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EN APARTE AVEC MARIEME SIDIBE MANNEQUIN: «Les jeunes filles sont très rapides et les hommes intenables…»

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On ne peut plus se passer de sa démarche sûre et féline lors des plus grands défilés de mode. Marième Sidibé, celle qui est devenue mannequin sans pour autant y aspirer ne vit aujourd’hui que pour défiler. Malgré une vie bien remplie, l’As des planches arrive à satisfaire ses contrats et à dorloter son papa chéri et ses enfants. Facile ou pas, Marième lève un coin du voile, non sans nous parler des aléas du mannequinat. Sans détour…



EN APARTE AVEC MARIEME SIDIBE MANNEQUIN: «Les jeunes filles sont très rapides et les hommes intenables…»
Parlez-nous de vous…

Je m’appelle Marième Sidibé, mariée et mère de deux enfants. Je suis née ici à Dakar dans le quartier de Ouagou Ndiaye où j’ai grandi. J’ai fait mes études primaires aux Hlm 2 et celles secondaires jusqu’en troisième à Golf. Après l’échec au Bfem, j’ai décidé d’arrêter.

Pourquoi n’avez-vous pas retenté le coup ?

J’avoue qu’à ce moment, je n’étais pas très portée vers les études. J’aimais plutôt le basket et mon entourage me poussait à en faire un métier, en particulier ma grand-mère qui se trouve être aussi mon homonyme. Et donc après mon échec au Bfem, je n’ai pas hésité à me tourner vers ce sport. J’avais des prédispositions pour le faire. Non seulement, j’étais très masculine, mais j’aimais m’habiller et me coiffer comme les garçons de mon âge. Un jour, ma grand-mère (Marième Dème), dont je vous parlais tantôt, m’a emmené à l’Asfo et j’ai intégré la catégorie minime. Par la suite, j’ai été à la JA. Mais, je suis devenue mannequin.

Entre le sport et le mannequinat, il y a un énorme décalage…

Je vous surprendrais certainement en vous disant que j’ai été mannequin par pur hasard. A l’époque, je connaissais un grand mannequin Babita, c’est elle qui a fait germer en moi l’idée de défiler. Dès qu’elle m’a vu, elle m’a dit : «Toi, tu es bonne pour les planches» et elle m’a conduite chez Ambroise Gomis. J’en avais des sueurs froides, car je me disais que pour être mannequin, il faut être belle et je ne me considérais pas comme telle, avec mes allures masculines. Finalement, cela s’est bien passé. Un jour, je suis allée au Métisacana où il y avait tous les grands noms du mannequinat dont Khadija Sy. C’est elle qui va me demander de marcher. Après m’avoir vu à l’œuvre, elle en a aussitôt parlé à Oumou Sy qui, elle aussi, a apprécié mon talent. C’est pour vous dire que c’est Khadija Sy et Babita qui m’ont poussé à défiler et Dieu a fait que c’est devenu mon métier.

Les mannequins participent souvent à des élections Miss, est-ce votre cas ?

Oui, j’ai participé à l’élection Miss Dakar et j’ai été choisi parmi les dauphines. Ensuite, j’ai fait Miss Sénégal, mais cela n’a pas marché.

Qu’avez-vous fait par la suite ?

A partir de là, j’ai commencé à défiler pour les plus grandes stylistes, telles que Oumou Sy, Collé Ardo, Claire Kâne et Diouma Dieng Diakhaté qui a été la première à me faire défiler hors du pays. Elle a organisé un casting auquel j’ai pris part et en me regardant défiler, elle a immédiatement accroché. C’est comme ça qu’elle m’a choisi parmi les premières, cela a été une grande fierté pour moi parce Diouma est une grande dame et tous les mannequins rêvaient de pouvoir défiler pour elle.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant votre carrière

Ce qui m’a le plus marqué, c’est lorsque, pour la première fois, j’ai fait le tournage «Style et Mode» avec Ambroise. Après avoir reçu mon cachet, j’ai donné de l’argent à ma mère. Cela m’a fait énormément plaisir d’autant plus que je savais que cet argent, je l’ai gagné à la sueur de mon front.

Le mannequinat nourrit-il son homme ?

