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Déficit de 272 milliards de francs : Le ministre des Finances s'explique

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La situation des finances publiques n'est pas alarmante, semble dire le ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances. Selon les explications de M. Abdoulaye Diop, le déficit public s'est établi, l'année dernière, à 4,8 du Produit intérieur brut (Pib).



Déficit de 272 milliards de francs : Le ministre des Finances s'explique
Sans tenir compte de l'Initiative pays pauvres très endettés (Ppte) et Initiative d'allègement de la dette multilatérale (Iadm) (voir ci-contre), et des transferts à la Sar (Société africaine de raffinage) et Senelec, le déficit public ressort à 1,5 % du Pib. ‘Au total, abstraction faite des transferts exceptionnels à la Sar et à la Senelec, le déficit public compte non tenu des dépenses Ppte et Iadm, fluctue autour de 1 % du Pib. La prise en compte des dépenses Ppte et Iadm gonfle artificiellement le déficit’, explique le ministre.
L'initiative d'allégement de la dette multilatérale (Iadm) vise l'annulation intégrale des créances admissibles de trois institutions multilatérales sur un ensemble de pays à faible revenu. L'objectif de l'initiative est d'aider ces pays à progresser sur la voie des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) des Nations Unies, dont le but est de réduire de moitié, à l'horizon 2015, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté.

Le locataire de Peytavin précise que ‘par contre, ce déficit est financé de façon saine puisque les ressources Ppte et Iadm qui prennent en charge les dépenses y relatives sont inscrites en financement.’ En résumé, poursuit toujours Abdoulaye Diop, l'Etat ne s'endette pas tous azimuts pour financer le déficit.

Le déficit, qui mesure la différence entre les recettes totales et les dépenses totales de l'Etat, a doublé entre 2005 et 2006. De 136 milliards de francs, le déficit budgétaire est passé à 272 milliards de francs l'année dernière, selon le Fonds monétaire international (Fmi). La même source chiffre le déficit de 2006 à 6 % du Produit intérieur brut, contre 3 % un an plus tôt (voir Walf du vendredi 1er juin 2007).

Selon l'information publiée sur le site du Fmi, le déficit budgétaire est passé de 136 milliards en 2005 à 272 milliards en 2006. Le niveau des subventions dans le secteur de l'énergie pèse de manière insupportable sur le budget de l'Etat. En 2006, les subventions directes ou indirectes à la Senelec, à la Société africaine de raffinage (Sar) et celles sur les prix du gaz butane ont coûté à l'Etat près de 150 milliards de francs.

Pour le ministre de l'Economie et des finances, l'année 2006 a été caractérisée d'une part, par une flambée du prix du pétrole qui atteint un record ‘historique’ de plus de 70 dollars le baril pendant près de deux mois et d'autre part, par l'Iadm. ‘Pour contenir l'effet de la hausse du prix du pétrole sur les prix domestiques, le gouvernement a accordé à la Sar et à la Senelec des subventions de plus de 100 milliards de francs, soit plus de 2 % du Pib’, explique encore l'argentier de l'Etat.

Par ailleurs, continue-t-il, les dépenses au titre des initiatives Ppte et Iadm sont estimées à 69,3 milliards de fCfa, soit 1,4 % du Pib. ‘Elles sont prises en charge par les ressources Ppte et celles issues de l'Iadm qui ne sont pas comptabilisées en recettes’, précise M. Diop.

Avec le rétroviseur, le regard du ministre des Finances porte sur la période allant de 2000 à 2006. ‘La gestion budgétaire est caractérisée par un bon niveau de recouvrement des recettes fiscales et une gestion prudente des dépenses budgétaires.’ En effet, d'après ses chiffres, les recettes fiscales ont progressé de 9 % en moyenne annuelle sur la période. ‘Ce qui s'est traduit par une hausse continue de la pression fiscale passant de 16,1 % en 2000 à 19 % en 2006, nonobstant la baisse du taux d'imposition des sociétés’.

Les dépenses budgétaires ont, quant à elles, évolué en ligne avec les priorités déclinées dans le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp), avec notamment un accent dans les secteurs sociaux de base (éducation et santé) et les secteurs productifs. Elles ont permis de soutenir les entreprises publiques en difficulté et prendre en charge le programme de recrutement de 15 000 agents de la fonction publique, ainsi qu'un programme d'amélioration de la rémunération des agents de l'Etat. ‘Ainsi, les dépenses totales ont progressé en moyenne d'environ 11 % sur la période 2000-2006. Au total, le déficit public (base ordonnancement) s'est situé en moyenne à 2 % du Pib sur la période allant de 2000 à 2006. Le solde budgétaire de base est resté positif sur toute la période à l'exception de l'année 2006’, reconnaît le ministre d'Etat.

Dans ce registre, il faut rappeler que les récentes augmentations des salaires dans la fonction publique, et leur impact sur le déficit budgétaire, sont une source de préoccupation pour le Fmi, qui projette déjà une augmentation de la masse salariale pour 2007 qui pourrait dépasser 330 milliards de francs, soit 20 milliards de plus que les prévisions du Budget 2007.

Johnson MBENGUE
Source: Walfadji

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Lundi 11 Juin 2007

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