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ENQUETE SUR L’ENRICHISSEMENT ILLLCITE- LIBERATION DE L’EX-DG DU CADASTRE - Les coulisses de la médiation pénale qui a sauvé Tahibou Ndiaye de la prison



ENQUETE SUR L’ENRICHISSEMENT ILLLCITE- LIBERATION DE L’EX-DG DU CADASTRE - Les coulisses de la médiation pénale qui a sauvé Tahibou Ndiaye de la prison
C’est maintenant connu : l’ancien Directeur du Cadastre, Tahibou Ndiaye, a effectué une médiation pénale avec le Procureur spécial et l’Agent judiciaire de l’Etat pour échapper à la prison. Les termes de cette médiation sont consignés dans un Procès-verbal dont L’Observateur déteint une copie. Révélations sur le deal.

On savait qu’il y avait anguille sous roche. Que c’était trop... beau pour être vrai. Mais, au temps, rien ne résiste. Même les deals les plus aboutis finissent par être éventrés, les combines les plus graves terminent toujours sur la place publique. Et la libération de Tahibou Ndiaye qui avait était entourée d’un voile de mystère n’a pas échappé à cette logique-là. La clé de l’énigme que constituait son «élargissement» après 96 heures de garde à vue dans les locaux de la Section de recherches de Colobane est retrouvée. La vérité est que Tahibou Ndiaye a effectivement transigé et son acceptation de céder la plus grande partie de son patrimoine répertorié par les enquêteurs lui a valu la clôture, pour le moment, de son dossier sur l’enrichissement illicite. Une découverte qui a balayé le torrent de «mensonges» qui a été déversé sur les chemins qui ont mené Tahibou Ndiaye de son domicile des Almadies à la gendarmerie de Colobane en passant par le siège de la Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).

Cette médiation pénale a été consignée sur un Procès-verbal établi en trois exemplaires. Les trois parties concernées par cette procédure que sont le Procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement (Crei), Alioune Ndao, l’Agent judiciaire de l’Etat, représenté par Mafall Fall et Tahibou Ndiaye ont reçu, chacun, un exemplaire à la fin des négociations. Dans le Procès-verbal portant entête officielle du Parquet de la Crei, il est clairement indiqué que suite «au Procès-verbal d’arrestation n°464 du 25 août 2013 et après discussions, les parties ont convenu de recourir à la médiation pénale». Cependant, après concertation entre Tahibou Ndiaye et ses conseils, l’ancien Directeur du Cadastre a décidé de poursuivre, seul, la médiation. Pourtant, le document révèle que Tahibou Ndiaye était assisté de ses avocats au début de la procédure avant qu’il ne se résolve à prendre, seul, les choses en main. Ses conseils sont Mes Moustapha Diop, Demba Ciré Bathily, Mouhamed Seydou Diagne et Gaby So.

Le Procès-verbal de la médiation pénale détaille aussi les concessions de Tahibou Ndiaye devant le Procureur spécial et l’Agent judiciaire de l’Etat. Le document précise que «Tahibou Ndiaye consent librement et volontairement à céder, à titre définitif et irrévocable, au profit de l'Etat du Sénégal qui marque son accord, les immeubles». La valeur des immeubles est évaluée à 3 milliards 435 millions FCfa, représentant la valeur vénale de 61 643 m2. L’acceptation de cette médiation pénale par Tahibou Ndiaye lui vaut la fin des poursuites. Le Procès-verbal indique que «le dossier objet du Procès-verbal n° 351 du 1er janvier 2013 de la Section de recherches de la Gendarmerie nationale est classé sans suite. Seulement, cette mesure de classement sans suite ne concerne que les biens identifiés dans la présente enquête, à l'exclusion de tout autre bien découvert ultérieurement. Donc, tout autre bien identifié appartenant à Tahibou Ndiaye fera l’objet de poursuites.

