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ÉLEVAGE DE MOUTONS DE RACE («LADOUM», «BALLI-BALLI» ET «AZAWAT») : Un fœtus «Ladoum» cédé à 300 mille francs Cfa

C'est un marché florissant. Le commerce de moutons de race rapporte beaucoup: Rien qu'un fœtus vaut de l'or. Certains investissent ce créneau pour se faire de l'argent. Mais pour d'autres, l'élevage reste toujours une passion.



ÉLEVAGE DE MOUTONS DE RACE («LADOUM», «BALLI-BALLI» ET «AZAWAT») : Un fœtus «Ladoum» cédé à 300 mille francs Cfa
Au début, c'était une passion. Aujourd'hui, l'élevage de moutons est devenu un commerce. Et quand la race s'en mêle, l'affaire vire à une industrie. Car la race a un prix. Et la race pure a son coût. Parfois, dans le choix, on peut être victime d'une arnaque. «Ils ne sont pas de race pure», avance Abdoulaye, la taille mince flottant dans un maillot vert et un pantalon de sport noir.

Hlm Fass, rue 52. Devant un grand immeuble, en face de l'Inspection académique de Dakar, des moutons déambulent. Certains errent dans les rues presque désertes en ce début de matinée dominicale. Vers 10 heures, la vie commence à reprendre son cours. Les habitants commencent à sortir de leurs maisons. Quelques dames servent de la paille à leurs bêtes.

«Ladoum !», un bluff

Abdoulaye Téra traîne un gros mouton noir sous un arbre implanté dans la basse cour avant de regagner l'enclos des moutons de race métissée. Téra évolue dans la vente de moutons «tchadiens» depuis le retrait de son père du secteur. «Mes moutons ne sont pas de la race ladoum. Ce sont des «tchadiens», explique-t-il. «Allons-y ! Je vais vous y conduire», propose-t-il avec calme et disponibilité. Les maisons de ses amis ne sont en réalité qu'à une enjambée de son enclos, juste en face du lycée Blaise Diagne. «C'est ici, mais je ne pense pas qu'on les y trouve», doute-t-il. La porte de la première maison n'est pas encore ouverte. Cap sur la deuxième. «Voilà l'enclos. Les gars ne se sont pas encore levés. On garde les moutons ici par prudence, car il y a beaucoup de voleurs.»

La maison de Souleymane Ndiaye est à quelques dizaines de mètres de la mosquée du quartier. «Jules», comme il aime se faire appeler, veut consacrer son temps à ses moutons. Devant la concession, une dizaine de moutons sont attachés sur des piliers dressés sur le terrain nu. Deux bassines remplies d'aliments posées au milieu de la ronde des bêtes. Ndiaye discute avec ses voisins. Habillement simple, l'homme dit ne connaître que la qualité. Ses explications commencent par une précision : «Ladoum n'existe pas. C'est un terme qu'utilisent certains éleveurs pour bluffer, amadouer les clients. Pour moi, il n’y a que des moutons de qualité. C'est un mélange de races. C'est tout, pour ne pas dire un cocktail. Les ladoum sont juste des espèces maliennes». Son ami, Sène, renchérit : «Tu as entendu ? Il a bien dit cocktail.» Mais ce n'est que pour donner plus de souffle à Jules qui pense que la qualité d'un mouton dépend de son milieu géographique et environnemental. «La race dépend de l'environnement. On a des tchadiens qui sont des espèces du Tchad, des «balli balli» du Niger, et des « azawat», explique-t-il avant de donner un exemple : «Un croisement entre un tchadien et un «ladoum» donne un «azawat». Il n'y a aucune différence entre ces espèces. Cependant, les tchadiens sont plus gros que les ladoum.» Sène n'est pas d'accord : «Si, il y en a. Les ladoum ont des oreilles pendantes ».

