2009 10:04
le chef d etat............n est qu un menteur...........

7.Posté par mousse le 14/06/2009 10:21
wade est saguinaire.............c est pourquoi..............ces paires africains ne sont d aaccord avec lui......voila un mec sadique..............mechand..........un lache..........un rancunier..........le pays va tellment mal........depuis que ce mecrant est au pouvoir...........on ne fait detruire les gens..............a faire de la politique politicienne...............voila ce traitre de president qui dirige..........ce grand pays.................il faudra beaucoup de temps pour remettre ce pays sur les rails apres le depart de ce cancre...................du pouvoir...................mais rassure toi BARA TALL............dieu est avec toi...........ce gang qui dirige........ce pays.............va etre detruit..............en commencant par le grand nigaud.................

8.Posté par sang noir le 14/06/2009 10:52
Deux journaliste,nous sommes à l'aube de 2010 et tu nous parles de front; quel Front? les coups d'etats et autres forcing doivent terminer reveilles toi, Tu écris comme un intello, mais le contenu et analfabete..
Souviens toi, une heure de guerre c'est un siecle de reparation et de retard..!
Tu imagine ce que tu dis la? c'est elementaire et retrogradé de faire ce genre de propagande je suis conte le regime de wade,mais l'unique voie legale honorable pour notre pays est les eclections arretez de vous faire mener en bateau par ces Politicards qui ont deja fait leurs preuves...
"Sou waxtu dee diote nak ku dewoul do gor"
viens me trouver sur facebook syllamax@gmail.com
et on en discutera ok?

9.Posté par sang noir le 14/06/2009 10:58
Ya que ça dans ce pays
Fais ce que dis et ne fais pas ce que je fais
Mr Tall est sorti de l'ordinaire avc ces prouesses parcqu'il a rouler pour IDY ou vendu par des journaliste, qu'on lui a mis les batons dans les roues...imaginez combien de familles dependaient de cet entreprises pour un bizareri de reglement de compte cette fausse dynastie (WADE) a detruit cette personne et des milliers de familles...Les prochaines elections vous nous ficherai et vous aurez affaire au peuple..

10.Posté par kebs le 14/06/2009 11:07
ou va notre cher Sunugal ......... Mr Tall accrochez vous bien le mauvais temps va passer toute chose a une fin...... les wades et leures complices seront bientot .........
Courage

11.Posté par 2pac le 14/06/2009 11:48
C est ahurissant.je suis triste et j ai pitie pour la generation a venir.Voila le Senegal sous ce vieux debile de president et de son fils qui se croit tout permis dans ce pays sans aucune retenue.Il est temps que les populatins se reveillent pour bouter du pouvoir cette familles et ces "famillettes "autour d elle.Chaque jour de plus pour ces gens au pour nous coute plus cher.Ils ne connaissent ni A ni B pour diriger ce pays.S ils etaient on ne peu plus raisonnables,ils auraient du se dire que si JLF craque c est au mois 3 mille familles qui en feront les frais donc soutenons ce dernier pour sauver ces familles.Raison de plus a ne pas compter sur eux pour reduire le chomage ,mais au contraire pour l en auguementer.Wade est malade ,donc aidons a ecourter son mandat avant qu il ne soit trop tard.
Quand a Bara,ton patiotisme ,ta dignite et j en passe n est plus a demonter car vous resteriez a jamais graver dans la memoire des des senegalais.Nous ne pouvons que vous remercier de ta hauteur et de l amour que vous vouez a ce pays qui faisait bon vivre mieux avec les socialistes qu avec les liberaux.Ca c est juste un constat ne me dites surtout pas que je suis socialiste.Loin de la.

12.Posté par C.F le 14/06/2009 17:04
b[ C'est trés triste de la part de Bara TALL mais " yalla geumoul nelawoul".
Yalla na la yalla geené thi to lof tolof yepp.
En réalité sé pa toi qi en soufr mé sé les famill senegalaise elles mem.

13.Posté par momiss le 14/06/2009 17:26
ya bandit qui vouverne le cher senegal quel honte karim papa mama tous de bannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn

14.Posté par lamine le 14/06/2009 19:06
Une petition est imitiee par des personnes ecoeurees par cette injustice et surtout soucieuses de sauvegarder le gagne pain de plusieur peres et meres de famille.Faites en de meme et envoyez la au president pour que l argent dû a Jean L lui soit rendu et qu on laisse cette entreprise 100p 100 senegalaise travailler dans le respect de nos lois et reglements.Tous à vos pétitions!!!!

15.Posté par king le 14/06/2009 19:21
AUTANT LA COLONISATION que KARIM.

16.Posté par Nobody le 14/06/2009 19:29
S'il vous plait, passez ce message a Mr. Bara Tall. Je ne sais pas comment le contacter. Je suis un homme d'affaires Senegalais qui habite aux USA depuis 30 ans, et je veux l'aider a remonter son entreprise au Senegal et dans l'Afrique de l'Ouest avec des travaux de Btp que je vais financer personnellement. Il n'aura absolument pas besoin de l'etat du Senegal. S'il peut tenir l'entreprise en place avant la fin de l'annee, Incha Allah je le contacterai quand je reviens au Senegal pour discuter avec lui pour redemarrer son entreprise et l'amener rapidement au meme niveau qu'il etait avant. Merci et du courage.

17.Posté par front national le 15/06/2009 02:26
si wade laisse le pouvoir à son fils karim le front national regroupe des combattants qui ne pronent pas la guerre mais si necessaire des operations seulement contre la famille wade mais pas nos populations.
en 2010 ou 2300 il n'est jamais exclu d'user la forçe pour defendre sa patrie,la famille wade et ses 1800 laquais et valets sont auteurs de plusieurs crimes fonçiers,finançiers,constitutionels en plein 21 siecle,raison pour laquelle des compatriotes en exil se sont constitues en front pour empecher la transmission du pouvoir de père en fils pire ce dernier a renie la nationalite paternelle jusqu'en 2000 pour venir au senegal profiter du fauteuil presidentiel,
nous ,sang noir ,nous sommes pas la pour un concours de langue française ou etaler nos diplomes ..

18.Posté par NDIAWS le 15/06/2009 10:51
que Dieu te garde

19.Posté par awa le 15/06/2009 12:46
si karim doit prendre le pouvoir ,je prendrai la nationalité guinééene car il est un tyran en herbe

20.Posté par snoopy le 15/06/2009 13:12
dites moi comment bara tall a pu acheter une entreprise en etant juste directeur general , dite moi pourquoi il ya surfacturation sur chantiers de thies , il faut pas juger tant que l'on pas encore entendu l'autre partie.

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