Le revirement spectaculaire du Gouvernement sur la médiation pénale. Cette procédure de médiation pénale ayant abouti à une libération de Tahibou Ndiaye remet au goût du jour un débat qui conforte la confusion à la tête de l’Etat. Cette question alors agitée par Me El Hadji Diouf qui révélait rapporter une proposition du chef de l’Etat avait installé un profond malaise au sein du gouvernement. Le sujet avait provoqué de vives divisions au sein de l’appareil d’Etat. Le sujet a été défloré, en premier, par Me El Hadji Diouf, qui au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat le 26 février 2013, rend compte de la volonté présidentielle de donner la possibilité aux personnalités concernées par la traque des biens mal acquis de pouvoir faire une médiation pénale en donnant 80% des sommes supposées détournées. Cette sortie de Me El Hadji Diouf est appuyée par le porte-parole du gouvernement et ministre en charge de la Bonne gouvernance, Abdou Latif Coulibaly.

A peine Me El Hadji Diouf et Abdou Latif Coulibaly ont-ils fini de théoriser la médiation pénale qu’une pluie de démentis s’abatte sur eux. C’est le porte-parole du chef de l’Etat, Abou Abel Thiam, qui a été le premier à prendre le contrepied des chantres de la médiation pénale. Abou Abel Thiam précise que les propos tenus par ces deux personnalités n’engagent pas le chef de l’Etat. Quelques jours plus tard, le ministre de la Justice, Aminata Touré, s’invite au débat et c’est pour se démarquer de la position défendue par Abdou Latif Coulibaly. Selon elle, le ministre de la Bonne gouvernance a donné son avis personnel et pas celui du gouvernement.

Comme pour donner un cachet officiel à la position du gouvernement par rapport à la médiation pénale, le Premier ministre, Abdoul Mbaye, invité à l’émission «Grand jury» de la Radio futurs médias (Rfm) martèle : «On ne peut pas, dans une phase d’enquête dont vous ne connaissez pas encore le détail, l’étendue des sommes qui sont concernées par tous ces détournements, parler de médiation pénale, ça n’a pas de sens. Ou alors si c’est évoqué, c’est en raison d’un malentendu. C’est un débat clos désormais, on poursuit les enquêtes et on laisse la justice suivre son cours.» Le débat est plutôt clôt par le communiqué du Conseil des ministres du jeudi 7 mars 2013. Le Président Macky Sall réaffirme, devant ses ministres, «la détermination infaillible à mettre fin à l’impunité et à poursuivre résolument les procédures judiciaires en cours, jusqu’à leur terme, sans compromission possible, et ceci dans le cadre de lois en vigueur et dans le respect de l’indépendance de la justice». L’Etat opère un revirement spectaculaire…

NDIAGA NDIAYE
SOURCE LOBSERVATEUR

Vendredi 30 Août 2013




1.Posté par zalou le 30/08/2013 21:23
Bonjour
Qui peut me dire si ce gus a une société ou autre chose qui peut rapporter autant

2.Posté par kothie le 30/08/2013 21:26
Je ne comprends pas par quel tour de passe-passe, des terrains nus du domaine de l'état que Tahibou s'est affecté sans bourse déliée, ont été valorisés par la CREI à des centaines de millions alors qu'ils n'ont pas connu de mise en valeur !

3.Posté par @zalou le 30/08/2013 21:34
Ce prédateur n'a aucune usine. Il payait les entrepreneurs commis à la construction de ses villas en leur attribuant des terrains que ses derniers revendait ensuite pour rentrer dans leurs fonds. Son attitude justifie amplement le rétablissement de la peine de mort et l'institution d'une peine de mort pour crime économique.

4.Posté par coly le 30/08/2013 22:01
WAX WAXEET !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

5.Posté par ICEBERG le 31/08/2013 22:07
Dans ce pays mettre quelqu'un en prison ne sert a rien du tout,les peines et procédures du code pénal doivent subirent de profondes réformes.Les prisons sont remplies de gens parfaitement inutiles aux contribuables qui les entretiennent et les nourrissent au frais:et pourtant ils nous ont porté préjudices.L'état doit créer des fermes avicoles et agricoles pour travaux communautaires,ainsi les délinquants primaires et autres prisonniers de droit commun pourront se "racheter" et ainsi "payer" leurs dettes.DE plus mis a part les crimes de sang,toutes fautes a une "valeurs monétaire" ou caution;au lieu de remplir les prisons;il faut tout simplement aprés la garde a vue et l'inculpation formelle et notifiée,le juge fixe une caution avant le jugement avec liberté provisoire:AINSI LES PRISONS NE SERONT PLUS ENGORGES ET L'ETAT SERA RICHE.

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