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EL HADJI MALICK GAKOU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION MARKETING DE LA FSF «Je ne reconnaîtrai aucune structure… »

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Encore une autre pierre dans le jardin du football sénégalais. À la suite de la mise sur pied de la structure de normalisation et du retrait de la délégation de pouvoirs, El Hadji Malick Gakou, président du Gfc, durcit le ton : «Je ne reconnaîtrai aucune structure qui ne sera pas conforme aux statuts et règlements de la Fsf et de la Fifa». Membre de l’aile dure de la fédération, le président de la commission marketing se radicalise. Pour El Hadji Malick Gakou, «il n’y a pas de structure d’exception au Sénégal».
Quel est votre avis sur la structure de normalisation ?

Pour moi, il n’y a pas de structure d’exception au Sénégal. Je ne peux pas me prononcer sur l’existence d’une structure qui n’existe pas. La fédération n’a reçu qu’un acte attestant la création d’un comité de normalisation. Nous ne savons pas comment ce comité sera constitué, qui va constituer ce comité et quelle sera la feuille de route. Les informations que j’ai reçues ne me permettent pas de donner une vision objective par rapport à son avenir.

Quelles sont les informations auxquelles vous faites allusion?

Nous avons reçu à la fédération une lettre nous retirant la délégation de pouvoir et un arrêté mettant en place un comité de normalisation. L’arrêté ne nous dit pas comment ce comité va être constitué. Il ne nous dit pas non plus qui préside aux destinées de ce comité. Qui en sont membres et quels sont les objectifs qui lui sont assignés. N’ayant pas toutes ces informations, je ne peux pas me prononcer sur un comité qui n’existe pas.

N’est-ce pas une manière de vous démarquer ?

Ce qui demeure constant, c’est que je me suis réuni avec les instances de mon club le Gfc, qui ne reconnaîtra aucune structure qui ne sera pas conforme aux statuts et règlements et de la Fsf et de la Fifa et particulièrement une structure qui ne veillera pas à l’application de la feuille de route telle que définie par la Fifa en son article 17. Toute structure qui sera mise en place et qui ne répondrait pas aux vertus de l’article 17 ne sera pas reconnue par mon club. Tout membre de toute instance dans le cadre du football actuel doit être élu.

Mais Diagna Ndiaye est déjà nommé …

La fédération n’a aucun acte attestant la désignation de Diagna Ndiaye à la tête de ce comité de normalisation. Le jour où l’on recevra un acte, nous allons nous prononcer par rapport à la question. Nous n’avons rien contre la personne de Diagna Ndiaye. Je ne le connais pas mais c’est un sportif émérite, un grand dirigeant. Sans nul doute, il peut apporter une contribution pour le développement du football. Ce n’est pas sa personne qui peut être une pomme de discorde entre les sportifs. Mais il sera important de voir dans quelles conditions il sera mis à la tête de ce comité.

Pourquoi vous accrochez-vous ?

Je ne m’accroche à rien. C’est une position de principe. C’est sur des principes et des valeurs que nous nous accrochons d’autant plus qu’il n’y a rien à s’accrocher sinon sur nos valeurs et principes qui nous guident dans nos actions. Nous sommes des sportifs et nous disons que la concertation doit être privilégiée pour trouver les meilleures solutions afin de sortir le football sénégalais de la crise. Cela ne peut se faire que par la concertation et la réunification de la famille du football.

Ne risquez-vous pas de mener seul ce combat ?

Je crois en Dieu et à ma destinée. Je pose mes actes en toute responsabilité. Même si je dois être seul pour défendre les valeurs et principes de l’autonomie du mouvement associatif, je le ferai avec beaucoup de fierté et de dignité.

Pensez-vous qu’en vous retirant la délégation de pouvoir, l’Etat est dans une dynamique de concertation avec l’instance dirigeante ?

Je ne pense pas que l’Etat ne soit dans une autre dynamique. L’État a une lourde responsabilité dans la gestion du football en relation avec la fédération. À son niveau comme au niveau de la Fsf, il peut y avoir des divergences sur l’approche et la manière dont il faut gérer ce problème. Nous sommes conscients que l’État cherche des solutions, de même que la fédération, le Ccpc et le Navétane. Avec un peu de bonne volonté nous pouvons trouver une solution qui pourra permettre au football de sortir de l’ornière. Mais cela ne passera que par la concertation. Il faut arrêter de faire une escalade et de prendre des décisions unilatérales parce que le football est devenu tel que tout le monde est impliqué. Il ne sert à rien de prendre des décisions unilatérales, il faut aller plutôt vers la concertation pour permettre à notre football de se mettre sur les chemins du développement. Ni la Fifa, ni l’État ni aucune autre corporation ne peut décider de la manière dont les clubs indépendants doivent réagir par rapport à la structure de normalisation. Ils doivent être consultés avant la mise en place d’une quelconque structure. Si l’on met une structure en dehors de tout autre forme de concertation, elle sera contestée. Nous devons nous entendre à travers la concertation et le fair-play. Sans les clubs, il n’y a ni fédération ni comité, donc il faut nécessairement qu’ils soient consultés. Il faut retourner vers les clubs et vers la concertation et trouver les mécanismes leur permettant de donner leurs points de vue par rapport à la question. Aucune autre solution ne peut être valable. L’État a le droit de retirer la délégation de pouvoirs parce que cela fait partie de ses prérogatives régaliennes en ce qui concerne le sport. Mais le retrait de la délégation de pouvoirs n’empêche pas à la fédération d’exister. Il faudrait aussi que les gens sachent que la Fifa ne parle pas à des Etats mais aux fédérations. Aujourd’hui l’interlocutrice de la Fifa au Sénégal reste la Fédération Sénégalaise de Football. Maintenant son comité directeur et son bureau étant suspendus à travers le retrait de la délégation de pouvoir, je me demande même quelle est la solution envisagée par ceux qui ont pris une telle décision parce que je trouve inappropriée la mise en place de cette escalade de mesures d’autant plus qu’avec le dialogue et la concertation, on peut ne pas en arriver là.

Après le retrait de la délégation de pouvoirs et la mise sur pied de la structure de normalisation, la fédération a saisi la Fifa. Est-ce une manière de demander à l’instance mondiale de sévir ?

Personne n’a intérêt à ce que le pays soit sanctionné. La fédération ne peut aucunement concourir à ce que le Sénégal soit sanctionné. Nous avons des difficultés internes et nous devons trouver les solutions à l’interne. Nous sommes des responsables, nous sommes des républicains. Nous avons des difficultés internes inhérentes à la marche de notre football, mais nous pensons qu’avec le dialogue nous pouvons trouver des solutions. La fédération ne peut pas saisir la Fifa pour une sanction du Sénégal. La Fifa a ses règlements et tout pays qui ne s’y conforme pas peut faire l’objet d’une sanction. Mais nous ne souhaitons aucune sanction de la Fifa et nous ne pouvons pas militer pour que le Sénégal soit sanctionné. La Fifa, à travers sa feuille de route, a demandé à la fédération de se concerter avec toute la famille sportive et avec l’Etat pour trouver des solutions aux problèmes du football sénégalais.

Source: L'observateur

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Jeudi 3 Avril 2008

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