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Diagna NDIAYE répond à El Hadj Malick Sy : ''Les torts que ‘Souris’ à causés au football sénégalais''

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Les affaires du football sont importantes à ses yeux, si l’on en croit Diagna Ndiaye, qui rappelle avoir accepté de diriger le Comité de normalisation, bien qu’étant un fan de tennis. Toutefois, ses obligations professionnelles, en tant patron d’institutions financières internationales, passent avant tout. Ainsi, quand la crise financière a secoué la planète, il ne pouvait pas se permettre de ‘jouer au ballon’ au Sénégal. Sa place, c’était au chevet des organisations qu’il dirige. Il n’a pas cherché midi à quatorze heures. Face à la presse, hier, Diagna Ndiaye a tenu à faire cette précision à l’intention de ceux qui s’interrogeaient sur son absence au moment où le football sénégalais avait plus besoin de lui, après l’élimination des ‘Lions’ de la course pour la Can et le Mondial 2010. Plongeant dans le sujet, sans retenue, le président du Cnf a appelé à ‘la réflexion sereine’ pour que le football sénégalais dépasse ‘les crises cycliques qui (l’)ont traversé’. Il n’a pas manqué de solder quelques comptes.



Diagna NDIAYE répond à El Hadj Malick Sy : ''Les torts que ‘Souris’ à causés au football sénégalais''
Diagna Ndiaye quitte le navire en mars

‘Le Cnf, encore une fois, a pour mission de respecter les engagements internationaux, la relance des compétitions nationales et du football des jeunes, l'intégration des navétanes, la réorganisation et la modernisation des structures de la fédération, la préparation de l'avènement du professionnalisme, la réforme des textes, la préparation des assemblées générales de validation des textes et l'élection d'un nouveau Comité directeur. C'est ça qui figure sur la feuille de route du Cnf. Et pour ceci, tout va bien. D'ici mars, on aura terminé notre mission. On pourra boucler au mois de mars le gros du travail que la Fifa et l’Etat du Sénégal nous ont confié. Après quoi, je partirai de la présidence du Cnf. Peut-être, il appartiendra au vice-président Saër Seck de présider les rênes du Comité de normalisation. Que ce soit devant vous, dans cette même salle, en juin dernier, que ce soit devant le président de la Fifa, Sepp Blatter, ou devant le président de la Répubique, Me Abdoulaye Wade, qui nous avait reçu en audience, j'avais clairement exprimé que je n'étais pas un passionné du football. Ma passion, c'est le tennis. Je suis là pour une période bien précise et déterminée dans le temps pour accompagner le football sénégalais.’

Darmon : un nom à charmer

‘Au retour de Zurich, j'ai déjeuné, en compagnie du ministre des Sports et des Loisirs (Bacar Dia), avec Jean Claude Darmon. C'était un déjeuner sportif dans le sens large du terme. Nous avions parlé du sport dans sa globalité. Jean-Claude est fabuleusement riche à titre personnel. Il est aussi fabuleusement ‘réseauté’ dans le milieu sportif mondial. C'est quelqu'un qui a les moyens de ses objectifs. Il fait des choses par plaisir. Parce qu'il a simplement envie de les faire. Malheureusement, la préoccupation de Jean-Claude est relative à l’instabilité dans notre pays. Il évoque souvent les nombreux changements qui interviennent au cours de l'année au Sénégal. S'il y a trop de changements, il n'y a pas de permanence. On ne peut pas asseoir une bonne politique d'affaires là où ça change tout le temps. Lui n'est demandeur de rien. Jean-Claude est un ami qui est bien disposé à m'accompagner dans le développement du sport sénégalais en général. C'est à nous de le convaincre pour qu'il ait le courage de venir investir dans notre pays.’

