Si les nouvelles autorités veulent faire la lumière sur la manière dont les deniers publics ont été gérés, elles ne doivent pas faire une justice sélective. C’est la conviction du député libéral, Aïda Mbodj. Hier, lors de l’examen du projet de budget du ministère de la Promotion de la bonne gouvernance, la députée du groupe des «Libéraux et Démocrates» a renvoyé à Abdou Latif Coulibaly, alors journaliste d’investigation, ses écrits du 29 octobre 2002 dans Sud Quotidien relatifs à cette affaire qu’il dénonçait. Ce, pour demander à ce que l’actuelle Secrétaire générale de la présidence de la République soit aussi entendue par la Cour de répression de l’enrichissement illicite dans le cadre des biens mal acquis. «Nous ne sommes pas contre les audits mais ils ne doivent pas être arrêtés à une catégorie de personnes. Vous aviez révélé dans le journal Sud un gros scandale sur le riz en 2002. A l’époque, le griot qui a joué les intermédiaires entre le ministre en question et le fournisseur avait même récolté 152 millions de francs Cfa», indique la députée. A cette époque, Aminata Tall était ministre de la Famille et de la Solidarité nationale. Le journaliste d’investigation que fut le ministre dénonçait un marché de gré à gré sur l'achat de milliers de tonnes de riz pour aider le monde rural confronté à une crise alimentaire. Le marché, qui se chiffrait à plusieurs millions de francs Cfa, avait été octroyé sans appel d’offres à un fournisseur que d’aucuns considèrent comme amie de l’ancien maire de Diourbel.
Même si l’affaire avait fait du bruit à l’époque, Aminata Tall n’a pas été entendue et l’affaire est tombée aux oubliettes comme tant d’autres scandales sous l’ère Wade que l’actuel pouvoir s’emploie à élucider. Le ministre qui confirme sa position et la véracité de ses écrits explique que les audits ne touchent que ceux qui ont mal géré. «Je ne reviendrais jamais sur ce que j’avais écrit lorsque j’exerçais le métier de journaliste. J’ai écrit ce que je crois et celui qui m’a nommé à ce poste le sait très bien. Le ministre qui était impliqué dans cette affaire est là depuis 10 ans et personne ne l’a entendu», réplique Latif Coulibaly. Non sans préciser que c’est justement pour éviter que de tels cas ne se reproduisent que le président Macky Sall a créé le ministère de la Bonne gouvernance.
WAlfadjri Seyni DIOP
Même si l’affaire avait fait du bruit à l’époque, Aminata Tall n’a pas été entendue et l’affaire est tombée aux oubliettes comme tant d’autres scandales sous l’ère Wade que l’actuel pouvoir s’emploie à élucider. Le ministre qui confirme sa position et la véracité de ses écrits explique que les audits ne touchent que ceux qui ont mal géré. «Je ne reviendrais jamais sur ce que j’avais écrit lorsque j’exerçais le métier de journaliste. J’ai écrit ce que je crois et celui qui m’a nommé à ce poste le sait très bien. Le ministre qui était impliqué dans cette affaire est là depuis 10 ans et personne ne l’a entendu», réplique Latif Coulibaly. Non sans préciser que c’est justement pour éviter que de tels cas ne se reproduisent que le président Macky Sall a créé le ministère de la Bonne gouvernance.
WAlfadjri Seyni DIOP
Détournement à la solidarité nationale : Le «cas» Aminata Tall s’invite à l’Assemblée