Bien sûr. J’entends souvent les gens dire que les mannequins sont payés entre 25 000 et 50 000 FCfa. Ce n’est pas le cas. Mais il faut aussi dire que tout dépend des prestations et du mannequin. Si on est novice dans le métier, on peut se faire arnaquer, mais avec de l’expérience, on en arrive à négocier ses propres cachets et ce n’est pas petit, je vous assure. Sinon on ne serait pas là encore.

Vous êtes mariée, mère de famille et, on vous croise toujours sur les planches. Comment arrivez-vous à allier foyer et défilés, surtout qu’ils se font la nuit ?

Mais c’est très facile, vous savez dans toutes choses, il faut tout juste de l’organisation. Comme vous l’avez dit tantôt, les défilés c’est la nuit, le matin, je suis chez moi avec ma bonne, je supervise les travaux ménagers, l’après-midi, je fais faire les essayages et je reviens à la maison m’assurer que tout est prêt pour le dîner. Ensuite, le soir, je vais défiler, mon mari vient me prendre lorsqu’il descend du boulot, si toutefois je n’ai pas encore fini, il rentre à la maison prendre un bain, prier, se rafraîchir en attendant que je termine. Après quoi, il passe me cherche et, on rentre chez nous pour dîner ensemble tranquillement.

Donc votre mari est contraint de vous attendre pour pouvoir dîner, n’est-ce pas sujet à problème ?

Au début, il avait refusé que je continue à travailler, mais je lui ai demandé de me laisser continuer, non pas parce que j’ai besoin de gagner de l’argent, mais pour ne pas rester les bras croisés. En plus, je ne serais pas éternellement mannequin. Toutefois, dans toutes choses, il y a des limites. Ce qui fait le charme d’une femme, c’est de bien gérer son ménage et ses enfants. Et croyez-moi, je ne suis pas un manchot.

Il ne lui arrive pas de piquer de temps à autre des crises de jalousie ?

Mon mari n’a pas ces problèmes-là, parce que tout simplement il connaît mes débuts. Ce qu’on n’osait pas faire en tant que célibataire, on n’attendra pas d’avoir la corde au cou pour le faire. N’empêche, il me défend de porter, lors des défilés, tout ce qui est tenues indécentes, courtes ou transparentes et je tâche de respecter sa volonté.

Il pourrait vous trouver une «niarel»…

Chuutt… On en est pas encore là, mais je sais que je vais lui casser la tête. En attendant, «damay défar ba mou bakh» (je suis très avenante envers mon mari) pour que cela ne puisse pas arriver.

Quelles sont vos astuces pour mieux ferrer votre homme ?

Je ne le dirais pas parce que les jeunes filles sont très rapides et les hommes, intenables…

Comment appréciez-vous la nouvelle vague de mannequins ?

De nos jours, le mannequinat est devenu un métier très ouvert. Cela explique sans doute la pléthore de mannequins qui existent au Sénégal. Tout le monde veut devenir mannequin, c’est une bonne chose, dans la mesure où ces filles ont de l’ambition et ont la tête sur les épaules. C’est très important pour réussir dans ce métier qui regorge de tentations comme dans tous les corps de métier d’ailleurs. J’ai vu des personnes qui ne sont pas mannequins qui fument, se saoulent et trompent leurs maris. Il ne faut jamais céder à l’argent facile et vouloir être visible par tous les moyens. On peut être mannequin sans pour autant être obligée de faire des virées nocturnes dans les boîtes de nuit et autres. Ce sont des complexes de bas étage qui n’en valent surtout pas la peine. Au Sénégal, les gens n’oublient jamais ce qui est négatif. Demain, tu es appelée à fonder une famille, avec des enfants, des petits-enfants et si tu te mets à rappeler les mauvais souvenirs, tu seras la risée de tous.

Vous est-il arrivé d’avoir des propositions indécentes ?

Je ne le nie pas, maintes fois, mais j’ai toujours gardé ma dignité face à ce genre de proposition de telle sorte que je ne baisserais jamais les yeux devant n’importe quel homme.

Avez-vous d’autres activités en dehors du mannequinat ?

Effectivement, je fais un peu de publicité. De temps en temps, je voyage pour aller chercher de la marchandise, même si cela n’est pas évident, je ne me plains pas, grâce à Dieu. Je pense, d’ailleurs, me reconvertir carrément dans ce domaine une fois que j’aurais achevé ma carrière de mannequin.

