Coach, qu'est-ce qui a motivé votre intégration dans la DTN ?
Ma motivation provient surtout du discours du président de la Fédération sénégalaise de football, Me Augustin Senghor, ainsi que celui du Directeur technique national. Ces discours ont été très fédérateurs et j'ai senti en eux l'envie de reconstruire le football sénégalais. Je me suis donc retrouvé dans ces discours sans oublier le projet alléchant du Sénégal que ce soit sur le moyen ou le long terme.
Comment avez-vous embrassé le métier d'entraîneur ?
Vous savez quand j'étais footballeur, j'y pensais déjà et c'est vrai qu'à 'travers les entraîneurs que j'ai pu rencontrer et les clubs que j'ai pu fréquenter, les gens me demandaient d'embrasser ce métier intéressant parce qu'ils voyaient peut-être en moi un leader. J'ai appris énormément dans ces clubs et c'est sur ces bases-là que j'ai envie de débuter ce travail, parce que j'ai pu quand même me faire une expérience footballistique.
Le fait de gérer l'intérim de l'équipe A n'est-il pas une pression pour le novice que vous êtes ?
Non, il n'y a pas de pression parce que vous avez bien dit intérim. C'est pour un laps de temps. Comme vous le savez, ce qui m'a fait venir, c'est l'équipe olympique et ma motivation est grande en ce qui concerne cette équipe olympique. Ça sera historique pour nous de qualifier cette équipe olympique aux JO'de 2012. Cela peut-être quelque chose d'extraordinaire pour les jeunes. Personnellement, je l'ai connu en tant que footballeur avec la qualification à la Coupe du monde 2002. Tout le monde connaît l'enjeu et l'importance des Jeux Olympiques.
Êtes-vous psychologiquement prêt à gérer l'équipe A ?
Bien sûr, cela fait partie du travail. On va essayer de travailler le match de l'Afrique du Sud de la fin de ce mois de février dans de meilleures conditions. Aux joueurs qui seront là, il est important de leur parler, parce que mentalement, on doit leur filer un message important pour remobiliser la troupe. Dans cette équipe du Sénégal, le challenge sportif est énorme, il y a de la qualité.
Êtes-vous entré en contact avec les joueurs ?
Pour l'instant, je n'ai discuté avec aucun joueur, mais dans la semaine, j'entrerai en contact avec certains d'entre eux pour d'abord les encourager, essayer de leur faire comprendre que ce qui est fait est fait, il faut maintenant tourner cette page et se projeter sur l'avenir. Dans la vie, on apprend tout le temps, mais il faut toujours mettre l'accent sur le futur.
Comment avez-vous vécu l'élimination du Sénégal à la CAN ?
J'ai vécu difficilement l'élimination de notre équipe nationale comme tous les Sénégalais. Mais le football est ainsi fait. Il y a des hauts et des bas. En un moment donné, on a été tenté de sortir de la dimension sportive, mais je pense qu'il faut toujours y rester parce que seul le sport est important. On sait que l'équilibre est fragile entre le positif et le négatif. Ainsi, il faut garder la tête froidement sur les épaules.
Quel sentiment vous anime après le limogeage d'Amara Traoré ?
Là, je ne peux pas en parler. Je m'en excuse.
Ferdinand Coly est maintenu à son poste de coordonnateur de la Tanière...
(II coupe). Ferdy est un garçon que je connais depuis longtemps. Je connais son caractère et son état d'esprit. Aujourd'hui, on peut travailler ensemble, mettre des choses ensemble dans la vérité, l'honnêteté et la sincérité. D'ailleurs, c'est avec ces sentiments-là que j'aimerais travailler dans le football de mon pays.
Bruno Metsu dit être intéressé par un retour sur le banc de l'équipe. du Sénégal. Il est également content de votre intégration dans la DTN...
Avec Bruno (Metsu), on se connaît depuis un bon bout de temps. C'est quelqu'un qui m'a permis de faire la carrière que j'ai faite. II y a toujours eu des relations amicales entre nous. J'ai beaucoup de respect pour lui et j'ai beaucoup appris à ses côtés. Aujourd'hui, s'il est motivé à revenir pour aider le football sénégalais, on ne peut qu'applaudir des deux mains.
SOURCE : STADES Par Bacary CISSE