Primes du match contre la Gambie

‘C'est un problème de principe contraire à la position du ministre des Sports qui considère que les joueurs ne doivent pas percevoir les primes parce qu'ils ont perdu. Bien que l'équipe soit éliminée des compétitions, il faut noter qu'elle n'a pas perdu contre la Gambie. C'est un match nul qu'elle a concédé. Par conséquent, il faut respecter le principe qui veut qu'on verse une prime aux joueurs quand ils réussissent le match nul. La défaite me fait mal. J'aurai bien souhaité qu'on gagne pour se qualifier. Malheureusement, cela n'a pas été le cas. Ainsi va le sport. Ma position est qu'on respecte les principes. Parce qu'on ne peut pas, quand ça nous arrange dire qu'il y a les principes et quand ça ne nous arrange pas mettre des coups de canifs sur les principes. Je trouve que cette démarche n'est pas convenable. Et moi je veux rester sur la ligne convenable qui consiste à faire payer les primes aux joueurs.’

A El Hadj Malick Sy ‘Souris’…

‘Malick Sy n'a dirigé aucune structure continentale ni mondiale. Je n'ai non plus vu un impact positif sur le développement du football local au retour du Sénégal de la Can et du Mondial 2002. Je n'ai vu aucun investissement, aucune subvention aux clubs nationaux. Contrairement à ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire où le moindre club a reçu une subvention de 20 millions de francs. Je n'ai vu aucune sélection de petites catégories lors des compétitions continentales dans cette période. Les dossiers des anciens membres de cette fédération qu'on dit avoir donné au football sénégalais ses lettres de noblesse sont encore pendants devant la justice. On a vu le projet Aldo Gentina (un centre de formation installé au Sénégal en partenariat avec l’As Monaco, Ndlr) accaparé à des fins personnelles. Un projet qui est aujourd'hui devenu la Case (Centre africain de sports et études dont le fondateur est ‘Souris’, Ndlr) au détriment de la Ja dont il était le président au moment de la signature d'une convention avec Monaco (pour le Centre Aldo Gentina, Ndlr). El Hadj Malic Sy ‘Souris’ a un contentieux avec l'Ufoa (Union du football ouest-africain) portant sur chèque de 50 millions destinés alors à la Fsf (Fédération sénégalaise de football). Un chèque qu'il n'a jamais reversé dans les comptes de la structure destinataire. Je peux encore continuer à énumérer les torts qu’El Hadji Malick Sy ‘Souris’ a faits au football sénégalais. En réponse à sa conditionnalité, ‘si on m’appelle’ (à la question d’un journaliste sur son éventuel retour à la tête du football, Ndlr), je lui dirai tout simplement que moi, je n'ai pas besoin d'être appelé. On m'a supplié de venir. Je suis là. J'ai bien le mérite d'être là. Je n'ai rien demandé. Les gens m'ont fait confiance en estimant que je peux bien leur apporter quelque chose. Je ne veux vraiment pas être désagréable. Il ne faut pas que Malick Sy ‘Souris’ pousse les gens à dire des choses qu'ils regrettent et qui ne doivent pas être étalées à la place publique. Ma culture et mon éducation m'interdisent de dire un certain nombre de choses parce que Malick Sy est et peut bien être un grand frère à moi. Comme le disait mon grand-père, quand on attaque quelqu'un, il faut bien être irréprochable comme la femme de César. Il faut qu'il arrête d'attaquer par voie de presse les gens. Ce n'est pas à son âge qu'il va changer le football et le monde du football sénégalais. Certes, il a fait des choses bien pour le football sénégalais, mais pour les choses que j'ai observées et notées dans sa gestion, je n'ai vraiment pas voulu être désagréable. Allez me trouver des plus jeunes pour diriger le football sénégalais. Mais, arrêtez de me parler des retraités qui auront toujours du mal à exprimer la plénitude de leurs idées.’

