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ELECTIONS LOCALES: Le casse-tête des alliances

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Les prochaines élections locales pourraient se jouer dans un mouchoir de poche compte tenu des alliances qui sont en perspectives. Le pouvoir comme l’opposition se lance dans une opération de charme pour fédérer le maximum de partis possible. Cette course aux coalitions a pour unique objectif d’assurer la victoire au soir du 18 mai prochain. Presque toutes les formations politiques qui ont annoncé leur participation à ces consultations ont exprimé leur volonté d’aller en alliance. Toutefois, de sérieuses menaces pèsent sur ces rapprochements surtout au niveau de certains partis.



Le Parti socialiste (Ps) a été le premier à annoncer la couleur avec ses différentes bases qui sont non seulement d’accord pour aller aux élections, mais aussi en alliance. Kaffrine sera la première localité a matérialiser cette volonté avec une entente des responsables de l’opposition comme la présidente du Conseil régional de Kaolack, Mata Sy Diallo, le porte-parole du Ps, Abdoulaye Wilane, Aly Haïdar des Verts, entre autres. « Il y a eu une forte demande de nos bases respectives allant dans le sens d’imposer le sursaut indispensable, de nous mettre ensemble et aller à la conquête du pouvoir local », a déclaré le membre du bureau politique du Parti socialiste (Ps), Abdoulaye Wilane. Il a précisé que l’idée est venue de l’évaluation par les militants de l’expérience du Cadre permanent de concertation de l’opposition (Cpc) qui est allé aux élections locales de mai 2002 sous une seule bannière. « Par la force des choses, le Cpc est devenu une coalition électorale avec de très bons résultats surtout dans le Saloum (région de Kaolack centre-ouest) », a-t-il affirmé. Pour bien réussir cette alliance, le responsable socialiste du « Ndoucoumane » a expliqué que « des contacts directs sont initiés au niveau de leur zone et par ailleurs recommandés à toutes les bases. Les cibles sont les partis politiques et les forces sociales organisées et crédibles ».

S’unir ou tenir le rôle de figurant

Abdoulaye Wilane de confier que « leur ambition, c’est que le Front « Siggil » Sénégal soit une coalition électorale partout au Sénégal ». Il s’agira, selon lui, pour nous de partir de l’état de « désaffection populaire » qui frappe le Parti démocratique Sénégalais (Pds) et son régime pour recréer l’espoir. Le porte-parole du Ps est convaincu que « quelles que soient les manœuvres, manipulations et autres débauches d’énergies et d’argent, quels que soient les effets d’annonces, nous allons avec cette coalition ouverte aux forces vives gagner les deux régions et les collectivités locales du Saloum ».

A côté des partis membres du Front « Siggil » Sénégal, d’autres formations politiques sont intéressées par cette option. C’est effectivement le cas du Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/Takku défaraat Sénégal (Rsd/Tds). Il semble être convaincu que seule une forte coalition peut terrasser le Parti démocratique Sénégalais (Pds) et ses alliés aux prochaines élections locales du 18 mai prochain. Son bureau politique qui s’est réuni mardi 29 janvier dernier a appelé tous les partis de l’opposition à une alliance la plus large possible de la société civile pour constituer des fronts républicains locaux contre le pouvoir dans les différentes localités. Après avoir gelé ces activités pendant près de six, le parti Rewmi se relance avec une réunion de son secrétariat national jeudi 31 janvier dernier. Le secrétaire politique Pape Diouf, en l’absence du président, Idrissa Seck, a non seulement confirmé la participation de sa formation aux élections locales, mais a révélé sa volonté d’y aller dans le cadre d’une coalition. « Nous avons réaffirmé que nous irons aux élections locales, sur la base d’une coalition que nous mettrons en place », a indiqué Pape Diouf.

Pds tenaillé par les alliances

Les élections ont, en outre, toujours constitué une passe difficile pour le parti au pouvoir, le Pds. Elles font renaître ou accentuent les dissensions internes. A peine les commissions régionales et départementales de supervision des pré-investitures mises en place que des querelles de leadership font jour un peu partout. Les libéraux n’ont en effet pas encore dépassé cette zone de turbulence, que surgissent des pourparlers pour les éventuelles alliances. Mais si la coalition entre And-jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads) et War wi semble être déjà scellée, le plus difficile reste à venir entre les alliés du pouvoir comme l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) de Djibo Laïty Ka, le Parti de la réforme (Pr) et la la Convergence des actions autour du président de la République pour le 21e siècle (Cap 21), etc.

La direction du Pds est ainsi tenaillée par cette question des alliances. C’est qui a incité le président de la commission nationale de supervision, Oumar Sarr, a indiqué il y a deux semaines (week-end du 26-27 janvier) que le parti au pouvoir a reçu mandat de sa direction de discuter avec les alliés pour aller aux prochaines locales dans le cadre d’une vaste coalition. Histoire de rassurer les alliés du Pds. Jusque-là aucun parti membre de la Cap 21 ou du moins, selon des sources concordantes, n’a été contacté par la direction du Pds pour une alliance en vue des élections locales.

Suspens et inquiétudes

En revanche, les libéraux sont tellement préoccupés pas les querelles de leadership et les problèmes liés aux investitures qu’ils n’osent pas tellement aborder la question des alliances. Le parti du président Abdoulaye Wade éprouve déjà des difficultés à trouver un consensus autour des personnes choisies pour superviser les investitures au niveau de la base.

A propos de la sensibilité du sujet des coalitions, ce n’est pas seulement le Pds qui nourrit des craintes. Le Front « Siggil » Sénégal rechigne à aller en alliance avec certaines formations politiques qui pourraient après les élections se retrouver dans les rangs libéraux. « Tous ceux qui sont en intelligence avec le régime et qui n’ont pas les mêmes agendas politiques que le Front « Siggil » Sénégal, nous les évitons et conseillons qu’ils soient évités. Nous voulons éviter de gagner pour un régime rejeté par le peuple », a souligné Abdoulaye Wilane. Et d’argumenter : « étant du camp du pouvoir rejeté par les populations rurales, ils (ces partis) vont arguer de mésentente de dissidence pour se rapprocher de nous sachant que si on gagne, ils pourront utiliser les moyens de reprendre le pouvoir et repartir vers Wade ».

Source: Sud Quotidien

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Lundi 4 Février 2008

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