Nous sommes en plein dans le mois du Ramadan. Sacrifiez-vous à ce rituel ?

Oui, bien sûr, comme toute bonne musulmane, je jeûne et je respecte les heures de prières.

Et comment occupez vous vos journées ?

Au réveil, je m’occupe du ménage de la maison et puisqu’on ne prépare pas à manger à midi, je commence déjà à penser au menu du soir. Le plus souvent, j’appelle mon mari pour lui demander ce qui lui ferait plaisir et tous ces désirs sont des ordres. L’après-midi, si j’ai des courses à faire, je les fais. A partir de 18h, je commence à concocter les mets et je dresse la table pour le «ndogou» (la coupure du jeûne).

Quel est votre avis sur le «sukarru kor» qui est en passe de devenir un véritable phénomène de société avec les femmes qui mettent tout en œuvre pour épater leurs belles-familles, allant même jusqu’à s’endetter ?

Il est vrai que cette pratique pose énormément de problèmes. A mon sens, il était réservé aux personnes démunies qui n’avaient pas les moyens de se payer un «ndogou». Maintenant, c’est devenu un phénomène que les femmes mariées se sont approprié avec toutes sortes d’abus. Elles préparent des marmites entières, achètent des tissus et offrent de l’argent à leur belle-sœur et belle-mère. Je ne dis pas que c’est mauvais, mais il faut bien des limites. Vous savez que le mariage que c’est quelque chose qui est pour la vie, donc il faut penser à demain. Quand on commence certaines largesses avec sa belle-famille, il faut nécessairement le continuer, au cas contraire, on est sujet à des critiques et on l’aura cherché. En ce qui me concerne, je n’ai aucun problème, de ce côté, ma belle-famille ne m’exige rien, si je le peux, je fais au cas contraire, ils me comprendront. D’ailleurs, ma belle-sœur me répète souvent que ce n’est pas obligatoire, l’important est que je les respecte et que je m’occupe bien de leur frère. Je pense également que c’est l’essentiel, en plus de cela, j’ai des enfants et je dois tout mettre en œuvre pour leur assurer un avenir heureux. Au lieu de dépenser des millions pour gâter ma belle-famille, je préfère les épargner pour les enfants pour qu’ils puissent au moins financer leurs études.

Quel commentaire vous inspire la situation actuelle du pays ?

Le pays va mal, il faut que le gouvernement prenne ses précautions pour prévenir les inondations et autres coupures d’électricité, même les pays les moins développés n’ont pas ces problèmes. J’insiste aussi sur la porosité de nos frontières. Au Sénégal, entre qui veut et par ces temps qui courent, une grande insécurité s’est installée sous nos cieux. Tous les crimes crapuleux, dont on fait état, sont commis par des étrangers.

MARIA DOMINICA T. DIEDHIOU,
Source L'Observateur

Article Lu 14944 fois

Dimanche 6 Septembre 2009





1.Posté par jacky le 06/09/2009 22:11
kep kouye wonne sa yaram bou al ahrira jotte

2.Posté par dalesakawe le 06/09/2009 23:25
khoutare khoutari rek dou liguéye sa dieukeure la yeureume pauvre de lui thime

3.Posté par Ma waarou le 07/09/2009 09:08
"Tous les crimes crapuleux, dont on fait état, sont commis par des étrangers"....... C'est vrai qu'avec un tel quotient intellectuel tu ne pouvais passer ne serait-ce que le Bfem....
Question à mille balles: pourquoi la plupart des belles femmes ont une petite cervelle?

4.Posté par LOULOU le 07/09/2009 13:22
Le conseil que je me permets de te donner c est de continuer dans la voix de la vertu et surtout continuer à respecter ton mari et ton mariage. les tentations seront grandes et tu verras sur ton chemin toutes sortes de propositions mais je te conseille de garder comme tu le fais en ce moment, ta dignité et penser que la vie n est pas eternel (lep si netali lay moudie). Bonne continuation. Tu es une belle femme. lawla thiat. Bon succès dans ton travail. Tes propos sont pleins de sens.

5.Posté par sy le 21/12/2009 18:31
je veus connaitre ce qui le pluis de sa vie

6.Posté par ndiaye moussa le 29/03/2010 19:31
bonjour
e vien de vous demandais un manneqin qui sapel codou diagne au casting agancy son images et des vieos por vous mavoiye .

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