Une nouvelle sélection avec de jeunes joueurs

‘J'observe en tout cas que dans le monde entier, je constate que c'est le sélectionneur qui a la haute main sur la politique, la stratégie et la tactique de l'équipe nationale. L'entraîneur ou le sélectionneur a un rôle central à remplir. C'est ce qui se fait partout dans le monde. C'est un bon choix que l'entraîneur soit le seul décideur. Parce que c'est lui qui doit être le seul comptable des résultats positifs ou négatifs de l'équipe. Certes, le Cnf a une part de responsabilité dans cette élimination du Sénégal. Mais, elle est vraiment très moindre. Parce que, je n'ai jamais considéré que l'équipe nationale était une mission prioritaire du Cnf. Il ne faut pas qu'on soit sélectif dans nos démarches. C'est vrai qu'on a perdu. Notre équipe nationale est éliminée de la course pour la Can et le Mondial 2010. C'est malheureux et dommage. Mais, il faut chercher à rebondir d'un bon pied au lieu de se lamenter. Il est temps de s’unir pour faire renaître un nouveau football sénégalais avec de jeunes joueurs.’

Sélectionneur national : les locaux encore pas candidats

‘On continue à recevoir beaucoup de candidatures pour occuper ce poste vacant. Mais, il n'y a pas encore la candidature d'un technicien sénégalais. Nous avons des entraîneurs français, des Brésiliens et diverses autres nationalités sur cette liste, mais il n'y a pas encore la candidature d'un technicien sénégalais. J’observe toutefois que dans notre environnement immédiat, tous les pays de football qui comptent ont à leur tête des entraîneurs étrangers. Il faut prendre le temps de bien réfléchir parce c’est quand même une question très importante à laquelle il ne faudrait pas trouver une solution hâtive.’

Saer SECK, vice-président du Cnf : ‘Ne pas jouer contre Oman, une faute grave’

‘Nous avons eu l’invitation d’Oman de jouer contre eux le 19 novembre et nous estimons que ce serait une faute grave de ne pas répondre favorablement à cette invitation. La reconstruction commence demain. Au Cnf, nous estimons que toutes les dates Fifa doivent être mises à profit pour commencer la reconstruction de notre football. Et ce n'est pas parce qu'on tarde à trouver un sélectionneur national que ce match ne doit pas être joué. Il y a un intérimaire au poste de sélectionneur national en la personne du directeur technique national Amsatou Fall. A défaut d'avoir un entraîneur, Amsatou Fall est un employé de l'instance dirigeante du football sénégalais à même de combler ce vide.’

Propos rassemblés par Mamanding Nicolas SONKO

Source; Walfadjri

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Mardi 4 Novembre 2008





1.Posté par lamine le 04/11/2008 17:09
Il a l'air d'un gars sérieux Diagna mais ya trop de tiraillements dans les instances dirigentes de notre sport. Travaillons avec les gens compétents et arretons de parler parler rek.......;

2.Posté par Bruce Lee le 04/11/2008 18:06
"Allez me trouver des plus jeunes pour diriger le football sénégalais. Mais, arrêtez de me parler des retraités qui auront toujours du mal à exprimer la plénitude de leurs idées".
Bien dit et ce dans toutes les sphères de la vie quotidienne des sénégalais.
Cette même phrase devrait interpeller et intéresser notre Vieux connard de Président.
On a besoin de tourner la page avec ces vieux charognards qui n'ont rien prouvé durant leur parcours au moins ça lui servira avant d'ouvrir la bouche.
Merci

3.Posté par LAYE le 04/11/2008 18:35
Entre SOURIS et toi y'a pas photo, les torts c'est toi et MBAYE N'DOYE qui l'ont causé au foot sénégalais par votre incompétence chronique.Tous les sénégalais normaux reconnaissent ce que SOURIS a apporté au foot dans ce pays, ses resultats parlent pour lui, alors donne des arguments contre ce qu'il a dit au lieu de dégager en touche en parlant de millions disparus sous SOURIS.Pourrais-tu nous expliquer comment tu vas arriver à redresser le foot alors que tu ne fous jamais tes pieds au stade ? reponds stp à cette question, nous voulons être eclairés.

4.Posté par Lahad le 04/11/2008 20:40
A Laye,

Souris a fait des resultats mais c'est un voleur. DiAGNA a tres bien parle. D'ailleurs Souris etait plutot une coincidence.

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