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EJACULATION PRECOCE: Un obstacle à l’épanouissement sexuel

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Phénomène réflexe, l'éjaculation accompagne l'orgasme chez l'homme. Or, décider du moment de sa survenue n'est pas toujours une évidence. La sensibilité et l'émotivité ne per­mettent pas à certains de maîtriser leur excitation sexuelle. Quand parle-t-on d'éjaculation prématurée ou précoce ? Comment surmonter ce trouble? Les tabous ont longtemps laissé dans l'ombre ce problème pourtant très fréquent. Honteux de ne pas assurer, de ne pas être performants, les éjaculateurs précoces sont souvent réticents à en parler. Pourtant, ce phénomène toucherait 30 à 40 % des hommes.



EJACULATION PRECOCE: Un obstacle à l’épanouissement sexuel
Appréhension, peur de décevoir... l'éjaculation prématurée peut han­dicaper une histoire sentimentale dès la rencontre. Dans quelle mesure ce trouble constitue-t-il un handicap à une relation amoureuse? On parle d'éjaculation précoce (ou prématurée) lorsque l'éjaculation arrive trop vite. Il s'agit moins d'une question de temps qu'un pro­blème de contrôle : l'éjaculateur précoce ne peut décider volontai­rement du moment de son éjacula­tion. Avec 1 homme sur 3 concerné, c'est le problème sexuel le plus courant. L'éjaculation pré­coce est une éjaculation qui sur­vient en moins de 3 minutes après le début de la stimulation sexuelle. La personne souffrant réellement d'éjaculation précoce est celle qui éjacule systématiquement en moins d'une ou deux minutes. Après, à partir de trois ou quatre minutes, il s'agit seulement d'hommes qui se laissent aller à leur plaisir. Bien que les femmes n'éjaculent pas systématiquement, elles peuvent aussi souffrir du fait d'avoir trop rapidement leur orgasme.

Les causes

L'éjaculation précoce est rarement due à un problème physique ; les causes sont essentiellement d'ori­gine psycho-comportementale. La plupart des hommes ont ten­dance à éjaculer rapidement lors de leurs premiers rapports. Certaines situations (manque de temps, peur d'être surpris) créent une tension nerveuse et empêchent l'homme de se détendre. Au fil des expérien­ces, l'homme apprendra à contrô­ler son éjaculation. L'éjaculation précoce peut aussi survenir lors des premiers rapports avec une nouvelle partenaire ; il s'agit alors d'un phénomène passager dû au stress de la première fois ; ce problème disparaît spontanément au fur et à mesure que la complicité naît au sein du couple. Enfin, un conflit relationnel avec la parte­naire peut également être à l'ori­gine de ce trouble.

On parle d'éjaculation précoce pri­maire lorsque l'homme a toujours éjaculé de façon incontrôlée, depuis son premier rapport sexuel, malgré une longue expérience et des rapports sexuels répétés, avec des partenaires stables. On parle d'éjaculation précoce secondaire lorsqu'un homme qui n'avait pas de problème de contrôle de son éjacu­lation s'y trouve soudainement confronté de façon répétée. Souvent c'est à la suite d'un choc émotionnel que l'éjaculation pré­coce apparaît.

Pour les plus jeunes

On ne peut pas parler d'éjaculation précoce lorsque l'homme est encore vierge. Le fait de faire durer plus longtemps la masturbation, d'éviter de la pratiquer lorsque l'on n'est pas à l'aise (peur d'être sur­pris, etc.) et de ne plus chercher l'éjaculation la plus rapide possi­ble est positif et permet de décou­vrir le plaisir lié à la masturbation en elle-même et non plus seule­ment celui lié à l'éjaculation.

De la même façon, il ne faut pas s'inquiéter si les premiers rap­ports sexuels sont très rapides. Il faut laisser le temps au corps et au cerveau de s'habituer à toutes ces nouvelles sensations. Ne sur­tout pas négliger les préliminai­res : les raccourcir ne permettra pas de tenir plus longtemps et aura pour conséquence de focali­ser encore plus l'acte sexuel sur la pénétration et sur les sensa­tions au niveau du gland.

Le Soutien de la partenaire

L'appui de sa partenaire est fon­damental. Souvent l'éjaculateur précoce s'enferme dans un cercle vicieux et se replie sur lui-­même. Le dialogue, même s'il est certainement difficile à engager, est un premier pas nécessaire et libérateur. Si la compagne doit faire le premier pas, elle doit trouver les mots qui expriment clairement ses frustrations et ses attentes mais en assurant son compagnon de tout son soutien et son amour. Il ne sert à rien d'attendre : la politique de l'au­truche ne permet pas d'espérer trouver une solution miracle et l'attente finit par amplifier les frustrations et le ressentiment qui risquent alors de déteindre sur les autres aspects de la relation de couple.

Pour les éjaculateurs précoces qui ne sont pas en couple stable, il y a tout un travail de rééduca­tion qu'ils peuvent faire seuls. Le besoin de l'aide d'une compa­gne n'est nécessaire que pour la phase en couple, pour apprendre à gérer l'excitation. Néanmoins, cette phase peut aller très vite, sans être très contraignante pour la femme.

