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ELECTIONS LOCALES ET SUCCESSION D’ABDOULAYE WADE: De gros risques politiques pour les prétendants

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A bien observer Abdoulaye Wade, force est d’admettre qu’il n’envisage pas de quitter le pouvoir tant qu’il aura un souffle de vie. Aussi s’acharne-t-il à déstabiliser tous ceux dans son entourage ou dans l’opposition qui sont susceptibles de le remplacer à la tête de l’Etat. Depuis au moins cinq ans, il s’emploie à affaiblir les prétendants qui menacent « son » pouvoir.



ELECTIONS LOCALES ET SUCCESSION D’ABDOULAYE WADE: De gros risques politiques pour les prétendants
Le dernier cas de déstabilisation est le coup porté à Karim Wade qui, après la mise sur la touche de Macky Sall achevée, pensait que le boulevard lui était grandement ouvert. Quand le leader de la Génération du Concret a cru bon de se rebeller en décidant qu’il n’était pas question d’accepter son « grand frère » Idrissa Seck dans la famille du Pds, le père l’a laissé se débattre avec un parti en déconfiture mais toujours sous son propre contrôle.

Ainsi, Wade a fait d’une pierre deux coups. Idrissa Seck a reçu la confirmation que Wade ne lui sera pas d’un grand soutien face à Karim déjà bien armé financièrement avec en sus presque toute l’administration qui lui est déjà soumise.

Karim de son côté, a fini par comprendre que la politique partisane ne se fait pas avec des modules sortis de programmes d’ordinateur concoctés par une équipe d’experts.

L’avertissement ne devrait pas échapper à l’attention des « fils » de celui qui tient en grande partie leur avenir politique entre ses mains.

En laissant le Pds donner l’impression d’éclater, Abdoulaye Wade prend un malin risque. Et le Colonel Malick Cissé l’a bien dit. La plupart des listes « rebelles » sont suscitées par le Président lui-même pour capter les mécontents qui, voteront avec les vainqueurs du côté de la Coalition Sopi 2009 pour élire les maires, à commencer par Karim Wade à Dakar. Car un grand nombre de frustrés du Pds n’attendent que le premier signal de leur patron pour accourir vers lui.

Les élections locales représentent de gros risques pour les prétendants les plus sérieux à la succession de Abdoulaye Wade.

Le candidat Karim Wade, suscite trois grandes réactions : colère et frustrations, acceptation forcée ou pire encore, le larbinisme. Colère de ceux, à l’intérieur comme en dehors de sa famille libérale, qui estiment injuste que des hommes et des femmes qui se sont toujours battus sur le terrain politique soient simplement mis sur la touche parce que Karim a le privilège d’être le fils d’Abdoulaye Wade. Des milliers de jeunes et de moins jeunes se disent que l’effort n’a plus de sens dans notre société. Il y a donc de forts risques d’ avoir une réaction semblable à celle de Kédougou, mais à l’échelle nationale.

La frustration que le candidat Karim Wade provoque est encore plus marquée dans la famille libérale. N’étant un acteur dans le camp libéral que bien après l’élection de son père, il a toujours eu des relations très distantes avec tous ceux ont été à la base de l’Alternance. C’est pourquoi, nombreux sont au Palais Léopold Sédar Senghor, qui disent, que Karim Wade ne peut avoir que des relations d’autorité dans l’entourage de son père.

Les éléments du Pds originel comme ceux de la seconde génération redoutent que l’entrée de Karim Wade ne signifie leur départ. Cela explique leur opposition discrète mais déterminée à l’ascension du patron de la Génération du concret. Le symbole de ce groupe est Pape Samba Mboup. Ce groupe fera tout pour casser les ambitions de la Génération du concret.

La dernière réaction que suscite ce qui passe comme une montée en puissance du patron de l’Anoci est exprimée par deux tendances : d’un côté, ceux qui n’ont pas le choix, de l’autre ceux qui ne font qu’anticiper les désirs de l’actuel occupant de l’Avenue Roume. A ces deux sensibilités, il convient d’ajouter le cercle restreint qui tente de le convaincre que son étoile brillera bientôt. Karim doit cependant d’entrée de jeu, marquer un grand coup. A défaut de résultats probants et une majorité à Dakar qui le prémunirait contre l’humiliation de devoir quémander le soutien de Moustapha Diakhaté et Lamine Bâ pour devenir maire de Dakar, sa carrière politique risque d’être un feu de paille.

Par ailleurs, s’il y a quelqu’un qui a absolument intérêt à confirmer ses performances de 2007, c’est Idrissa Seck. A ce jour, il paraît baser l’essentiel de sa stratégie politique sur un retour au Pds suivi d’une prise de contrôle de ce qui reste de l’héritage d’Abdoulaye Wade qui ne semble vouloir léguer le pouvoir qu’à lui-même.

