Référence multimedia du sénégal
.
Google

EMIGRATION CLANDESTINE : L’Espagne promet d’assurer les meilleures conditions de vie aux 443 mineurs sénégalais

Article Lu 1500 fois


Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de l’Espagne, Bernardino Léon, a affirmé que les autorités de Madrid et de Dakar ont pour priorité d’assurer « les meilleures conditions » de vie aux mineurs migrants non accompagnés qui se trouvent dans les centres d’accueil et de formation ouverts à leur intention en terre espagnole.

M. Léon s’adressait à la presse sénégalaise peu après avoir visité mardi, en compagnie d’une délégation d’officiels sénégalais conduite par l’ambassadeur du Sénégal en Espagne, le centre d’accueil et de formation de Tenerife où vivent plusieurs mineurs migrants arrivés illégalement en Espagne dont 12 Sénégalais. Outre le Sénégal, les pensionnaires du centre, âgés entre 12 et 18 ans, viennent du Congo, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée-Bissau, de la République de Guinée, d’Inde, du Mali, de la Mauritanie et du Nigeria.

A total, il y a 443 mineurs migrants non accompagnés Sénégalais en Espagne dont 319 se trouvent dans les centres d’accueil du continent et 124 dans les structures des îles parmi lesquelles celles de Tenerife avec ses 12 jeunes sénégalaises. Selon des statistiques fournies par la partie espagnole, 57 % des 443 mineurs sénégalais ont fait l’école primaire, là où 2 % ont été jusqu’au secondaire et 41 % n’ont jamais été à l’école. Par ailleurs, 55 % d’entre eux avaient, avant d’émigrer, commencé à travailler entre 11 et 15 ans. Parlant plus spécifiquement des mineurs sénégalais établis dans le centre, le secrétaire d’Etat espagnol, tout en témoignant de la joie des officiels sénégalais de voir leurs jeunes compatriotes vivre dans de bonnes conditions d’étude et de formation, a souligné que l’approche utilisée par son pays est loin du « concept classique de rapatriement qui est une vieille façon de traiter la migration ». « Nous avons travaillé sur un concept intégral basé sur la prévention, la protection des mineurs et leur réinsertion sociale », a expliqué M. Léon, ajoutant que l’objectif visé est de faire bénéficier aux pensionnaires des centres d’accueil d’« atouts positifs pour qu’ils deviennent des acteurs sociaux importants » aussi bien en Espagne qu’au Sénégal. Ainsi, il a relevé la nécessité de savoir que ce qui pose problème est moins la migration en elle-même que « la mafia » qui convoie les candidats à l’émigration clandestine parmi lesquels les mineurs.

« La mafia prend des gens dont des enfants et leur font traverser l’océan avec des dangers énormes auxquels beaucoup n’échappent pas », a déploré Bernardino Léon selon qui il est important d’inculquer aux mineurs la nécessité d’avoir une bonne formation avant d’entreprendre, avec la coordination des gouvernement sénégalais et espagnols, de se rendre légalement en Espagne. A ce propos, il a plaidé pour que des signaux clairs soient envoyés à « la mafia » des convoyeurs - « ils sont l’ennemi », a-t-il dit - pour qu’elle sache que « l’émigration clandestine est dangereuse et n’est pas acceptable pour le Sénégal ni pour l’Espagne ». Concernant l’avenir des mineurs sénégalais, le secrétaire d’Etat a souligné que l’heure n’est pas de travailler à leur rapatriement immédiat, mais de « régler leur situation » dans une démarche intégrationniste qui privilégie la prévention, la protection et la réinsertion. Pour ce faire, le contact sera permanent avec les parents des mineurs dont les cas seront traités individuellement via des groupes de travail institués à cet effet, a assuré Bernadino Léon. Pour sa part, l’ambassadeur du Sénégal en Espagne, Abasse Ndiour, a insisté sur la « manière consensuelle » dont travaillent sur le sujet les gouvernements espagnols et sénégalais, soulignant leur attachement à « traiter de la meilleure manière » le cas des mineurs migrants non accompagnés. « La partie espagnole est très disponible à nous aider. (...) Par la formation, on pourra donner aux mineurs un métier pour qu’ils retrouvent la dignité et on pourra également lutter contre l’action néfaste des mafias qui vendent du rêve aux enfants », a ajouté M. Ndiour qui a dit avoir vu sur place, au centre, des compatriotes « qui parlent l’espagnol » et s’appliquent à assimiler la formation dans divers métiers comme la maçonnerie, la menuiserie, l’électricité, etc. Il a toutefois relevé la nécessité de « sensibiliser les familles pour qu’elles sachent que le rêve vendu aux enfants n’est pas une réalité ».

« C’est difficile, c’est douloureux d’envoyer un gosse qui a à peine 10-12 ans, avec 90 % de chances de le voir rester au fond de l’eau », a martelé l’ambassadeur pour qui, au-delà de l’émigration légale, il faut savoir que le Sénégal tout comme l’Afrique ne peuvent pas laisser tous leurs jeunes se rendre à l’étranger, car ils ont besoin d’eux pour se développer. La délégation sénégalaise, conduite par l’ambassadeur, était composée de représentants du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi, de l’Action éducative en milieu ouvert (Aemo) et de la Raddho. Elle a eu, dimanche, à Madrid, une séance de travail avec son homologue espagnole dirigée par Estrella Rodriguez Pardo, directrice générale de l’Insertion des immigrés.


APS

Source: APS

Article Lu 1500 fois

Jeudi 14 Février 2008

Actualités | Politique | Economie | Fait Divers | Société | People | Sport | Coin des femmes | Culture | International | Vidéo News | Buzz du monde | Bande dessinée | Un café avec | Dinama Nekh | Buur Guewel | Double vie | Ndiaye Dollar | Wiri Wiri | Le reve de Akis | Rirou tribunal | Revue de presse | Blagues





Copyright © 2007 - 2016 Xibar multimedia Tous droits réservés

DIRECTEUR DE PUBLICATION: Abdoulaye Sogue - Contact: Protect e-mail with only css

Xibar Multimedia - 2901 41st Ave, Long Island City, NY 11101, United State