Il ne faut pas craindre le juge­ment d'une nouvelle compagne. Une femme qui a des sentiments sera indulgente et attentionnée; Surtout si elle voit en face d'elle quelqu'un de volontaire, de solide, dans sa vie de tous les jours et devant ce problème. II faut établir avant tout une rela­tion affective et de confiance. Pour le premier rapport, il faut avoir confiance, (aidé en cela par des exercices de rééducation et le travail d'autopersuasion). Au moindre échec, il ne faut pas se replier sur soi-même, mais reprendre les caresses clitori­diennes jusqu'à l'orgasme de sa partenaire. Ensuite, il faut dialo­guer avec elle pour qu'elle puisse prendre part aux exercices (qui peuvent aussi être abordés de manière ludique)

Symptôme un peu à part en sexo­logie, l'éjaculation prématurée peut se résoudre par une rééduca­tion, un apprentissage du contrôle de l'éjaculation. ­L'homme devra simplement repérer l'imminence de l'or­gasme et maîtriser son excita­tion pour ne pas l'atteindre trop rapidement.

Les exercices

La correction de l'éjaculation précoce peut être vue comme une rééducation par des exercices. Leur but est d'apprendre à contrôler et stabiliser son niveau d'excitation : ce n'est en effet pas le réflexe éjaculatoire qui échappe au contrôle de l'éjacula­teur précoce, mais bien le niveau d'excitation qui conduit au déclenchement réflexe de l'éjaculation. Il n'est pas possible d'agir sur le réflexe éjaculatoire mais uniquement sur le niveau d'excitation le déclenchant.

Voici les exercices à suivre dans un premier temps :

- Éviter de contracter la muscu­lature pelvienne et les adduc­teurs des cuisses, car cela préci­pite l'éjaculation. Il faut au contraire se relâcher comme lors de la miction, et apprendre pro­gressivement à anticiper le réflexe éjaculatoire.

- Effectuer quotidiennement des séries de musculation de la zone du périnée permettant progres­sivement de prendre conscience de l'existence de ces muscles et de découvrir des façons de les utiliser, en particulier les effets sur l'excitation des contractions ou des décontractions.

- Apprendre à repérer les sensa­tions qui annoncent l'immi­nence de l'éjaculation afin de ne plus se laisser surprendre par son éjaculation.

- Aborder des techniques de relaxation, comme la sophrolo­gie, qui ont ici tout leur intérêt et peuvent permettre à l'homme de mieux habiter son corps et d'accroître. sa capacité de repérer le seuil éjaculatoire.

La technique comportementale inventée par Seemans et reprise par Masters et Johnson : le squeeze Elle consiste à demander à la par­tenaire de semer fortement la base du gland à un signal de l'homme. Cette méthode est efficace si le signal de l'homme est réalisé suf­fisamment tôt, c'est-à-dire avant de sentir le risque d'éjaculer.

En fait, l'essentiel n'est pas tant le serrement que son signal ; car qui dit signal dit repère: l'homme sou­ligne (repère) ainsi le niveau d'ex­citation atteint. Il étalonne son excitation. Le serrement n'a pour but qu'une réassurance.

On comprend que si le signal est effectué trop tard, au moment où l'homme sent qu'il risque d'éjacu­ler, ce serrement va comprimer l'urètre empêchant provisoire­ment au sperme de s'évacuer ; au relâchement, il coulera sans pression.

Le Stop and Go de Kaplan

Elle consiste à varier et même à arrêter les mouvements selon son excitation. On demande à l'homme de se concentrer sur ses sensa­tions; dès qu'il perçoit les signes annonciateurs de la survenue de son éjaculation, il fait un signe à sa partenaire d'arrêter tout mouve­ment « Stop ».

Son excitation ayant diminué, il fait de nouveau le signal à sa par­tenaire de reprendre la stimulation « Go ». Il s'agit d'une des métho­des les plus simples et des plus efficaces, mais demande une grande concentration.

En cas d'échec, nous devons repé­rer et évaluer une étiologie névro­tique, la cure analytique sera alors à envisager. S'il existe un conflit de couple sous-jacent expliquant l'origine de l'éjaculation prématu­rée, une thérapie de couple sera alors à envisager.

Des petits trucs aux vraies métho­des, zoom sur les traitements. Depuis quelques années, des méde­cins peuvent proposer un antidé­presseur inhibiteur, la sertraline (50 mg/j) ou la paroxétine (20 à 40 mg/j), qui semblent donner les meilleurs résultats. Cependant, ces médicaments doivent être prescrits en association avec l'ap­proche psychodynamique et com­portementale, et vus comme une aide temporaire. Comme tout médicament, le recours à des anti­dépresseurs a des effets secondai­res plus ou moins gênants et doit se faire dans le cadre d'un suivi médicalisé.

Astuces pour améliorer le problème

Il existe différentes méthodes sérieuses permettant d’améliorer ce problème. Cependant elle demandent :

- Un réel investissement de l’homme( et de sa compagne) ;

- Une réelle volonté de s’en sortir et motivation forte ( la résolution d’un tel problème passe la persévérance et le fait de ne pas se décourager lors des moments de déception qui ne manqueront pas de jalonner la période de rééducation) ;

- Un travail mental pour reprendre confiance en soi, aidé par sa partenaire. L’appui d’un médecin compétent dans ce domaine ou un sexologue est donc à recommander.

Il est à savoir également que :

- L’éjaculation précoce n’est pas due à une malformation physique ;

- L’hypersensibilité du gland que ressent l’éjaculateur précoce est totalement réversible ; Ce trouble n’est pas une maladie, mais au contraire, une preuve d’un bon fonctionnement.

Source: 24 Heures

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Samedi 14 Mai 2011


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