Non seulement le patron Pds a crée les conditions qui rendent « tolérable » la contestation sans frais de sa volonté feinte de faire revenir Idrissa Seck mais il a aussi réussi à éliminer son ancien second parmi ceux qui sont à même de bénéficier du vote « anti Wade » en le faisant passer pour un comploteur. C’est d’ailleurs cette raison qui avait poussé Abdoulaye Wade à regarder les Sénégalais dans les yeux pour leur dire qu’Idrissa Seck et lui étaient en négociation pour partager un butin. Donc si le Pds réussit un grand score aux locales et que Rewmi fasse piètre figure, Idrissa Seck continuera sa traversée du désert. Si le leader de Rewmi continue à penser que son électorat de 2007 lui est acquis et tout ce qu’il a à faire est de le consolider, le réveil risque d’être brutal.

Depuis qu’il a quitté la présidence de l’Assemblée nationale, Macky Sall semble être le point de convergences des forces mobilisées contre Abdoulaye Wade et son fils. L’ancien maire de Fatick représente une autre menace plus dangereuse pour Wade et son fils au moment même où les intentions du chef de prendre son fils comme une police d’assurance sont devenues évidentes. Ses adversaires n’ont pas eu le temps de vilipender Macky Sall comme c’était le cas avec son prédécesseur. Surtout qu’il peut bénéficier de soutiens qui le mettent en position de diriger une coalition inhabituelle mais dangereuse pour Wade.

Moustapha Niasse qui a toujours eu des réticences à accepter l’hégémonie du Ps dans l’opposition dite significative a trouvé en Macky Sall un poulain à qui il peut apporter les moyens financiers, un carnet d’adresses et surtout réunir autour de Sall tous les courants du Parti socialiste qui n’ont pas voulu suivre Ousmane Tanor Dieng. Un coup d’œil sur un carte politique nationale révèle qu’un Macky Sall encadré par Niasse et les anciens du Ps, représentent une grande menace pour les Wade. Le président d’Apr met le Sine sous sa coupe. Niasse part de Kaolack et ravage le Saloum. La jonction est faite avec Robert Sagna pour contrôler le Sud. Dans le Nord, Wade est fragilisé au Fouta du fait du soutien dont Sall bénéficie chez les Hal Pulaar. Aïssata Tall reste forte dans la région. A l’Est Dansoko, reste un symbole. Abdoulaye Bathily une icône dans le Bakel, Tanor Dieng est une force sur la Petite Côte et la puissance de feu des anciens Ps comme Souty Touré reste intacte et mobilisable par Niasse qui peut faire le lien entre eux et Macky Sall.

Mais Macky Sall semble peu préparé. Il s’y ajoute qu’un grand courant de sympathie ne gagne pas des élections. C’est un appareil capable d’encadrer les électeurs qui peut faire la différence. Donc si le dirigeant de la coalition Dekkal Yaakaar fait un résultat en deçà des espoirs suscités par son démarrage en trombe, il lui sera très difficile de se relever à temps pour les échéances de 2012.

Evidement, les prétendants à la succession de Wade ne se limitent pas aux membres de sa famille politique. Il sera intéressant d’examiner les chances des autres tels que Tanor Dieng, Khalifa Sall et Barthélémy Dias, si la situation sociale se radicalise, Cheikh Bamba Dièye ou autres Talla Sylla jouant le rôle de pont entre un certain nombre de forces politiques en recomposition.

Dame Babou
Source SudQuotidien

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Samedi 21 Mars 2009





1.Posté par iseck70 le 21/03/2009 07:04
selon le sondage effectuè par nos elements ,l'opposition toute comprise et la coalition sopi sont à coude à coude pour les elections locales donc wade aurait un peu plus de la moitie des mairies seulement il pense comme il a l'habitude d' entamer une grande operation de corruption des futurs conseillers municipaux ,toutefois, le regime doit perdre toutes les mairies de la banlieue et la mairie de dakar malgrè l'ambition affichèe de karim qui se heurtera sur deux fronts pape diop n'est nullement disposè à offrir son fauteuil à karim wade et en plus les conseillers municipaux vont se rebeller au cas ou wade va leur imposer d'elire son filsDes fenetres du palais ,wade peut deja contempler ce chaud crepuscule de son pouvoir que la vague de poussiere qu'il a soulevèe lors de sa tournèe illegale de campagne electorale deguisèe,ne pourra dissipèe ,il a voulu prendre l'opinion en temoin pour une justification du trucage des resultats electoraux .la foule qui se deferle autour de wade à travers le pays,est composèe de curieux ou de simple waliwanes loin d'etre des militants ni une preuve d'une majoritè electorale un hold up electoral est deja elaborè depuis le changement de la loi electorale avec le systeme du raw gady,il y'a pas à dakar une circonscription electore ou wade a la majoritè le peuple doit deja se preparer pour riposter avec vigueur à ce vol de plus.

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