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ÉNERGIE : L’ÉTAT VEUT REDUIRE LA DÉPENDANCE PÉTROLIÈRE

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ÉNERGIE : L’ÉTAT VEUT REDUIRE LA DÉPENDANCE PÉTROLIÈRE
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, face à la crise pétrolière mondiale caractérisée par une flambée du prix, d’un niveau jamais égalé (101.10 dollar le baril -un record), a décidé une réorientation énergétique majeure. D’abord assurer l’approvisionnement en énergie et au moindre coût, ensuite faire bénéficier aux populations des services modernes d’accès et l’élargir. Enfin réduire notre vulnérabilité face aux aléas.

C’est ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre des actions du Plan de Redressement du Secteur de l’Energie (PRSE), une nouvelle « lettre de politique de développement sectoriel » a été élaborée dans le but de préciser les objectifs et de décliner les axes stratégiques en un ensemble de mesures.

Pour ce faire, Samuel Amète Sarr qui était entouré de ses principaux collaborateurs, a utilisé une approche méthodologique participative, articulée autour de recueils d’informations et d’échanges auprès du Ministère de l’Economie et des Finances, des structures relevant de son ministère, des opérateurs du secteur de l’énergie (ASER, PETROSEN, SAR, etc....) et des partenaires au développement (Banque mondiale, AFD, FMI, BID, BOAD, BAD, etc....)

Dans la formation de cette nouvelle politique énergétique, M. Sarr a dit que les points retenus étaient le développement et l’exploitation des potentialités énergétiques nationales (biocarburant et énergies renouvelables), ensuite comme deuxième axe, la diversification des sources de productions d’électricité par le développement de la filière charbon minéral, du biocarburant, de la biomasse, du solaire, de l’éolienne etc....

Selon M. Sarr, il faudrait aussi le recours accru à l’hydroélectricité, la sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures, la modernisation du raffinage local, la coopération avec les pays producteurs, l’accélération de l’accès à l’électricité (promotion de l’électrification rurale et le développement des services énergétiques). Dans la même mouvance, le ministre de l’Energie dira qu’il faut aussi maîtriser la demande en améliorant l’efficacité. Toujours dans le chapitre de la formation, le ministre de l’Energie a insisté sur la maîtrise de la demande, la restructuration du sous-secteur de l’électricité, l’implication plus nette du secteur privé, la consolidation de la politique d’aménagement des ressources forestières.

Pour le ministre de l’Energie, ces axes stratégiques cités plus haut découlent d’une analyse approfondie de la situation du secteur et a permis d’articuler la nouvelle lettre de politique autour des points essentiels que sont le bilan de celle de 2003, la situation, les contraintes, les faiblesses, les forces du secteur, la politique et la stratégie énergétique et les principales mesures à mettre en place.

De ce fait dira M. Sarr, la vision qui sous-tend les objectifs poursuivis par la politique énergétique découlera de celle du DSRP II, à savoir celle « d’un Sénégal qui aura subi une profonde transformation des structures socio-économiques à l’horizon 2015, c’est-à-dire un pays doté d’infrastructures sociales de base et de proximité qui garantissent aux ménages urbains et ruraux leurs droits fondamentaux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, à une éducation de qualité, aux services énergétiques, aux services de santé de qualité, à la mobilité et aux infrastructures marchandes et à la sécurité tout court ».

Son objectif, pour le ministre de l’Energie, est de faire accéder au moins 50% de la population rurale et périurbain aux services énergétiques modernes à l’horizon 2015, en vue d’atteindre les OMD. Et s’agissant de l’accès à l’électricité, le Sénégal atteindre en 2012 le taux d’électrification de 75% au niveau national, 50% en zone rurale et 95 en milieu urbain.

Pour l’exécution de la Nouvelle politique, une batterie de mesures a été prise dans les sous-secteurs des hydrocarbures pour garantir et assurer l’approvisionnement du pays correctement et réduire les coûts. En ce qui concerne le sous-secteur de l’électricité, il est prévu l’adoption d’un plan de restructuration financière de la Senelec, le renforcement de l’infrastructure de production et de transport, la restructuration industrielle et institutionnelle de la Senelec avec un capital des filiales de production et distribution détenu par le secteur privé (national et étranger) alors que celle des transports sera, quant à elle, une entreprise à participation publique majoritaire avec une innovation par la création d’un holding dont les fonds impliqueront aussi bien les consommateurs (avec des facilitations de paiement sur cinq ans), les travailleurs de la Senelec et le patronat. Le gouvernement attend aussi des partenaires au développement des financements conséquents et adaptés. Dans le même chapitre, une priorité sera accordée à l’accès des populations à l’électricité et la Senelec mettra en œuvre des concessions d’électrification et son objectif est d’atteindre 50% de couverture d’ici 2012.

Autre volet que la nouvelle lettre a bien pris en compte, c’est le sous-secteur des combustibles domestiques qui est en cours de validation. Son objectif, selon le ministre, est d’assurer et de manière durable, l’approvisionnement des ménages urbains et ruraux en énergie de cuisson, en veillant à la préservation des ressources forestières. La politique de la butanisation sera poursuivie, cependant, il faut noter que le principe de vérité des prix est retenu, avec une suppression totale de la subvention en juin 2009.

Maîtrise de l’énergie

Face au baril fort, la nouvelle lettre de politique de développement du secteur de l’énergie annonce que pour promouvoir la maîtrise de l’énergie et l’efficacité énergétique au Sénégal, un projet de réduction des dépenses publiques d’électricité et des factures d’éclairages publics des communes sera lancé bientôt.

De même que la promotion de l’énergie solaire et éolienne, l’exécution d’un programme d’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel et tertiaire ainsi que dans l’industrie.

Source: Le Soleil

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Jeudi 21 Février 2008

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