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ENQUETES: Un mariage sur trois à Dakar se termine par un divorce - Tout savoir sur ce phénomène

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A Dakar, 1/3 des mariages se termine par un divorce, selon les enquêtes et les estimations qu’une sociologue, le Dr Fatou Binetou Dial, a pu faire. Au cours d’une conférence, elle estime que les couples qui dépassent les 5 années ont une chance de survivre.



ENQUETES: Un mariage sur trois à Dakar se termine par un divorce - Tout savoir sur ce phénomène
Pour de nombreuses femmes, le mariage est un moyen de valorisation sociale. Mais, le constat du nombre élevé de divorces, dans une ville comme Dakar, pousse certains à s’interroger sur le sens et l’objectif du mariage. Le Dr Fatou Binetou Dial, sociologue, a écrit, sur la base d’une enquête effectuée à Dakar, un ouvrage intitulé « Mariage et divorce à Dakar ». Cet ouvrage a été le prétexte d’un débat sur la problématique des divorces précoces.

L’enquête a utilisé des méthodes quantitatives et qualitatives, selon le Dr Dial. 1.290 individus ont été enquêtés dont des femmes appartenant à des catégories socioprofessionnelles différentes.

Selon le Dr Dial, le mariage occupe une place importante dans nos sociétés où ses vertus alimentent des discussions populaires. Un discours idéologique sur la nécessité du mariage se retrouve même chez les jeunes filles. Sur le plan religieux, il existe plusieurs indications sur la sacralité des liens du mariage, en tant qu’union entre deux individus de sexes différents en vue de fonder une famille. Si tel est alors le cas, pourquoi existe-t-il des cas de plus en plus récurrents de divorces ?

Le Dr Fatou Binetou Dial tient à rassurer. « On a toujours divorcé dans nos sociétés, surtout dans les 40 dernières années », explique-t-elle. Cela n’empêche pas Lilyan Kesteloot de chercher à connaître la proportion de femmes divorcées. C’est une proportion assez faible, souligne le Dr Dial. « Cela tourne autour de 5 %. Mais à Dakar, 1/3 des mariages se termine par un divorce, selon les enquêtes et les estimations que nous avons pu faire », affirme la sociologue selon qui « les couples qui dépassent les 5 années ont la chance de survivre ».

Revenant sur les causes du divorce, le Dr Fatou Binetou Dial considère que, « généralement, le divorce intervient au cours des cinq premières années du mariage. Les causes sont multiples et variées. Il y a les problèmes avec la belle famille, la polygamie, le maraboutage, les problèmes de castes, l’anthropophagie, entre autres causes de séparation des couples », éclaire le Dr Dial.

Selon elle, il ressort de son enquête que le défaut d’entretien est « une cause fourre tout et on y met toutes les causes réelles et celles non avouées ». L’absence d’amour entre conjoints et la jalousie sont aussi des facteurs de divorce. La conférencière estime, par ailleurs, que « les unions faites sur la base d’arrangements se rompent très vite ». Et les femmes se remarient souvent avec ceux qu’elles aiment le plus. D’où l’importance qu’occupe la question de l’amour au sein des couples.

Le mariage est une souffrance, selon la sociologue pour qui, « la patience et l’abnégation peuvent maintenir le couple ».

L’émigration pose aussi problème à ses yeux. Elle est à l’origine d’un déficit d’intimité et de chaleur et conduit à des conflits voire au divorce. « Certains couples à Dakar vivent comme s’ils n’étaient pas mariés », regrette la conférencière. Le divorce est également lié à la précocité et à la rapidité du mariage.

De l’avis du modérateur, le Pr. Oumar Ndao de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, « la sorcellerie et l’anthropophagie précipitent en outre les divisions ».

Serigne Mansour Tall, qui intervenait dans les débats, estime que l’écart d’âge entre les conjoints est très important pour le maintien et la survie des couples. Il est en moyenne de 10 ans au Sénégal, souligne le Dr Dial. Parmi les solutions pour prévenir le divorce, Bouba Tall, un autre intervenant, considère que l’exemple du mariage endogamique est intéressant. « Chez les Halpular, il est souvent plus facile de refaire le mariage en cas de divorce », souligne M. Tall.

Trois catégories de divorcées...

Il y a trois catégories de femmes divorcées, selon les résultats de l’étude du Dr Fatou Binetou Dial. Il y a les femmes divorcées analphabètes qui ont un « parcours matrimonial complexe ». « Pour cette catégorie, après le divorce, le remariage est la seule issue salutaire », révèle le Dr Dial.

La seconde catégorie est celle des femmes qui optent pour un divorce judiciaire. Pour ces dernières, le remariage n’est pas une priorité. Cependant, malgré leur option de ne pas se remarier, elles finissent par le faire. La dernière catégorie est celle des femmes financièrement aisées. Ces dernières, après le divorce, se donnent d’autres préoccupations comme l’éducation de leurs enfants. « Elles disent toujours qu’elles sont à la recherche d’un mari en vue de sauver des apparences. Ces femmes aisées qui divorcent ne perdent que leur statut de femmes mariées, mais ne sont pas matériellement déstabilisées », éclaire la conférencière.