25 000 francs, le prix d'un saut

Pour donner du poids à son propos, l'éleveur se lève et soulève une brebis noire avec une fente blanche au niveau du cou autour duquel est attaché - un collier bleu : «C'est Ndakh. Elle a vu le jour le 11 août 2009. C'est une race locale. Tous ces moutons que vous voyez et que vous appelez ladoum sont ses descendants. Et pourtant, elle n'est pas de race «ladoum». Elle a mis récemment au monde un agneau.» Et de le désigner du doigt : «C'est cet agneau. Il a vu le jour le 30 juin 2011. D'ici trois mois, il aura la taille d'un veau.» Ndiaye est comme tant d'autres un passionné de cette espèce. Quand il parle de son bétail, l'émotion se lit sur son visage. Mais il refuse d’en faire un fonds de commerce. Dans ce milieu, la reproduction des espèces est un business florissant. Chaque saut d'un mâle sur une brebis a une valeur marchande. «Moi, je le fais gratuitement. Je ne commercialise pas mes moutons. Un jour, j'ai prêté ce «tchadien» pendant 3 mois à un ami. Récemment, je l'ai encore fait. Mais, pour faire un croisement ailleurs, il faut casquer entre 10 et 25 000 la journée. Cela peut durer des semaines ou des mois, car il faut que la brebis soit en chaleur pour réussir, le coup. Le choix de la progéniture compte beaucoup aussi», explique Ndiaye.
Avoir un ladoum est une joie, mais pour pouvoir perpétuer cette race il faut faire un bon choix. «Pour vous dire qu'il suffit juste de faire un bon croisement. Il faut chercher deux espèces de bonne descendance pour avoir un bon croisement. Car il arrive que le croisement ne réponde pas aux attentes.» Il pointe du doigt : «Ce mouton a quel âge, à votre avis ? Un an et 45 jours. C'est Tchadien. C'est le petit-fils de Ndakh, la brebis. Il est né le 30 juin 2010. Pourtant, il a l'air d'avoir trois ans. Si un jour je dois le vendre, il faut qu’on me paie au moins 500 000 franc Cfa. Il a une bonne croissance. Je répertorie dans ce calendrier toutes les dates de naissance et de croisement de mes moutons. Tout y est. L'élevage de ces espèces de race pures demande beaucoup de moyens financiers. Il faut dépenser gros pour avoir des moutons de bonne croissance. Ndiaye souffre de la cherté de l'entretien des bêtes «Chaque semaine, j'achète des dalles de «rakkal» à 300 francs Cfa kilogramme, du son de blé et de mil. Vous savez, la nourriture de ces animaux est excessivement chère. Le sac d'aliment de bétail est à 7 000 francs Cfa. Mais je n'utilise pas les cartons car ils contiennent des produits toxiques. Il faut casquer fort pour un bon mouton car il dépérit automatiquement s'il est mal entretenu.» Cependant, ses moutons sont exposés au vol. Mais «Jules» trouve que personne n'est épargné par ce phénomène. «Les voleurs sont partout, même au tribunal. C'est pourquoi je ne suis jamais loin de mes moutons. Je les ai toujours à l'œil. Si je dois partir au travail, je les garde dans la maison. Même si je pars aux toilettes, je les confie à quelqu'un.
Récemment, on m'a volé des bassines.»

