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ÉCHAUFFOUREES À L'UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR: Les forces de sécurité délogent les étudiants à coups de lacrymogènes et occupent le campus

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Franchises universitaires ou pas, les élé­ments du Groupement mobile d'inter­vention de la police ont envahi, hier, le campus de l'Université de Ziguinchor où les étudiants tenaient leur assemblée générale, pour les en déloger à coups de grenades lacrymogènes et occuper les lieux.



ÉCHAUFFOUREES À L'UNIVERSITÉ DE ZIGUINCHOR: Les forces de sécurité délogent les étudiants à coups de lacrymogènes et occupent le campus
ZIGUINCHOR - La grève des étudiants de l'Université de Ziguinchor semble tourner au vinaigre depuis l'arrestation de quatre des leurs, il y a juste une semaine et leur jugement avant-hier devant le tribunal.

Hier, en assemblée générale dans leur campus afin d'examiner les mesures à adopter pour obtenir gain de cause, ces étudiants ont eu la sur­prise de voir les forces de sécurité envahir les lieux. Des éléments fortement armés du Groupement mobile d'intervention (Gmi) de la police à bord de leur camion et d'un véhicule AD appartenant à l'inspection d'Académie ont mis fin à la rencontre des étudiants en les pourchas­sant jusque vers le terrain de football. Et là ils leur ont balancé des grenades lacrymogènes. Des projectiles qui ont même atterri à Diabir - quarti­er situé à un jet de pierre du campus universitaire - où s'était repliée la masse estudiantine. Après avoir réussi à chasser les étudiants, les Gmi ont occupé le campus. C'est sur ces entrefaites qu'ils ont interpellé un étudiant près du portail avant de le malmener et l'embarquer en direction du commissariat central de Ziguinchor.

Au même moment, d'autres étudiants qui avaient fini de déloger tous les établissements de la ville de Ziguinchor ont eu un chaud accrochage avec d'autres éléments du Gmi à hauteur de la place Bambaya de Peyrissac. Là aussi, des étudi­ants ont été épinglés dans des domiciles où ils s'étaient réfugiés, tabassés et acheminés au com­missariat.

Les étudiants de l'Université de Ziguinchor ont tout de même fustigé la violence qui sévit avec la pénétration des forces de sécurité dans leur cam­pus pour perturber leur assemblée générale et occuper les lieux, au moment où des démarches sont en train d'être menées pour apaiser la ten­sion. Il faut dire à ce propos que le professeur Nouha Cissé, proviseur du lycée Djignabo de Ziguinchor, a mis sur pied un comité avec quelques étudiants pour une médiation de sortie de crise. Hier matin, ce comité a rencontré les autorités administratives du rectorat que sont le recteur le professeur Omar Sock et le Secrétaire général, Mady Bathily.

Cette grève des étudiants entamée depuis le dernier mois de l'année dernière a plongé la ville de Ziguinchor dans des émeutes permanentes et dans un climat de ville assiégée par des forces de l'ordre visibles partout. Signalons que les étudi­ants Madia Diop Sané, Abdoul Sow, Simon Diédhiou, Sékou Sylla et leur présumé complice Youssouph Dia seront fixés le 26 janvier prochain sur leur sort. En attendant, leurs camarades paralysent le système éducatif comme prévu car réclamant leur libération immédiate.

Idrissa Benjamin SANE (Correspondant)
Source Le Populaire

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Vendredi 15 Janvier 2010





1.Posté par ancien UCAD le 15/01/2010 09:01
moytoul me borom casque yi, doorai rek la niou meune, il frappe fort et a des endroits strategiques.

2.Posté par Nadine le 15/01/2010 13:08


Ces étudiants de l'Université de Ziguinchor doivent comprendre qu'ils ne peuvent être au-dessus de la loi et qu'ils ne sont pas aussi des citoyens à part.
Personne ne s'oppose à ce qu'ils revendiquent leurs droits lorsqu'ils en ont mais delà à s'en prendre aux symboles de la République ou à vouloir incendier la ville de Ziguinchor, c'est qu'à même incompréhensible, inacceptable et condamnable.
D'ailleurs, tout le monde sait que les étudiants sont devenus de nos jours des politiciens égarés parce que roulant pour certaines formations politiques de l'opposition.
Alors qu'une revendication estudiantine doit être strictement pédagogique et sociale mais pas politique car lorsqu'elle prend une coloration politique, elle devient risquée et dégénère également.
Regagnez les classes et en même temps continuer de négocier avec les autorités pour pouvoir trouver une issue heureuse à vos revendications, surtout si elles sont crédibles et d’ordre social et pédagogique.

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