Selon elle, certaines contradictions sont dues au manque d’application du Code de la famille. « Les lois sont favorables aux femmes, mais elles ne se les approprient pas », déplore-t-elle, soulignant que « la procédure judiciaire pour le divorce est très lente et pesante ». Pour elle, les normes sociales font souvent que les femmes renoncent à leurs droits.

Le Pr. Abdoulaye Bathily soulignera l’importance du rôle des enfants dans la prolongation des mariages et des ruptures. « Les enfants jouent un rôle central dans le prolongement ou l’entrée en ré-union de leurs parents. Les enfants ne sont pas des freins au remariage », a précisé le Dr Dial. D’autres contradictions résident également dans le fait que les gens ne se marient pas souvent pour de l’argent, mais des divorces interviennent du fait de l’argent, pense le modérateur, le Pr. Oumar Ndao. Autre paradoxe : le fait que la société traditionnelle donne une large autonomie à la femme, alors que l’Islam exige une soumission totale au mari.


Souleymane Diam SY (Stagiaire)

Source: Le Soleil

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Vendredi 21 Mars 2008





1.Posté par NOTHING le 21/03/2008 03:48
il faut toujours savoir ce que tu veux avant de se marier.
une stabilite sociale est primordiale avant toute union.
la majorite des senegalais ignore les valeurs d'une union sacree.
cependant les senegalais ne peuvent pas s'echapper au phenomene
de la mondialisation et du modernisme

2.Posté par verite le 21/03/2008 10:16
les mariages éphéméres sont à la mode maintenant. Mais pour moi c'est dû à ce que les wolofs disent " gni mana kotte amouniou mbame "
IL faut kon donne en mariage ceux ki s'aiment. Les parents sont responsable de certains cas de vigure. 1 exempl : Moi j'aime kelkun on me dit ke douniou mako maye parceke dou sama nawlé ndahté mane griot la ( guéweul ) sama yakh reyoul mais bagnou massi dara ndahté on c aimé déjà

3.Posté par mimy le 21/03/2008 11:11
bon aprés lecture ce que je peux dire la cause majeur des divorces est maintenant causé par nos chéres parents surtout les maman. Car refuse de marier leurs enfants avec la personne qu'elle aime moi je suis amoureuse d'un handicapé et ma mère refuse catéguoriquement notre union sous prétexte qu'il est un handicapé alors moi je lui ais dit que je l'aime comme sa et que son handicape ne lui empêche en rien de bien gagner sa vie.
Enfin de compte elle veut me marier à un cousin que je n'aime pas du tout, et je sais que si je me marié avec mon cousin je vais divorcer de lui un jour où l'autre.

4.Posté par coco chanel le 21/03/2008 11:54
le probléme c'est en fait que la mode au sénégal c'est de se marier pour divorcer au bout de quelques mois ou d'etre mére célibataire. je suis une fille mais je constate que beaucoup de sénégalaises s'émancipent dans le mauvais sens. Elles cherchent la liberté et en principe aprés un 1er mariage tu peux faire ce que tu veux. C'est plus le Mbaraane et collectionner des aventures qui interessent plus les filles maintenant, consommer de l'argent et du sexe. C'est vraiment dommage car nos mamans et nos grand méres ont été de trés bonnes méres de famille et n'ont connut qu'un seul homme dans leur vie. Elles ont assumé haut la main leur ménage polygamie ou pas. Je ne suis pas entrain de donner entièrement raison aux hommes eux aussi ont une part de responsabilité. Mias il faut savoir que s'émanciper c'est respecter sa propre tradition, qui est chez nous "Fonkeu seuy". Ce n'est pas en passant son temps à faire du Mbarane et à coucher à gauche et à droite qui va faire au final d'une fille une bonne mére de famille. "Djigééne moo meuneu ték goor si yoone bou bakh". si les filles se font respecter elles le seront, mais si elles veulent courir à gauche et à droite les hommes vont les suivre. "Naa niou takeu sounou ay seur bamou deugeur té respecté sounou boupeu", là on verra.

5.Posté par bima le 21/03/2008 12:38
bravo coco

6.Posté par Mamadou le 21/03/2008 12:58
salut chanel coco vraiment je partage avec toi de tes propos t'es digne d'être une bonne mère de famille je te souhaite une vie pleine de bonheur

7.Posté par dou-gueye le 21/03/2008 13:23
je pense que le probleme est psycologique, cela ne reside que de la mentalité des femmes(mamans et filles) et aussi de la jalousie.
la peur d'un echec sociale en est aussi une cause probable parceque CERTAINES fammes n'aspirent à la reussite que par l'intermediaire de leurs maris en oubliant que la reussite n'est que relative, qu'on peut etre riche aujourd'hui et devenir pauvre demain et vis versa.
moi je dirais que c la société qui agit sur la mentalité des femmes et qui leurs font agir ainsi.
une solution c de leur enseigner ce que c la foi avant le mariage, et d'oublier qu'elles sont belles "la beauté n'est que relative aussi"

8.Posté par seck star le 22/03/2008 00:14
coc ta vrement raison les senegalaise aiment trop largent la plus part ce marie pour de l'argent et pas pour de lamour mes soeur il faut bien choisir le pere des ces enfant car sa vas joue sur votre vie tot ou tard

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