Un fœtus cédé entre 200 et 300 mille francs Cfa

Modou Dione évolue lui aussi dans le milieu. Ce menuisier de profession, établi devant le Canal IV, juste devant le lycée Blaise Diagne, est un véritable passionné de «belle race». En chemise orange et d'un «jungle» tirant vers le vert, il s'active dans ce milieu depuis une dizaine d'années. Dans la maison de trois bâtiments, une sorte de poulailler sert d'enclos au bétail. «J'avais débuté avec deux moutons d'un montant de 650 000 francs Cfa. Aujourd'hui, j'en ai dix sept». Son expérience lui sert de boussole. Il maitrise parfaitement son sujet : «Je connais les tchadiens, les balli-balli, les azawat. Je reconnais automatiquement un ladoum. Dieu m'a donné ce don. Je sais faire la différence entre les balli-balli, les tchadiens, les azawat. Tout réside dans la croissance. Celle du mouton ladoum est plus rapide», avance Dione qui ajoute : «Je peux vous montrer un mouton de 6 mois. Vous n'en reviendrez pas. Vous aurez l'impression qu'il a déjà deux ans. Il peut même vous porter. La taille de ces espèces est phénoménale. Il y a des gens qui achètent le fœtus à 200 000, voire 300 000 francs Cfa. Vous savez, tout est question de descendance. Le sang fait la différence. Toutefois, les «tchadiens» sont plus gros que les ladoum.» De l'avis de Modou, cette différence existe aussi au sein de la même espèce. «Deux ladoum peuvent être différents du point de vue de la croissance. Je peux vous monter un ladoum. Il est tellement petit et pourtant, il est le plus âgé», explique-t-il. Contrairement à l'idée défendue par Souleymane, Dione jure que le «ladoum existe bel et bien. C'est une race pure», défend-il. Dione donne une leçon sur la généalogie des «ladoum». «Les moutons ladoum viennent de la Mauritanie. Mais chacun est libre de donner son opinion», dit-il. L'élevage de ces moutons constitue un véritable business. Même si certains, comme Modou Dione, refusent de chercher de l'argent avec l'élevage des moutons de race. «Je fais gratuitement le croisement. Je l'ai fait pour quatre personnes. Ce n'est pas un business pour moi», soutient Dione. C’est pour la famille et les amis que je le fais. «J'en donne à ma famille lors de la fête de Tabaski ou quand j'ai des invités. Je ne les vends pas.»

SOURCE : L’OBS IDRISSA SOW (STAGIAIRE)

Mercredi 7 Septembre 2011




1.Posté par mage le 07/09/2011 12:53
je suis passionnaire des moutons mais je narrive pas a avoir de bonnes races comme ladoume azawat thadien comment je dois faire je suis de saint-louis


2.Posté par kool le 07/09/2011 14:58
je fai partie d'une famille d'éleveur sis a thies je ne sui pas un professionnel mais mon pére et son grand frére on des connaissances sur les moutons! pour mon pére c'est pour le plaisire mai son frére il est dans le busnesse il a construie sa vie dans l'élevage des moutons j'ai bientot 23ans et je ne lui connait pas d'autre activité!!!

3.Posté par magib le 07/09/2011 19:22
mage vas au nord ou a santhiaba y a mm une association d'elevateurs a al corniche chez les veterinaires renseigne d la part d' un homonyme depuis l usa

4.Posté par jerk le 07/09/2011 20:21
Presented very interesting article .Cool Thanks دردشة عراقنا دردشة عراقية دردشة العراق كويت 25 دردشة بغداد كويت 25 دردشة دردشة دردشة بغداد منتديات عراقية chat iraq
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5.Posté par Yapsa le 25/09/2011 21:07
J'ai deux azawat un male et une femele

6.Posté par samba le 28/11/2011 16:05
Bonjour.Je suis a fatick et je veux un ladoum pour un saut(croisement),merci de me dire comment faire
papsakant@yahoo.fr

7.Posté par دردشة عراقنا le 03/02/2013 19:59
good work thankes for you .

8.Posté par foulah le 10/03/2013 13:58
je veux la race ladoum pure mal de taille 1m et quelque en bonne santé 776934646

9.Posté par Belemkoabga Madi le 13/08/2013 10:42
J'aime les Ladoumes mais je réside au Burkina Faso( Ouagadougou),j'ai un male et une femelle d'origine du Niger d'après l'acheteur, ils sont de couleur blanche et ont les yeux noir. Comment pourrai je m'y prendre pour avoir un bon et beau mal de plus 1m?merci

10.Posté par lamine le 11/03/2014 11:52
je souhaite un saut ( croisement ) pour ma ladoum....776505595

11.Posté par vignikin le 09/10/2014 18:21
bjr; Je suis béninois et j'aimerais avoir deux ladoum géniteurs pour ma ferme dont le transport sera par fret aérien .merci

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