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Disparition des tortues marines : Les populations de Gandiol interpellent les autorités

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Le Gandiolais est le lieu où échouent tous les déchets en amont du bras du fleuve Sénégal. Ces déchets sont pour la plupart composés de sachets en plastique assimilables à la méduse, animal tant prisé par les tortues marines qui viennent à Gandiol pondre de juillet à septembre. Croyant ingurgiter l'animal gélatineux et flottant, les tortues s'empoisonnent en avalant ces déchets plastiques. C’est au ramassage de ces déchets en vue de protéger cette espèce animale en voie de disparition que procèdent depuis hier les populations des onze villages de Gandiol qui ne bénéficient dans cette œuvre de salubrité publique d’aucun soutien des autorités qu’elles ont interpellées hier.



Disparition des tortues marines : Les populations de Gandiol interpellent les autorités
SAINT-LOUIS - Les populations des onze villages de Mouit Gandiol ont bouclé, hier mercredi 29 août, leurs traditionnelles activités de ramassage des déchets plastiques démarrées le 25 août dernier. Ces ordures continuent de poser de réelles difficultés de gestion et de protection des tortues marines au point que dans cette partie du pays, depuis six ans, l'on met tout en œuvre, chaque année, pour amoindrir les risques de perte des batraciens. Le fait est que la localité, de par sa configuration géographique, est le lieu où échouent tous les déchets en amont du bras du fleuve Sénégal. Ces déchets sont pour la plupart composés de sachets en plastique assimilables à la méduse, animal tant prisé par les tortues qui viennent à Gandiol pondre de juillet à septembre. Croyant ingurgiter l'animal gélatineux et flottant, les tortues s'empoisonnent en avalant ces déchets plastiques. Alors, le courage et l'envie de bien faire en bandoulière, les habitants de cette localité nichée dans la communauté rurale de Gandon ont décidé de prendre le taureau par les cornes pour sauver cette espèce animale.
Si, à l'occasion des cinq précédentes éditions, les populations du Gandiolais se mettaient toutes au travail, dans un même élan et au même moment, cette année, les organisateurs ont apporté une touche innovatrice. ’Pour rendre efficace le travail et avoir les résultats escomptés, nous nous sommes résolus à réorganiser nos journées d'assainissement des berges le long du parc. Après d'intenses moments de réflexion et d'échanges, nous avons convenu de scinder les onze villages en sous-groupes de quatre. Ainsi, il nous a été loisible de délimiter les zones d'intervention, de contrôler le ramassage sur le terrain et d'inciter tout le monde au travail’, renseigne le président du Comité local de gestion de la biodiversité de cette partie du Gandiolais qui polarise les Groupements d'intérêt économique (Gie) de femmes et autres villages périphériques du parc de la Langue de Barbarie, Pape Niang, à l'occasion d'un grand rassemblement organisé dans l'enceinte du parc. Et il tire, chemin faisant, son satisfecit devant les résultats notoires enregistrés depuis le début des opérations de ramassage, il y a six ans.

Devant les représentants de Gouye Rèye, Mboumbaye, Dégou Ndiaye, Pilote, Ndiabène, Tassinère, Mouit, Ndiol, Mbao, Dar Salam, Taré Mboyène, du responsable des écogardes Moussa Niang, de Mamadou Sadio, l'adjoint au conservateur du parc, le représentant du chef de village a lancé un vibrant appel ‘aux autorités qui tardent à nous appuyer alors que les actions que nous menons sont d'une importance capitale’. Ndiaga Diagne d'expliquer que n'eussent été la bonne volonté et l'envie d'œuvrer pour le bien de la communauté et le désir ardent de participer à l'effort de construction nationale, les populations locales allaient baisser les bras et regarder cette espèce animale disparaître. Aux problèmes d'eau potable et de l'épineux problème de la nourriture des volontaires des onze villages, s'ajoute l'indifférence des autorités régionales et nationales. ‘Nous voulons que notre effort soit reconnu en hauts lieux. Pourquoi la télévision nationale ne couvre jamais nos activités ?’, se lamente le septuagénaire.

Nonobstant ces difficultés et nullement ébranlées par les péripéties liées au ramassage des déchets plastiques, les femmes ont pris l'engagement d'adjoindre à leurs activités de ramassage, des séances de reboisement et d'assainissement. Se relayant au parloir, Adja Marième Diallo, Adja Ndèye Guèye et leurs sœurs ont réitéré leur ardent désir de contribuer efficacement à la croisade pour la sauvegarde des tortues marines. Dans la foulée, les femmes des onze villages de Gandiol se sont jointes aux plaintes de ‘leurs hommes’ pour exhorter les pouvoirs publics, notamment les autorités directement concernées par la gestion de l'environnement, du cadre de vie, du tourisme et les autorités locales, à mettre la main à la pâte en vue de ‘nous encourager à continuer...’. Car, disent les populations de cette partie du Gandiolais, ‘notre intime conviction est qu'il faut continuer à agir. Mais pour agir, faudrait-il être motivé et avoir les moyens de sa politique’, confient-elles.

Gabriel BARBIER
Source: Walfadjri

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Jeudi 30 Août 2007

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